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Quinze conducteurs sous l’influence de stupéfiants

23 septembre 2006

216/2006
 
 

Quinze conducteurs sous l’influence de stupéfiants

Une action anti drogues dans toute la Belgique: 343 personnes interceptées

Bruxelles, 23/09/2006. - Hier, le 22 septembre 2006, 2.417 personnes et 1.681 véhicules ont été contrôlés à l’occasion de « l’Opération Etoile », une action internationale anti drogues.

Au total 343 personnes ont été interceptées en possession de stupéfiants ; 12 d’entre elles ont été arrêtées.

L’opération a permis d’intercepter 15 personnes qui étaient au volant sous l’influence de drogues et de mettre également la main sur 33 armes prohibées.

Cette action de police était organisée par les services de recherche des Pays-Bas, de Belgique, du Luxembourg et de France. Des inspecteurs de la Police fédérale belge y ont été engagés dans les Joint Hit Teams néerlandais, des « brigades stups volantes ».

Les opérations Etoile se développent dans le cadre de l’accord d’Hazeldonk  
 

Une bonne collaboration

Lors de l’opération de la nuit dernière, des contrôles ont été effectués le long des autoroutes et des routes secondaires, ainsi qu’à bord des trains et dans des points de vente.

La collaboration entre tous les pays participants s’est particulièrement bien déroulée. Des résultats ont immédiatement été obtenus et l’action a livré de l’information très importante pour le développement de la lutte contre les stupéfiants dans le futur.

En Belgique, environ 300 collaborateurs des Polices Locale et Fédérale ainsi que de la Douane ont été mobilisés. Les contrôles en Belgique ont été effectués dans les régions frontalières au-dessus de Gand, d’Anvers, de Turnhout ainsi que dans les régions d’ Ypres et de Liège.

La Police de la Route et la Police des Chemins de Fers de la Police Fédérale ont été engagés sur les autoroutes ainsi que dans 10 trains.

La Police Locale, quant à elle, s’est occupée des routes secondaires. Les équipes de recherche de la Police Locale se sont occupées des lieux de revente de drogues. La coordination était prise en charge par le service central drogues de la Police Fédérale.

L’histoire

Depuis 1995, les services de recherche de quatre pays collaborent sous l’appellation “Hazeldonk”. Le but de cette collaboration est de démanteler les points de vente de drogues qui génèrent des nuisances dans les villes et de lutter contre le trafic de drogues à petite échelle (le tourisme de la drogue) entre le Benelux et la France.

Au delà de l’accord d’Hazeldonk, un nouvel accord Benelux relatif à la collaboration policière, permet en outre aux policiers du Benelux, depuis janvier 2005, de poursuivre et contrôler des suspects dans leurs trois pays.
 

Des points de vente

Les nuisances occasionnées auparavant par le tourisme de la drogue s’e sont maintenant partiellement déplacées dans les environs des points de vente de différentes villes belges. Les Français du nord viennent y acheter de la cocaïne et de l’héroïne et provoquent, de ce fait, des problèmes aux alentours de ces points de vente.

Début 2005, les services de police du Benelux et de la France ont décidé de s’attaquer autrement au tourisme de la drogue et aux runners de drogues. Les touristes de la drogue ne sont plus seulement contrôlés dans les trains et le long des parkings d’autoroute: les points de vente sont également devenus une cible des actions Etoile.
 

Les résultats de l’action étoile du 22 septembre 2006-09-23

Pendant l’action de la nuit dernière les quantités de drogues suivantes et les objets suivants ont pu être saisis en Belgique : 6,74 Kg de cannabis, 14 tablettes d’XTC, 45 plants de cannabis, 1 Kg de champignons hallucinogènes, 33 armes prohibées (comme des couteaux, des coups de poing américains, des matraques…), 11.000 €  
 

Moyens de recherche

Au cours de ces contrôles, le système Catch Ken a été utilisé. Catch Ken est un système qui “scanne” les numéros de plaque des véhicules passant sur une route et les compare avec un fichier du Rijksdienst voor het Wegverkeer (le service d’immatriculation des véhicules/DIV néerlandais).

Des numéros de plaque peuvent être introduits dans ce système lorsque la police pense que ces véhicules sont susceptibles de passer par là. L’observateur reçoit alors un signal signifiant que le système a enregistré un “hit” et en fait part à un autre service de police. Celui-ci peut alors déclencher  diverses actions appropriées. C’est de cette manière que plusieurs compatriotes ont pu être contrôlés aux Pays Bas.
 

Els Cleemput,

Porte-parole