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Sauveteurs Mer et Montagne : une soirée inoubliable

Sauveteurs Mer et Montagne : une soirée inoubliable

 
        

 

 
    

C'est dans le cadre du Café des gens de mer, que Charles Claden et ses amis sauveteurs montagnards ont convié leurs proches à partager le pot de l'amitié. Cette soirée a été marquée par la projection d'un film de la TSR relatant le drame de Zinal qui avait vu deux sauveteurs alpins emportés par une avalanche. La présence des bénévoles du canot SNSM de l'Aber Wrac'h, qui ont connu pareil sur-accident, il y a près de 20 ans, a donné lieu à un véritable moment d'émotion. Un sentiment partagé par les nombreuses personnalités qui ont tenu, par leur présence, à rendre hommage à ces hommes qui luttent, au péril de leur vie, pour sauver celle des autres.

 

Ainsi, dès la fin de la projection, Erik Orsenna a donné le ton de la soirée. Touché par le reportage de la télévision suisse, ce fidèle ami des marins s'est incliné devant les rescapés montagnards du drame évoqué. Saluant le courage de ces hommes, le célèbre académicien a, ensuite, remercié les sauveteurs de l'aber Wrac'h d'avoir accepté pour l'une des premières fois de témoigner en public. Ces hommes, pour qui courage rime avec discrétion ont pourtant, cette fois, échangé leurs impressions et sentiments.

Plusieurs thèmes essentiels ont été abordés tour à tou r. La difficulté de la « mission d'après », celle qui suit le drame, évoquée notamment par les sauveteurs de l'Aber Wrac'h a permis à l'assistance de comprendre un peu mieux l'état d'esprit qui anime ces hommes. De même, lorsqu'Erik Orsenna a souhaité mettre en lumière l'inconscience des gens qui, au détriment de toutes règles élémentaires de sécurité, mettent en péril la vie des sauveteurs, la réponse a été simple : « on ne choisit pas ceux que l'on doit sauver. Sauver, c'est sauver ! ». Mais, le principal message de la soirée a été la reconnaissance du sentiment de peur. Ce mot auparavant tabou dans le milieu du sauvetage est, aujourd'hui, réhabilité par les témoignages des différents intervenants. En effet, Charles Claden, évoquant un sauvetage particulière ment périlleux, a apporté un message fort sur la réalité de la peur: un jeune matelot, tétanisé par les conditions, lui avait exprimé sa crainte de ne pas être opérationnel pour l'intervention. « Carlos » lui avait alors répondu que « le plus grand courage était de reconnaître sa peur ». Cette acceptation de la peur fut aussitôt relayée par la délégation suisse; Jacques Richon, médecin et guide de haute montagne, exprimant également avec émotion le doute qui parfois s'emparait de lui. Pourtant, comme ses homologues marins, chaque jour, il se rend au secours des naufragés des cimes. C'est, finalement, Jacqueline Tabarly, accompagnée de Patrick Poivre d'Arvor, venu en ami, qui a conclu le débat en exprimant tout haut ce chacun pensait : « le point commun entre ces h ommes, qu'ils viennent de la montagne ou de la mer, est que ce sont des gens vrais et lorsqu'ils se donnent, ils se donnent à fond ! ». Cette intervention très applaudie a été le déclencheur d'une ovation dont l'écho résonnera sans doute longtemps dans le port du Rosmeur. Avec l'humilité qui les caractérise, montagnards et marins ont accueilli, émus, ce vibrant hommage.

Puis, afin de se remettre de toutes ces émotions, la délégation suisse a invité tout le monde à partager quelques spécialités de leur région. Mais, il était écrit que cette soirée serait, définitivement placée sous le signe de la solidarité et de l'amitié. Roland Garin, chef de station de sec ours des Diablerets a, au nom de ses compatriotes, offert à Charles Claden, manifestement très touché par ce geste, une superbe cloche gravée au nom de « Sauveteurs mer et montagne ».

Finalement, c'est dans la convivialité et au son des chants traditionnels suisses que cette belle soirée s'est achevée. Mais, nul doute que l'association des sauveteurs en mer et en montagne en connaîtra de nombreuses autres tant ces moments d'échange et de partage ont été appréciés de tous. Des rencontres symbolisées par le Maire des Diablerets, qui résumait l'accueil réservé par les douarnenistes en ces quelques mots : « Désormais, à chaque fois que l'on rencontre un Breton, on r encontre un nouvel ami ! »

 

 

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