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Coup de projecteur sur l'association HAMAP

L’ONG HAMAP (Halte Aux Mines Antipersonnel) lutte activement contre les BASM (Bombes À Sous Munitions) depuis sa création en 1999. Son département ACTION, composé de démineurs volontaires, intervient dans tous les pays infestés par ces mines.

Mais l’HAMAP, c’est aussi un département SANTÉ dont le but est d'œuvrer sur le terrain, à la santé et au bien-être de la population indigente en général, et plus particulièrement, de soulager la souffrance des êtres touchés moralement ou physiquement par les guerres et/ou par le fléau engendré par l'explosion de mines antipersonnel ou d'engins destructeurs.

Beaucoup de personnes ont entendu parler des mines antipersonnel, mais bien peu savent que les BASM sont des mines encore plus pernicieuses que les "classiques" mines antipersonnel. En effet, les BASM (les Bombes À Sous-Munitions) sont de petites mines larguées dans des conteneurs à partir d'avions.

En s'ouvrant, le conteneur éparpille des milliers de mines sur une très grande surface au sol. La plupart d'entre elles n'explosent pas en touchant la terre, mais la pollue irrémédiablement pour les populations civiles. Car 98% des victimes des BASM sont des civils et 27% d'entre eux sont des enfants. Du fait de leur petite taille, ces derniers sont plus gravement touchés que les adultes. En fait, la rencontre d'une BASM et d'un enfant est souvent une rencontre mortelle pour ce dernier.

Fabriquer une telle mine ne coûte que 3 dollars, alors que la détruire coûte entre 300 et 1000 dollars.

La plupart des victimes meurent en se vidant de leur sang ; celles qui survivent doivent subir une ou plusieurs amputations.

Sachez que si l'homme arrêtait de se servir de ces mines, il faudrait malgré tout plus de 1000 ans pour débarrasser la planète de toutes les mines. Car on estime à 80 000 000 (oui, 80 millions !) le nombre de mines dont s'ont infestés certains pays. Il y a là de quoi tuer, ou rendre invalide, l'ensemble des Français, plus l'ensemble des Belges, des Luxembourgeois et des Suisses.

Sans parler des adultes, cela représente près de 22 000 000 d'enfants à mourir où à être touchés par un handicap à cause de ces mines.

Ces 25 dernières années, on estime que plus d'un million de personnes ont été victimes de ces mines, soit environ une personne toute les 20 minutes.

On estime à près de 250 000 000 (250 millions !) le stock de mines qui n'ont pas encore été utilisées. Les États-Unis, la Chine et la Russie stockent à eux trois plus de 200 000 000 de mines des 250 000 000 de mines en stock sur la planète. Ce sont encore ces mêmes trois pays (parmi 43 autres) qui ont refusé de ratifier la convention d'Ottawa pour une interdiction totale.

L’HAMAP a lancé, il y a plusieurs mois de cela, une pétition contre l’assureur AXA, qui finance à travers ses investissements des entreprises productrices de mines antipersonnel et de bombes à sous-munitions. Cela alors que la France a ratifié le traité d'OTTAWA et qu'elle a même détruit son outil de production.
L’HAMAP fut très vite rejointe dans ce combat par d’autres associations de lutte contre les mines antipersonnel et de bombes à sous-munitions.

Il est toujours possible de signer cette pétition sur le site de l’HAMAP : http://www.hamap.org/main.php

L’HAMAP a aussi un département INGÉNIERIE qui, sur le terrain, fore des puits, s’occupe de l’assainissement et de l'accès à l'électricité, de la construction de locaux, de bâtiments et de routes, de la formation d'ingénieurs, de chefs d'équipe et d'ouvriers.

L’HAMAP : une association peu connue du grand public mais une association dont le travail sur le terrain est essentiel et qui méritait bien un coup de projecteur.