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Déclaration UNESCO/Auschwitz

Communiqué

Office of the Spokeswoman/ La Porte Parole

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Telephone: 00 33 (1) 45 68 13 26

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UNESCO, 27 janvier 2005

Déclaration du Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, à l'

occasion du 60e anniversaire de la libération du Camp d'Auschwitz

« Pour la première fois de son histoire, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé, pour que le monde n'oublie jamais ce qu'il n'avait su empêcher, de commémorer l'anniversaire de la libération des camps de concentration nazis.

Cette décision nous rappelle qu'en changeant de siècle et de millénaire, la communauté mondiale ne saurait laisser les pages sombres du XXe siècle définitivement derrière elle.

Soixante ans jour pour jour après la libération du camp d'Auschwitz, qui leva le voile sur le mal qui avait mené à l'extermination de six millions de juifs, notre mémoire du passé reste saisie dans les mailles du présent. Pour les témoins directs arrivés au soir de leur vie, longtemps restés silencieux, ce soixantième anniversaire est l'ultime occasion de témoigner.

Nous devons être à leur écoute, car transmettre la mémoire des souffrances et des camps, c'est défendre une certaine idée de l'homme, de la liberté et de sa dignité.

L'UNESCO, fondée sur les décombres de la seconde guerre mondiale pour répondre à un rêve de paix et de coopération universelles, proclame chaque jour sa foi dans la dignité et la valeur de la personne humaine, l'égalité des hommes et des femmes. Nous avons pour tâche d'honorer, avec respect, ce rêve. C'est une promesse tournée vers le futur, qu'il faut tenir et maintenir. Partout, maintenant et à l'avenir, comme l'a rappelé avec force le Secrétaire général Kofi Annan, nous continuerons donc à lutter contre toutes les formes d'oubli, d'intolérance ou de discrimination.

L'histoire de la banalité du Mal hante nos consciences. Le travail de deuil que nous imposent les cruautés du siècle doit être sans cesse appris et réappris. Mais je vois dans cette histoire qui peut être racontée, transmise ou enseignée, notre capacité de se confier, comme j'y invite chacun, à l'

horizon d'une mémoire partagée, pacifiée et réconciliée avec elle-même. »