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Amnesty International France profondément choquée par l’exécution programmée de Troy Davis

La décision prise mercredi dernier par le procureur général de Géorgie de fixer au 23 septembre l’exécution de Troy Davis est un nouvel exemple flagrant de l’injustice qui s’abat sur Troy Davis depuis 19 ans. Amnesty International France (AIF) demande la commutation de la peine et un sursis d’exécution. AIF invite la France, Présidente de l’Union européenne, à tout mettre en œuvre, en accord avec ses obligations, afin que cette exécution n'ait pas lieu.


« La décision du procureur général est fondamentalement injuste puisqu’elle intervient alors même que la Cour Suprême des Etats-Unis devait statuer sur la demande de réouverture d’un procès le 29 septembre prochain. Encore une fois, dans cette affaire, c’est le caractère procédural du système judiciaire qui a prévalu sur une justice soucieuse de ne pas exécuter un innocent » déclare Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France.

L’ordre d’exécution est prévu au 23 septembre, ce qui signifie que cette mort programmée peut intervenir à tout moment entre le 23 et le 30 septembre de ce mois. L’an dernier, le Bureau des grâces de Géorgie avait affirmé qu’il ne procéderait à aucune exécution tant que ses membres ne seraient pas absolument convaincus de la culpabilité de Troy Davis. Pour Jared Feuer, directeur Amnesty International pour la région sud des Etats-Unis, «Tout au long des procédures d’appel, les tribunaux ont basé leur décision sur des détails techniques plutôt que sur le fond et les éléments tendant à prouver l’innocence de Troy Davis. Non seulement des doutes subsistent, mais ils sont omniprésents. Accepter cette exécution n’est tout simplement pas une option ».


Informations complémentaires :
En 1991, Troy Davis a été reconnu coupable du meurtre du policier Mark Allen MacPhail. Sa condamnation est intervenue sans que la police ait pu produire la moindre preuve matérielle reliant Troy Davis au crime. Depuis celle-ci, 7 des 9 témoins sont revenus sur leur déposition. L’un des deux autres témoins restants, mis en cause par de nombreux autres témoins, pourrait en fait être le véritable coupable, mais cette piste n’a jamais été examinée par la police.

Les soutiens à Troy Davis se sont multipliés aux Etats-Unis et dans le monde ces dernières années. Plus de 100 000 signatures de citoyens ont été collectées par Amnesty International, et de très nombreuses personnalités des milieux juridique, politique et religieux se sont jointes à eux.

La sœur de Troy Davis, Martina Correia, invitée par Amnesty International France en juillet dernier, avait ainsi pu obtenir le soutien de personnalités très variées comme François Zimeray, ambassadeur des Droits de l’homme de la République française, Hélène Flautre, présidente de la sous-commission Droits de l’homme du Parlement européen, Robert Badinter, sénateur, Yves Repiquet, bâtonnier du barreau de Paris, Marie-Laure Denès, secrétaire générale de la Commission Justice et Paix Europe et France de l’Eglise Catholique et représentante du Cardinal Jean XXIII, Claude Baty, Président de la Fédération Protestante de France, et bien d’autres*.

Le Parlement européen a également apporté son soutien à Troy Davis en votant une résolution d’urgence le 10 juillet dernier afin que sa peine soit commuée et qu’il soit rejugé. Il a également appelé la France, en qualité de Présidente de l’Union européenne à faire tout ce qui est en son pouvoir afin d’éviter cette exécution.


Service presse Amnesty International France
Aurélie Chatelard / Laure Delattre 01 53 38 65 77 - 65 41 / 06 76 94 37 05

Pour recevoir un dossier complet sur le cas Troy Davis, merci de contacter le service de presse.



*Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice française, vice-présidente de la commission des Lois du Sénat ; la Pasteur Suzan Rice, de l’Eglise américaine ; le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, Président de la Conférence des Eglises européennes ; le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe ; l’archevêque Desmond Tutu ; le Révérend Joanne Coyle Dauphin, pasteur de Cathédrale américaine ; Bettina Lande, représentante en France de l’Eglise unitarienne universaliste ; Jean-Pierre Banet, président de la Commission des Droits de l’homme et du citoyen, Grande Loge de France…




Contact Presse :
Personne de contact pour les journalistes :
Chatelard Aurélie

AMNESTY INTERNATIONAL

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