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Le gouvernement rompt unilatéralement l'accord avec Eurogenerics, au mépris du patient, des médecin

Les plans d\'Eurogenerics pour délocaliser sa production hors de Belgique n\'arrêtent pas les autorités



Bruxelles, le 31 mars 2005 - Eurogenerics, le plus gros producteur de médicaments génériques en Belgique, se sent trahi. Le Ministre Fédéral de la Santé Publique, Rudi Demotte, revient sur un accord qui avait été conclu début 2003 à propos du traitement des réducteurs d\'acidité gastrique (PPI\'s). IL avait alors été décidé que les patients qui commençaient à prendre de l\'Omeprazole EG au début de leur traitement ne devaient plus subir de gastroscopie standard. En outre, le remboursement de l\'Omeprazole EG, selon le chapitre I, donnait moins de travail administratif au médecin et permettait au patient d\'économiser de l\'argent. Les autorités avaient aussi l\'occasion de faire des économies puisque moins d\'examens avaient lieu. Des économies de l\'ordre de 21 millions EUR! En échange de ces conditions favorables, Eurogenerics avait initié une baisse de prix de 70%. Mais le ministre Demotte balaie ces accords après 2 ans pour laisser tranquillement la place à une révision qui se discutait entretemps au Conseil d\'Etat. Eurogenerics craint que les producteurs de médicaments de marque n\'aient de nouveau convaincu Demotte de boycotter les génériques et de grever lourdement son budget, celui des médecins et celui des patients. Les plans annoncés par Eurogenerics la semaine passée à propos de la délocalisation de sa production hors de Belgique pour cause de préjudice continuel des producteurs de médicaments génériques et des conséquences de ce préjudice pour l\'économie belge et l\'emploi semblent être passées inaperçus.



Le retour de la gastroscopie

Le Ministre Demotte prévoit dans le cadre des révisions en ce qui concerne les PPI\'s de faire de nouveau passer une gastroscopie obligatoire au patient au début du traitement. Il ne tient aucun compte du soulagement obtenu par de nombreuses personnes grâce au traitement à l\'Omeprazole eG et qui n\'ont donc pas besoin d\'une gastroscopie. Il s\'agit d\'une intervention désagréable pour laquelle le patient doit se rendre à l\'hôpital et qui engendre des coûts. Une gastroscopie coûte aux autorits 78 EUR. 275.000 patients par mois prennent le médicament générique Omeprazole. Si ceux-ci sont obligés de passer par une gastroscopie, cela engendre un coût supplémentaire de 21 millions d\'EUR!



L\'administration et les coûts via remboursement selon le chapitre II

Le remboursement des PPI\'s est révolu, selon le chapitre II. Ceci signifie que la mutuelle va pouvoir effectuer un contrôle rétroactif, et donc que les médecins doivent constituer et tenir à jour un dossier détaillé. Encore plus de travail administratif et de paperasse pour les médecins. Non seulement les patients doivent subir une gastroscopie, mais ils vont aussi devoir payer plus pour les PPI\'s, de nouveau, et ils risquent même de perdre leur remboursement. Une autre conséquence est que des médicaments de marque souvent plus chers vont être prescrits puisque les avantages liés à l\'Omeprazole EG disparaissent.

Evolution du marché de 2003 à 2005

Le marché total des PPI\'s représente environ 510.000 traitements par mois. 275.000 traitements mensuels sont pratiqués à l\'aide du médicament générique Omeprazole, ce qui constitue en deux ans l\'évolution d\'une part de marché de 0% à une part de marché de 54%. L\'avantage du lancement de la version générique signifiant la suppression de la gastroscopie obligatoire, moins d\'administration pour les médecins et un coût moindre pour le patient, était donc évident pour toutes les parties impliquées. Seul le Ministre Demotte ne voit pas les avantages actuels et les promesses pour demain.



Eurogenerics confirme ses plans de délocalisation hors de Belgique

Il y a deux ans, Eurogenerics a diminué le prix de l\'Omeprazole EG de 70%. Ils avaient fixé des conditions idéales pour les patients et les médecins, avec le Ministre de la Santé Publique précédent, en ce qui concerne le remboursement selon le chapitre I, pour compenser la baisse de prix par un climat favorable. Eurogenerics se retrouve donc pour sa peine avec le prix bas qui en découle et des conditions modifiées. Les médicaments génériques sortent des préoccupations du ministre, mais il est moins question de l\'intérêt des médicaments génériques et d\'attention vis-à-vis du client. Eurogenerics poursuit donc l\'élaboration de ses plans de délocalisation de sa production hors de Belgique.



Pour une interview de Jef Hus prière de contacter Els Michiels chez Luna au 0495 59 38 08.



A propos de Eurogenerics

Eurogenerics SA a été fondé en 1979 quand trois hommes d\'affaires belges ont eu l\'idée de fonder une nouvelle société pharmaceutique dont l\'activité serait le commerce de médicaments génériques. Ils donnèrent à la toute jeune entreprise le nom visionnaire \"d\'Euro Generics\". Visionnaire, car c\'était déjà oser penser à l\'échelon européen et surtout parce qu\'à cette époque les médicaments génériques n\'étaient pas du tout à l\'ordre du jour en Belgique. Mais ce travail a coûté beaucoup d\'argent. Cet argent frais, c\'est Christaens Pharma qui l\'a apporté en reprenant la structure embryonnaire d\'Eurogenerics en 1983. Au sein du groupe Christiaens, Eurogenerics a conservé une autonomie totale et a pu poursuivre son action acharnée dans le domaine des génériques. L\'année 1991 a été une année charnière dans l\'histoire de l\'entreprise. Cette année-là, la société de droit allemand STADA Arzeimittel AG, dont l\'activité était déjà à l\'époque diversifiée, a jeté son dévolu sur Eurogenerics. Les négociations ont été couronnées de succès et c\'est ainsi qu\'Eurogenerics est devenue une filiale entièrement autonome du grand groupe STADA. A l\'heure actuelle, Eurogenerics commercialise environ 95 médicaments génériques déclinés sous plus de 230 présentations et formes et est engagé dans de nombreuses procédures de reconnaissance et d\'enregistrement de médicaments pour le marché belge. Eurogenerics emploie directement 120 personnes, mais la société est également un employeur indirect via ses activités de production, de stockage, de distribution et de transport (plus de 300 personnes).