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Faire face au tsunami au niveau national : première priorité du système d'alerte aux tsunamis ...

communiqué de presse N°89

Faire face au tsunami au niveau national : première priorité du système d'alerte aux tsunamis de l'océan Indien

       Bali (Indonésie), 31 juillet – Les pays de l'océan Indien doivent
accorder leur priorité à l'aide aux populations côtières pour qu'elles se
protègent en cas d'alerte aux tsunamis, ont déclaré aujourd'hui les
participants lors de l'ouverture de la Troisième réunion du Groupe
intergouvernemental de coordination pour le système d'alerte aux tsunamis et
d'atténuation de leurs effets dans l'océan Indien.

       « Un séisme qui survient à proximité de la côte peut provoquer un
tsunami qui atteint le rivage en l'espace de quelques minutes, avant toute
alerte officielle », a déclaré Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la
Commission océanographique intergouvernementale (COI), qui organise cette
réunion.

       « Dans ces cas là, les stations qui mesurent le niveau de la mer ne
disposent pas d'assez de temps pour confirmer l'information, et les
autorités en charge de la mise en œuvre des mesures de prévention sont
confrontées au pire scénario : devoir réagir en quelques minutes avec des
renseignements incomplets », a-t-il ajouté.

       Cette réunion intervient deux semaines à peine après le tsunami dans
l'Est de Java qui a tué plusieurs centaines de personnes et laissé des
dizaines de milliers sans abri. Cet événement tragique, a déclaré Patricio
Bernal, a souligné l'urgence de l'amélioration des capacités locales et
nationales d'alerte et de réponse aux tsunamis.

       Bien qu'un grand nombre d'avancées ait été réalisé sur la mise en
place du système qui est désormais capable de fournir des informations sur
les séismes et les tsunamis en temps réel, un grand nombre des 28 pays de la
région n'ont toujours pas la capacité de transmettre cette information
rapidement aux populations côtières.

       Bill Clinton, ancien président des Etats-Unis et envoyé spécial des
Nations Unies pour les pays affectés par le tsunami, s'est exprimé dans le
même sens que Patricio Bernal. Dans un message adressé à la réunion, Bill
Clinton a fait état des difficultés concernant « le dernier maillon de la
chaîne des systèmes d'alerte au niveau national ».

       « La sensibilisation du public, l'éducation et la capacité des
population à faire face aux tsunamis sont primordiales pour s'assurer que
les systèmes d'alerte sont efficaces », a déclaré Bill Clinton.

       Le ministre des Sciences et Technologies de l'Indonésie, Kusmayanto
Kadiman, a également souligné l'importance de bâtir des systèmes nationaux
de réponse aux tsunamis afin que « les bonnes informations arrivent au bon
endroit, au bon moment ». Kusmayanto Kadiman a incité les pays de la région
à utiliser tous les moyens possibles pour y parvenir, y compris les
haut-parleurs des mosquées ou les clochers. La haute technologie ne peut à
elle seule fournir toutes les réponses, a-t-il déclaré, notamment dans les
zones côtières isolées.

       C'est désormais la priorité des priorités du Groupe
intergouvernemental de coordination qui examinera, au cours des deux
prochains jours, les moyens d'atteindre cet objectif.

       Au cours des 18 derniers mois, les efforts de construction d'un
système régional se sont concentrés sur la création d'une infrastructure
scientifique de ce système.

       Depuis décembre 2005, le système inclut 24 des 28 centres nationaux
opérationnels. Ces centres d'information sur les tsunamis sont capables de
recevoir 24 heures sur 24 des alertes venant des centres de Tokyo (Agence
météorologique japonaise) et Hawaï (Centre du Pacifique d'alerte tsunami) et
de les diffuser. Ces centres ont été testés plusieurs fois lors d'exercices
de communication.

       Le système est également doté d'un réseau sismographique amélioré,
comprenant 25 nouvelles stations connectées en temps réel à des centres
d'analyse, ainsi que d'un réseau 23 nouvelles stations qui mesurent le
niveau de la mer communiquant des informations en temps réel.

       Trois capteurs de pression en eaux profondes qui évaluent et
renseignent sur les tsunamis (DART) sont actuellement testés. L'un est
déployé par la Malaisie et les deux autres par l'Allemagne. A cela
s'ajoutent les données des stations sismographiques fournies par la
Commission préparatoire de l'Organisation du traité d'interdiction complète
des essais nucléaires (CTBTO).

       Le Groupe intergouvernemental de coordination compte des
représentants de tous les pays de l'océan Indien. Il supervise la création
du système d'alerte aux tsunamis et d'atténuation de leurs effets dans
l'océan Indien. Le secrétariat du système est assuré par la Commission
océanographique intergouvernementale de l'UNESCO.
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Pour plus d'information, contacter Sue Williams, Section des Relations
Presse, tél. (à Bali) : +33 6 15 92 93 62 – s.williams ( a ) unesco.org