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PAYSANS.FR DEMANDE UN DROIT DE REPONSE A E. LECLERC

Suite à la publication dans les quotidiens Libération, Le Monde, Le Figaro, Aujourd’hui en France et Le Parisien du 27 mai 2008 d'une publicité signée E. Leclerc injurieuse à l'encontre des agriculteurs, PAYSANS.FR demande l'exercice d'un droit de réponse.

Publicité incriminée : "Limiter l'inflation, c'est possible", édition du 27/05/2008.

"Toute réforme suscite des inquiétudes. Les PME et les agriculteurs ont besoin d'être rassurés ? Oui, mais les gros doivent arrêter de se cacher derrière les "petits". Les grands industriels font 70% des ventes d'un supermarché.  Assez de demi-mesures. La priorité, c'est l'amélioration du pouvoir d'achat". E. LECLERC.

•    Cette publicité stigmatise les agriculteurs comme des freins à l'amélioration du pouvoir d'achat des français.
•    Cette publicité sous-entend que se préoccuper de leur sort signifierait encourager la hausse des prix en France.
•    Cette publicité incite au conflit social entre catégories de la population au profit d'intérêts particuliers, ceux de la grande distribution et en particulier des établissements E. Leclerc.  
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Le message de Paysans.fr à Mr Michel-Edouard  Leclerc

Monsieur, quand vous qualifiez de "demi-mesures" une loi qui prendrait en compte les intérêts des agriculteurs et des PME françaises vous opposez des catégories de Français entre eux au seul profit de votre intérêt particulier :
1) pouvoir acheter le moins cher possible, ce qui signifie en dessous des prix de revient des producteurs
2) pouvoir multiplier les implantations des grandes surfaces en France, donc achever les derniers commerces de proximité indépendants qui assurent encore des débouchés non négligeables et surtout rentables pour de nombreux producteurs car sans intermédiaire.

Ce que cache un tel lobbying et une telle pression sur le gouvernement c'est que l'équation simpliste: concurrence = baisse des prix = baisse de l'inflation signifie en fait précarisation des emplois, délocalisation, importations et étranglement des producteurs locaux.

Alors que la justice commence à donner raison à vos fournisseurs et vous demande de restituer les sommes astronomiques que vous avez exigées d'eux au titre de marges arrières, il fallait trouver une autre manne. Votre combat porte donc maintenant sur la liberté de négocier les prix.

Liberté de négociation, mais pour qui est la liberté Mr Leclerc ?

Comment  osez-vous parler de "liberté de négociation" quand cinq centrales d'achat négocient 95% des produits alimentaires français : Carrefour_Promodes 29 % de part du marché alimentaire français, Lucie, la centrale d’achat commune à Leclerc et à Système U en représente 22 %, contre 19 % à Opéra, la centrale d’achats regroupant Casino Cora, Franprix, Leader Price, Monoprix-Prisunic. Auchan pèse 14 %, devant Intermarché à 13 %.

Bien sur, 200 millions d'euros par an investis en publicité (hors affichage) par votre réseau pèse de tout son poids sur la presse et vous permet de vous forger une belle image au service de votre projet de loi. Mais l'augmentation du pouvoir d'achat en France ne pourra pas se faire sans un encadrement de votre pouvoir exorbitant sur les marchés alimentaires et agricoles et donc par une remise en cause des monopoles de la grande distribution.
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Le message de Paysans.fr à Mr Luc Chatel

Mr le Ministre, au moment où les pénuries alimentaires redeviennent d'actualité sur la scène mondiale, la question se pose d'encourager et développer nos productions agricoles de qualité pour répondre aux besoins de la France et du monde. Tout le contraire de la véritable hécatombe d'agriculteurs à laquelle est actuellement confronté notre pays du fait de la montée des importations, des baisses de prix à la production et des hausses de prix à la consommation.

Or la Loi de Modernisation de l'Economie va libéraliser le grand commerce et va à l'encontre du défi alimentaire en sacrifiant les petits et moyens agriculteurs et les productions nationales à l'appétit de profit sans aucune limite des groupes de la distribution. Ce texte va aboutir à accélérer la délocalisation de nos productions et restreindre encore notre indépendance alimentaire, déjà affaiblie dans de nombreux secteurs. Il va aboutir à remettre en cause l'équilibre de nos territoires ruraux et restreindre la diversité de l'alimentation.

Cela est d'autant plus inacceptable que d'autres solutions existent pour faire baisser les prix à la consommation, notamment en encadrant les marges colossales - sans lien avec la réalité - des grands distributeurs, ou encore en se prémunissant des pratiques des spéculateurs boursiers sur les marchés des matières premières agricoles.

A l'heure de l'internationalisation des principales centrales d'achat, penser que les producteurs pourraient trouver leur salut uniquement dans des regroupements nous paraît une grave erreur, et encore plus si la loi de modernisation de l'économie qui donne tous les pouvoirs à la grande distribution en matière de tarifs et de conditions de vente était adoptée.
Ce n'est pas de contreparties à la libéralisation de la grande distribution qu'il est question mais bien au contraire d'en limiter les pouvoirs économiques et juridiques déjà exorbitants et dévastateurs.

PAYSANS.FR  soumet au débat les propositions suivantes :
- La mise en place du coefficient multiplicateur permanent pour tous les produits agricoles périssables frais ou transformés. Cette mesure ne coûte pas un centime et permettrait de relever les prix à la production et de baisser les prix à la consommation sur les produits périssables, les plus sensibles aux crises.
- L'interdiction de vente à perte de sorte que les centrales d'achats ne puissent pas acheter aux producteurs ou à leur groupement des produits agricoles à un prix inférieur aux coûts de production. Ce prix plancher deviendrait ainsi un prix minimum garanti et rémunérateur.
- La remise en cause du monopole de fait des centrales d'achat sur les marchés agricoles et alimentaires, par une obligation d'approvisionnement local et régional direct des magasins des grandes surfaces situés dans les zones de production.
- Soutenir le développement et la diversification des circuits courts en vente directe, qu'ils soient bio ou non bio, notamment sur Internet ou dans les grandes villes (marchés, magasins et coopératives de paysans,...) afin de fournir les consommateurs, mais également les cantines scolaires. Une partie des aides du Fisac doit par ailleurs être réservée à ces projets d'origine agricole.

Paysans.fr demande par ailleurs la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'abus de position dominante des centrales d'achat sur les marchés agricoles et alimentaires.

Droit de réponse exercé par PAYSANS.FR, association enregistrée auprès de la préfecture du Lot et Garonne, JO du 19/11/2005, dont le siège social est Paysans.fr, Z.A. Michelon, 47200 Marmande. Contacts : www.paysans.fr
Marc Sahraoui  Tel 05 53 93 43 93 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Patricia Juthiaud  Tel 06 73 16 53 66  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   



Contact Presse :
Personne de contact pour les journalistes :
Marc SAHRAOUI
PRESIDENT
ASSOCIATION PAYSANS.FR
33553934393
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http://www.paysans.fr





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