Facebook Twitter Newsletter Linkedin RSS

Portail de la presse
INA_CATEGORYNET_728x90 Un geste simple qui améliore la sécurité de tous

Un geste simple qui améliore la sécurité de tous

Un geste simple qui améliore la sécurité de tousLa Sécurité routière encourage les Français à poursuivre l’expérimentation des feux de croisement le jour hors agglomération.

A l’occasion de la présentation d’une étude de la Commission européenne sur l’utilisation des feux de croisement le jour, Gilles de Robien, ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer, et Rémy Heitz , délégué interministériel à la Sécurité routière ont présenté un premier bilan d’étape sur l’opinion des Français et la pratique qu’ils ont de cette recommandation. Par tous les temps, quelle que soit la luminosité, l’usage des feux de croisement le jour est une mesure simple et efficace pour « mieux voir et être mieux vu ».


Un dispositif expérimental inédit en France

Les Français sont invités à expérimenter l’utilisation des feux de croisement le jour hors agglomération depuis le 31 octobre 2004. Reposant sur le principe de « mieux voir et être mieux vu pour sauver des vies», cette mesure ne nécessitant aucun équipement supplémentaire mais faisant appel au sens civique de chacun, permettrait d’épargner entre 5 % et 8 % de tués et entre 3 % et 13 % de blessés en France.
Au sein de l'Union européenne, l'obligation d'allumer les feux de croisement le jour est également déjà en vigueur dans un certain nombre de pays (Finlande, Suède, Norvège, Danemark et Italie).

Cette méthode expérimentale vise à permettre aux usagers de la route de recourir progressivement à l’usage des feux de croisement le jour. C’est la raison pour laquelle, les pouvoirs publics, et plus particulièrement la Sécurité routière, suivent de très près l’expérimentation en cours afin d’en évaluer régulièrement la mise en œuvre. Ainsi, à l’occasion d’une présentation à la presse d’une étude approfondie commandée par la Commission européenne, Gilles de Robien et Rémy Heitz ont tiré les premiers enseignements de l’expérimentation française.

Des Français qui restent encore en partie à convaincre

Dans le dispositif d’évaluation mis en place par les pouvoirs publics, un sondage mené par l’IFOP mesure l’évolution de l’acceptation de cette recommandation. Entre septembre 2004 et janvier 2005, la notoriété de la mesure a fortement augmenté, passant de 77% à 91%. Pour autant, l’opinion des Français reste stable avec 52% d’avis favorables (contre 56% en septembre) et 30% déclarant ne jamais allumer leurs feux de croisement le jour et 11% ne le faire que rarement.

Les Français ne sont donc pas aujourd’hui tous convaincus de l’intérêt de la mesure : 60% des automobilistes n’allumant jamais leurs feux de croisement le jour déclarent ne pas en percevoir l’utilité en dehors des périodes de mauvais temps « quand il fait jour, c’est inutile ». La peur du risque encouru par les motards et le surcoût de consommation éventuel n’apparaissent qu’en deuxième niveau dans l’opinion des Français.
Par ailleurs, l’Observatoire national Interministériel de Sécurité routière a mis en place des mesures pour analyser les pratiques réelles des Français. Globalement, le taux d’utilisation des feux de croisement le jour a connu un maximum en décembre 2004 (51,9%) et a baissé en janvier 2005 (34,5%), notamment dans le sud de la France (les conditions d’éclairement étant un des principaux facteurs expliquant l’usage des feux de croisement le jour).
Ces résultats doivent s’apprécier en prenant en considération le fait qu’il s’agit d’une mesure tout à fait nouvelle et qui n’est pas obligatoire : il faut rappeler que le port de la ceinture hors agglomération a mis deux ans pour dépasser les 50 % en 1975 alors que c’était à l’époque une mesure obligatoire assortie d’une sanction.
Ce constat renforce la volonté des pouvoirs publics de continuer à convaincre le plus grand nombre de l’efficacité de cette mesure, quel que soit le temps, c’est-à-dire y compris quand la luminosité est forte : c’est d’ailleurs la démonstration scientifique apportée par les experts européens ou ceux de l’INRETS.

3 bonnes raisons d’allumer les feux de croisement le jour
L’allumage des feux de croisement le jour hors agglomération peut sauver des vies, tous les jours, sur toutes les routes.

1. « Mieux voir et être mieux vu ». Les facteurs perception/vitesse/temps de réaction sont des éléments clés à prendre en compte pour éviter des accidents. Un accident se produit en quelques fractions de secondes et relève souvent d’une mauvaise perception d’un autre véhicule à une intersection ou sur une voie rapide en cas de dépassement… les quelques secondes gagnées en améliorant la visibilité avec les feux de croisement sont autant de mètres et de temps de réaction supplémentaires.

2. Un consensus d’experts. Les nombreuses études scientifiques menées sur le dispositif des feux de croisement le jour ont abouti à un quasi-consensus des experts qui considèrent que l’utilisation des feux de croisement le jour diminue les accidents. Les expériences européennes ont démontré leur efficacité, que ce soit dans les pays du Nord tels que le Danemark ou la Finlande ou du Sud tel que l’Italie.


3. Une mesure facile à mettre en pratique. L’usage des feux de croisement le jour hors agglomération ne demande pas d’équipement particulier et relève du sens civique. C’est en essayant que l’on peut décider de l’efficacité de cette mesure. L’usage des feux de croisement le jour hors agglomération est une expérimentation dont les résultats reposeront sur sa mise en pratique par les automobilistes. Plus elle sera pratiquée, plus les résultats enregistrés seront pertinents pour juger de son efficacité.


L’allumage des feux doit devenir un réflexe pour tous, par tous les temps


Retrouvez tous les éléments d’information et les conseils pratiques
sur l’usage des feux de croisement le jour hors agglomération
sur le site Internet de la Sécurité routière
www.securiteroutiere.gouv.fr