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[PAF] 2004: une bonne année pour l'Afrique

Le Président de la BAD, M. Omar Kabbaj,
résume les activités de la Banque devant le corps diplomatique à Tunis :

2004 a été une année remarquable pour la Banque et l'Afrique

Tunis, le 26 janvier 2005 - Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), M. Omar Kabbaj, a annoncé, aujourd'hui, aux ambassadeurs des Etats membres accrédités en Tunisie et aux représentants d'organisations internationales, que 2004 a été une année remarquable tant pour la Banque que pour les pays membres régionaux.

Le Président a informé le corps diplomatique, que les indicateurs macroéconomiques du continent - tels que le taux de croissance du PIB, le taux d'inflation, le solde budgétaire et le compte des opérations courantes - sont parmi les meilleurs jamais enregistrés depuis plus de deux décennies.  « Quelque 22 pays ont enregistré des taux de croissance de plus de 5% et seulement deux pays ont connu des taux de croissance négatifs », a-t-il affirmé.

Le PIB régional a atteint une moyenne de 4,5 pour cent en 2004 - le ratio record enregistré depuis 1996. M. Kabbaj a souligné que les pays africains qui sont avancés dans la mise en oeuvre des réformes (le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Mozambique, la Tanzanie, l'Ouganda, la Tunisie et le Maroc), continuent d'enregistrer de bons résultats. L'Afrique centrale et l'Afrique orientale ont enregistré la croissance la plus forte, avec des taux de 8,7 et 6,5%, respectivement. Ce niveau élevé de croissance affichée par l'Afrique centrale, a-t-il indiqué, s'explique par la fin des conflits dans certains pays importants de la sous-région et par le niveau élevé des cours du pétrole. L'amélioration de la performance de l'Afrique de l'Est a été facilitée par les réalisations exceptionnelles enregistrées en 2004.

En référence au progrès accomplis dans la mise en oeuvre des politiques macroéconomiques, le Président de la Banque a indiqué que «d'importantes avancées ont également été réalisées sur le plan de la création d'un environnement plus favorable à la participation du secteur privé et à l'investissement direct étranger ». Il a noté que «de nombreux pays ont adopté des politiques visant à promouvoir l'investissement dans les petites et moyennes entreprises ».

M. Kabbaj a mis l'accent sur le fait que le continent continuait de faire face à des défis majeurs, dont les conflits qui déchirent certaines régions, la forte incidence de la pauvreté et la progression inexorable de la pandémie du VIH/SIDA.

Il a indiqué, par ailleurs, que le soutien de la communauté internationale demeurait critique, surtout concernant l'assistance au développement, la réduction de la dette et l'accès au marché de l'exportation. A cet égard, il a exprimé son soutien à la proposition du Royaume Uni visant à adopter un Plan Marshall pour l'Afrique et à placer le développement du continent au centre des préoccupations du G8.

En guise de rétrospective, M. Kabbaj a annoncé que 2004 a été, à maints égards, l'année des records pour la Banque :

q       Le Groupe de la Banque a enregistré les niveaux de prêts, de dons et d'opérations d'allégement
de la dette les plus élevés de son histoire;
q       Ses niveaux de décaissement ont également été des plus élevés ;
q       Le revenu net du Groupe de la Banque a atteint un niveau record;
q       La reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD) a atteint le niveau
le plus élevé depuis sa création en 1972;
q       La Banque a recruté le plus grand nombre d'agents en une seule année; et
q       le nombre de hauts fonctionnaires qui ont participé aux programmes de formation de l'Institut
multilatéral d'Afrique a également atteint des niveaux record.

Les Ambassadeurs ont été informés que les activités de prêts, de dons et les allégements de dette se sont élevés à 4,4 milliards de dollars EU, avec, 2 milliards de dollars EU de ce montant qui ont servi à appuyer les opérations non concessionnelles dans les pays pauvres, à travers le guichet BAD. La Banque, a fait remarquer M. Kabbaj, a réussi à mobiliser par le biais de ses opérations de cofinancement des ressources additionnelles d'un montant de 3,1 milliards de dollars EU.

Il a confié que les opérations du Groupe de la Banque, dans les pays à revenu intermédiaire, appuyaient des programmes de réforme clés et fournissaient les financements nécessaires au renforcement du secteur privé, à la mise à niveau des infrastructures et à la création d'opportunités d'emplois. Dans les pays à faible revenu,  l'accent est mis sur la réduction de la pauvreté et la promotion d'une croissance économique durable, la priorité étant accordée au développement agricole et rural, à l'éducation et à la santé.

L'autre domaine d'intervention majeur du Groupe de la Banque, a affirmé le Président, est la coopération et l'intégration régionales, avec un appui s'élevant à près de 183 millions de dollars EU, au titre des infrastructures régionales, au renforcement des capacités pour les communautés économiques régionales et la création d'un environnement régional favorable au secteur privé.  A cet égard, la Banque a créé une Unité d'appui au NEPAD et une Unité d'intégration régionale, élaboré un Plan d'action à court terme pour l'infrastructure, qui présente les projets et programmes d'investissement prioritaires pour la période 2002-2007.

En 2004, la Banque a lancé deux grandes initiatives, a fait remarquer M. Kabbaj. La première est son Initiative sur l'alimentation en eau et l'assainissement en milieu rural, qui a pour objectif de permettre aux populations des zones rurales en Afrique d'avoir rapidement accès à une alimentation en eau et à un assainissement durable en portant le taux de couverture à 80 % d'ici à la prochaine décennie. La deuxième grande initiative, à savoir, le mécanisme en faveur de pays sortant d'un conflit, accordera son appui au programme de reconstruction économique dans ces pays.

Pour conclure, le Président a affirmé qu'il était heureux de souligner que le Groupe de la Banque a continué à élaborer, à affiner et à mettre en oeuvre des politiques financières visant à faire en sorte que ses actifs et ses engagements financiers soient déployés de manière optimale. Ce faisant, le Groupe de la Banque a continué à générer des résultats nets élevés, ce qui lui a permis de consolider son assise financière en vue de financer ses activités d'aide au développement, une tendance qui s'est consolidée depuis une décennie.


Chawki Chahed
Chargé d'information
Banque africaine de développement
Division des communications internes et externes (SEGL.3)
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