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ETUDE : 1,3 millions de postes affectés par les délocalisations

hacketgroup ETUDE : 1,3 millions de postes affectés par les délocalisations Communiqué de Presse

 

Selon les dernières recherches menées par le Groupe Hackett: les 500 premières entreprises européennes vont faire face dans le futur à une délocalisation d’emplois des fonctions administratives estimée à 1,3 millions de postes  – Les gains financiers en découlant, sont évalués à 48 milliards d’Euros

Les entreprises peinent encore à préparer les évolutions inévitables de la nouvelle organisation du travail à l’échelle mondiale – elles devraient profiter du délai qui leur est accordé pour redéployer leur personnel sur de nouvelles fonctions à forte valeur ajoutée

Novembre 2006 - La société Hackett, leader mondial dans les études de benchmarking, l’accompagnement des entreprises en matière de bonnes pratiques et la mise en place des transformations nécessaires pour atteindre des standards d’excellence (baptisés World Class™ par Hackett Group) vient de rendre officielles les conclusions d’une étude menée par ses analystes à partir de l’extraction d’information de sa base d’étude comparée sur 2100 grandes entreprises internationales.

Selon les recherches menées par Hackett, des économies évaluées à 48 milliards d’Euros – 96 millions d’Euros, en moyenne, par entreprise – seront générées par le redéploiement international de 1,3 millions d’emplois – 2620 emplois en moyenne par entreprise – dans les 500 premières sociétés européennes durant les dix prochaines années. Cette tendance inéluctable et déjà en place s’explique par les nouveaux arbitrages en matière de travail, l’émergence d’une force de travail de plus en plus éduquée et proche des standards internationaux dans les zones émergentes et l’efficacité démontrée de nouvelles technologies en matière de gestion délocalisée des fonctions de back-office (Informatique, Finance/Comptabilité, Ressources Humaines, Achat).

Selon Hackett, ce new deal supposera, pour les entreprises, qu’elles s’organisent rapidement pour pouvoir réévaluer leurs coûts de fonctionnement en fonction des arbitrages possibles en matière de coût et de compétences de la main d’œuvre. L’étude démontre entre autre que les entreprises qui ont dors et déjà pris le problème en main, sont celles qui pourront le moins durement faire peser, sur leurs équipes cette réorganisation de leurs départements. Elles pourront en effet redéployer leurs équipes sur des fonctions à plus forte valeur ajoutée

Hackett a analysé que de nombreuses entreprises sous-estiment encore le retour sur investissement que permettrait un meilleur arbitrage du coût du travail et le recours sélectif à la délocalisation sur d’autres sites de l’entreprise. Ce décalage s’explique en raison de données stratégiques incomplètes ou obsolètes sur les coûts du travail, les zones d’attractivité et les avancées technologiques. Ces différents éléments permettent à l’entreprise d’envisager une économie de 62% de sa masse salariale. Délocaliser ne suffit pas et si les entreprises décident de rassembler et déporter géographiquement certains de leurs centres de profit, elle n’y réussiront qu’en reconsidérant globalement leur organisation. Elles doivent réussir à simplifier et standardiser certaines fonctions, avant de décider lesquelles seront amenées à rejoindre des centres de services partagés à l’échelle internationale de leur organisation. Les activités de distribution par exemple ne pourraient pas faire l’objet d’une adaptation aux nouvelles règles du marché du travail. Elles ne sont donc pas touchées aujourd’hui et demain par cette vague de fond. Le niveau d’éducation et les compétences à disposition des entreprises dans des pays tels que l’Inde, la Chine, Les Philippines, la Pakistan, l’Europe de l’Est, le Brésil et d’autres économies émergentes continuent à grossir offrant ainsi des opportunités réelles aux entreprises tout en garantissant un niveau d’intervention de haute qualité.

