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Communiqué Droit au Logement (DAL)

Emmanuel Klein, militant des sans logis à Dax, condamné pour quelques mots à la police municipale.



Paris le 21 juin 2007

Une cinquantaine de personnes, sans abris, militants du DAL de Toulouse et de Paris, de la LDH, et du collectif pour le non sont venus apporter leur soutien à Emmanuel Klein, militant depuis trois ans de la cause des sans abris, à Dax. Pour avoir déclaré à la police municipale qui était en train de lui dresser 4 procès verbaux de 140 euros pour pneus lisses, tandis qu’il allait récupérer le matériel d’un campement de sans logis, « c’est des gens comme vous qui ont mis les enfants dans les trains », il est poursuivi au tribunal correctionnel de Dax après une garde à vue. Aujourd’hui à 15h pressé avec insistance par la Présidente de s’expliquer plus précisément sur ces propos, Emmanuel fait remarqué que sa déclaration ne faisait pas référence aux juifs et ni à la guerre, et que d’ailleurs aujourd’hui, ce sont les sans papiers et leurs enfants qui sont mis dans des trains. Le Procureur a considéré qu’ « il a comparé les agents de police à des nazis, car ce sont les nazis qui ont mis les enfants dans les trains … », et a requis 3 mois de prison avec sursis, et 100 jours de TIG.



La police française avait également participé à remplir les trains de la mort, lui a rappelé l’avocate, qui a décrit le climat de harcèlement policier dont est l’objet Emmanuel, et quelques propos relevés dans la presse municipal, parlant d’Emmanuel en terme très diffamant tels que « klein » en allemand signifie « petit » …



À 20h, après le départ d‘une grande partie des manifestants, le tribunal condamne Emmanuel à 1 mois de prison avec sursis, 120 jours de TIG, 140 euros d’amendes, et 300 euros de frais de justice. Cette décision est injuste, et disproportionnée. Emmanuel depuis 3 ans est aux cotés des sans toit, tandis que la municipalité choisit de harceler les sans abris, plutôt que de les accueillir dignement. En retour de son engagement, il est en but à une répression incessante qui n’a d’autre objectif que de le faire condamner dès qu’il dénonce ou s’emporte contre ce harcèlement de la police municipale, qui frappe aussi durement les sans toit.



Cette condamnation confirme le climat répressif qui s’abat de plus en plus sur les militants qui combattent pour les droits, contre l’injustices ou pour l’intérêt général. Un comité DAL a été créé à Dax et nous appelons à la mobilisation pour faire progresser le droit au logement et la justice à Dax.