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La flore intestinale et les probiotiques jouent un rôle sur le stress et le comportement.

Compte-rendu du Séminaire Scientifique de l’Institut Rosell-Lallemand sur les probiotiques et l\'axe cerveau-intestin: de nouvelles voies pour la gestion du stress et de l\'anxiété. Plus de 40 chercheurs, scientifiques et experts des probiotiques venus d’Europe et d’Amérique du Nord se sont rassemblés à Québec pour participer au Séminaire Scientifique de l’Institut Rosell-Lallemand. Issus de disciplines très différentes et complémentaires, des neurosciences à la gastro-entérologie en passant par l’éthologie, tous partagent un intérêt commun pour la recherche et les applications liées aux probiotiques. Le séminaire avait pour thème central les relations complexes qu’entretiennent le cerveau et l’intestin. Des études passionnantes et innovantes qui contribuent à mieux comprendre les interactions entre cet axe « cerveau-intestin » et la flore intestinale ainsi que le potentiel des probiotiques furent présentées. Des études comportementales chez les animaux montrent en effet que les probiotiques peuvent aider à gérer le stress ou l’anxiété, ou même influer sur le comportement. Ces résultats aident à mieux appréhender ceux observés lors d’essais cliniques chez l’homme. Des maladies complexes dont on sait aujourd’hui qu’elles impliquent l’axe cerveau-intestin, tel le syndrome de l’intestin irritable, peuvent être ciblées avec des probiotiques. Ce rendez-vous inter-disciplinaire unique se révéla une excellente plate-forme d’échanges d’idées ainsi que d’approches méthodologiques et de compétences, permettant aux participants d’établir de nouvelles directions pour l’avenir de la recherche sur les probiotiques et d’ouvrir la voie à de nouvelles applications.

Cerveau-intestin-microbes: un triangle fascinant
L’idée d’un axe cerveau-intestin n’est pas nouvelle, les premières recherches sur le sujet remontant aux années soixante, comme nous le fait remarquer le Professeur Vassilia Theodorou de l’INRA/Ecole d’Ingénieur de Purpan, à Toulouse (France). Par contre, le fait que la communication se fasse dans les deux sens, et que l’intestin puisse envoyer des messages vers le cerveau est un concept plus récent. Encore plus innovante est l ‘idée d’impliquer la flore intestinale, et l’apport de probiotiques, dans ce dialogue cerveau-intestin.
Le professeur Stephen Collins, de McMaster University Medical Centre, à Hamilton (Canada), résume : « La microflore intestinale affecte en profondeur les fonctions de l’organisme hôte et devrait être prise en compte dans une conceptualisation moderne de l’axe cerveau-intestin. » Il explique : « Dans un tel modèle, des facteurs psychologiques, tel le stress ou l’anxiété, ont une influence sur la physiologie intestinale, altérant ainsi l’habitat de la microflore. La microflore va à son tour avoir un impact sur la physiologie intestinale ainsi que sur les défenses immunitaires au niveau de la muqueuse digestive. Nos récents résultats indiquent que des perturbations de la microflore digestive peuvent influer sur le comportement. Ces données soulèvent l’hypothèse d’un rôle central de la microflore dans le cas de troubles gastro-intestinaux fonctionnels comme le syndrome de l’intestin irritable, pour lequel des perturbations de la flore vont non seulement induire des dysfonctionnements intestinaux, mais pourraient aussi contribuer à la comorbidité psychiatrique que l’on retrouve chez 60% des patients. »

Jusqu’ici, les probiotiques étaient surtout reconnus pour leurs effets sur les fonctions et la santé digestives, effets pour lesquels ils sont largement documentés: prévention des diarrhées et des ballonnements, régulation du transit, intolérance au lactose…. Plus récemment, on a également mis en évidence leurs interactions avec les défenses immunitaires, et leur potentiel à les stimuler ou leur rôle dans la prévention des allergies. Avec leur effet sur l’équilibre de la microflore intestinale, il apparaît que les probiotiques peuvent également affecter l’axe cerveau-intestin, comme cela a été largement illustré au cours du séminaire.