Selon Tom Bangemann, Vice-président de Hackett, « Les entreprises ont été depuis longtemps sensibilisées au fait qu’elles pouvaient améliorer leurs coûts et faciliter le fonctionnement de nombreuses fonctions du back office en rationalisant leurs processus de travail, en optimisant l’usage qu’elles font des nouvelles technologies, en faisant appel à des centres de services partagés ou en externalisant certaines fonctions. Mais depuis quelques années la montée en puissance de certaines zones économiques qui disposent d’une main d’œuvre de plus en plus qualifiée oblige aujourd’hui les entreprises à faire face aux réalités et à considérer plus sérieusement la possibilité de faire traiter un partie d ces fonctions par de la main d’œuvre délocalisée ».

Michael Janssen, Directeur de Hackett ajoute « de nos jours les entreprises peuvent faire appel aux ressources dites d’offshore, pour tirer partie des zones de travail à coût réduit, tout en maintenant et en développant les compétences de leur personnel. Les gains liés à ces économies et évalués par nos analystes à 96 millions d’Euros par an et par entreprise présente dans le panel des 500 sociétés européennes étudiées, sont trop énormes pour être ignorés. Toutefois, certains dirigeants semblent incapables d’envisager une telle initiative et ne pourront éviter de devoir agir avec retard et dans la douleur. Réussir à délocaliser certaines fonctions dans des zones à moindre coût de main d’œuvre, nécessite pour l’entreprise qu’elle se connaisse parfaitement et qu’elle ait réussi à mener avec succès une analyse de ses processus ».

Les entreprises doivent intégrer de manière holistiques dans leur analyse les facteurs stratégiques ou culturels, leurs caractéristiques transactionnelles ou leur aptitude au changement. C’est à travers une approche large et rationnelle des données macro et micro économiques liées à son activité et une aide méthodologique extérieures que des cabinets peuvent lui apporter, que les sociétés maximiseront les bénéfices, tout en gérant les risques associés à ces projets à très long terme ».

Les atouts du redéploiement ne sont plus limités aux fonctions informatiques

Les analystes de Hackett étudient depuis 1992, les comportements des 500 premières entreprises européennes en matière de délocalisation. Alors que l’informatique constituait pendant longtemps la fonction la plus prompte à basculer en dehors des frontières de l’entreprise, c’est aujourd’hui aux fonctions dites de back office (Informatique, Finance/comptabilité, Ressources Humaines, Achat) d’être touchées à leur tour par la tendance. Le tableau ci-dessous détaille par fonction l’impact positif en données financières de ces réorganisations.

 

Gains financiers

(€ millions)

# nombre d’emplois concernés

Activités fonctionnelles offrant le plus fort retour sur investissement

Informatique

€46.0

1,093

Gestion applicative, infrastructure

Finance

€28.7

933

Comptabilité générale, reporting externe

Comptabilité Client

Comptabilité Fournisseurs

Ressources Humaines

€12.4

348

Gestion des données, reporting  et compliance;

Gestion des rémunérations

Gestion de la paie

Fonction achat/approvisionnement

€8.8

246

Gestion des achats

Gestion des approvisionnements

       

Total par entreprise

€95.9

2,620

 

Total sur le panel FT 500 Europe

€48.0 milliards

1.3 million

 

A propos de The Hackett Group

La société Hackett est le leader mondial dans les études de benchmarking, l’accompagnement des entreprises en matière de bonnes pratiques et la mise en place des transformations nécessaires pour permettre aux entreprises d’atteindre des standards d’excellence (baptisés World Class™ par Hackett Group). Les analystes Hackett produisent la matière stratégique, les conseils en matière de bonnes pratiques et d’installation réussies, à partir d’études menées depuis 14 ans sous la forme de 3500 benchmarks menées auprès de 2100 entreprises de dimension internationale. Ses clients sont à 97% présentes dans le classement Dow Jones Industrials, 50% dans le FTSE 100 et 70% dans le DAX30.

Contact Presse :
Laurent Durgeat
Tel : 01 56 03 55 47 / 06 03 00 36 03
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