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Les mots de la crise - Les médias en ont-ils trop fait ?

Ad-Verbe
Le langage au service des organisations

Communiqué de presse

Une étude du cabinet Ad-Verbe


Les mots de la crise
Les médias en ont-ils trop fait ?

10 titres de presse retenus (Les Échos, Le Figaro, Libération, Le Monde, La Tribune, LExpress, Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Point, Stratégies) ; 436 articles (1,76 million de signes) passés au crible. Le cabinet Ad-Verbe sest intéressé au discours des médias sur la crise financière sous 3 angles : linguistique, axiologique et communication.

Des registres discursifs qui vont de la dramatisation à lappel à la morale
Analyse du discours médiatique sur la crise financière, cette étude répond à 3 questions :

  • Qui sont les gagnants et perdants de la crise en termes dimage dans lopinion ?
  • Quelles sont les qualifications dominantes des événements ?
  • Les médias en ont-ils trop fait, comme certains le leur ont reproché ?

Le décryptage des procédés discursifs a permis didentifier une importante polymorphie des qualifications de la crise, et révélé trois champs lexicaux récurrents alimentant le discours médiatique :

  • Champ lexical métaphorique : images désignant la crise sans la nommer (chaos, climat, médical) ;
  • Champ lexical psychologique : émotions associées à la crise (peur, inquiétude, panique, incertitude, colère&) ;
  • Champ lexical axiologique : valeurs (idéologiques, morales) convoquées pour juger la crise.

Enfin, le relevé des relations sémantiques dans lesquelles sont pris des mots comme banque, patron, Etat, marché, a dévoilé un jeu des connotations confirmant la dégradation de limage des acteurs privés au bénéfice de celle des acteurs publics.

Des médias autant dans lemphase quà lécart des idéologies
Les médias en ont-ils trop fait ? La question a été posée par Le Monde (« Les médias parlent-ils trop de la crise ? », 13 octobre 2008), à la suite des réactions de lecteurs ou dobservations de site Internet (Les Econoclastes, Arrêts sur images). Aux deux critiques adressées  les médias alimentent la panique au lieu de la conjurer ; les médias font le procès du capitalisme et du libéralisme , cette analyse répond que si lusage dun vocabulaire « superlatif » et de métaphores dramatisantes donne en effet parfois le ton, et vont incontestablement au-delà de la description brute des faits, cet usage est néanmoins cohérent avec une situation que tout le monde saccorde à décrire comme dune extrême gravité. Sur le terrain idéologique, la crise a été le plus souvent perçue comme celle dun système (33e rang des substantifs les plus souvent cités) alors que le mot capitalisme napparaît quen 118e rang, et le mot libéralisme en 793e ! Linterprétation idéologique de la crise nest donc pas prépondérante. La crise est avant tout celle de la banque (1er rang), grande perdante médiatique pour laquelle la perte de confiance constitue le moteur de laltération de limage.


Qui sommes-nous ?
Ad-Verbe est un cabinet de conseil en communication dont lexpertise porte sur le langage, lidentité et la culture des organisations dans le monde économique.
Sa mission : définir, élaborer et mettre en Suvre des stratégies discursives pour accentuer l'efficacité de la communication de ses clients.

Télécharger l'étude complète au format pdf (logopdf Les mots de la crise - Les médias en ont-ils trop fait ?-1 Mo)

Contact presse :
Jean Laloux / Directeur du cabinet Ad-Verbe
LD : 09 75 30 01 39
GSM : 06 74 53 90 50
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