Des effets possibles sur le stress, l’anxiété et le comportement
Plus d’une dizaine d’études scientifiques furent présentées, montrant un impact de certains probiotiques sur le comportement animal, leur réaction face au stress, à l’anxiété ou même le processus de mémorisation suite à une infection. Par exemple, Didier Desor, Professeur en Neurosciences Comportementales et Cognitives à l’Université Henri Poincaré de Nancy (France), a présenté une étude pré-clinique sur l’anxiété avec un probiotique déjà documenté chez l’homme pour ses bénéfices sur les symptômes gastro-intestinaux liés au stress (Probio’Stick™ de l’Institut Rosell-Lallemand). Grâce à un modèle animal validé avec le diazepam, il a été montré que ce probiotique réduisait les signes d’anxiété chez des souris, montrant ce que les chercheurs qualifient d’effet « de type anxiolytique ». De tels effets n’avaient encore jamais été mis en évidence avec des probiotiques.

Dans les conditions modernes d’élevage, les facteurs de stress sont nombreux, faisant des animaux d’élevage de bons modèles pour étudier les effets des probiotiques sur le bien-être et le stress. Les probiotiques sont de plus en plus utilisés en nutrition animale, et plusieurs études significatives ont mis en évidence leurs effets sur le stress et le comportement. Par exemple, une levure probiotique développée pour les ruminants aide à régulariser le comportement alimentaire des vaches laitières. D’autres chercheurs ont montré comment certains probiotiques peuvent participer à réduire le stress des truies au moment de la mise-bas, une étape très critique du cycle de production porcine.

Tous ces résultats laissent entrevoir de nouveaux domaines d’applications très prometteurs en santé humaine. Il apparaît que les probiotiques pourraient aider à améliorer la qualité de vie de personnes souffrant de stress ou d’anxiété chronique.

Tous différents
L’une des conclusions évidentes à l’issue du séminaire est la certitude renouvelée que chaque souche de probiotique est unique. Les bénéfices obtenus avec une souche microbienne ou un mélange spécifique de souches ne peuvent pas être étendus à d’autres probiotiques. Certaines études présentées réalisées avec des probiotiques différents donnant parfois des résultats divergents. La communauté scientifique commence à comprendre la nécessité de considérer un probiotique en fonction d’un état de santé.


Un avenir prometteur
Au cours de la table ronde qui clôtura le séminaire, tous s’accordèrent à affirmer que des experts de disciplines aussi diverses et variées tant en santé humaine qu’animale avaient beaucoup à apprendre les uns des autres. Le professeur Phil Sherman, de l’Hôpital des Enfants Malades de Toronto (Canada), qui animait la session, a conclu que “ ce séminaire avait été l’occasion idéale de construire des passerelles, non seulement entre académie et industrie, mais aussi entre différentes disciplines.” Il apparaît maintenant que nutrition, gastro-entérologie et psychologie doivent de plus en plus tenir compte l’une de l’autre. Tous les participants quittèrent le séminaire avec de nouvelles idées et de nouveaux concepts qui ne manqueront pas de se poursuivre au travers de futurs échanges et collaborations.

Pour plus d’informations sur le séminaire scientifique de l’Institut Rosell-Lallemand et sur les études présentées, contactez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..


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Notes aux éditeurs
A propos du séminaire scientifique Institut Rosell-Lallemand
Le séminaire scientifique de l’Institut Rosell-Lallemand rassemble des acteurs du réseau de partenaires de recherche de l’Institut Rosell et de Lallemand afin de partager et d’échanger leur vision et leurs résultats et d’ébaucher l’avenir de la recherche sur les probiotiques. Le séminaire scientifique 2008 se tenait à Québec début novembre, et avait pour thème directeur l’axe cerveau-intestin et ses interactions avec les probiotiques.

A propos de Lallemand et de l’Institut Rosell
Lallemand Inc. est une entreprise privée canadienne, qui développe, produit et met en marché des levures et des bactéries, ainsi que d’autres ingrédients reliés à ces micro-organismes ou à leurs marchés. Institut Rosell fait partie du groupe depuis 1998, et représente aujourd’hui la Division Santé et Nutrition Humaine du groupe Lallemand, se concentrant sur la sélection, le développement, la production et le marketing de probiotiques pour les industries alimentaire et pharmaceutique. Oeuvrant dans la mise en œuvre et production de microorganismes vivants depuis 1932, la société a mis en place des programmes de recherche pour mieux comprendre les propriétés, les mécanismes d’action et les effets bénéfiques sur la santé de sa gamme de probiotiques et autres micro-organismes ou leurs dérivés.












Contact Presse :
Personne de contact pour les journalistes :
Roquefeuil Dedieu Sylvie
Attachée de presse
Institut rosell- Lallemand
+33 (0)5 62 74 55 55
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www.institut-rosell.com


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