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INA_CATEGORYNET_728x90  Mobilisation contre le paludisme - Conférence es Amis du fond mondial Europe au Palais du Luxembour

Mobilisation contre le paludisme - Conférence es Amis du fond mondial Europe au Palais du Luxembour

«Faire plus et mieux ensemble contre le Paludisme»

Parlementaires, chercheurs et universitaires, chefs d’entreprises et responsables d’ONG, mobilisés contre le paludisme
Paris, le 10 septembre 2007 - Palais du Luxembourg. A l’heure où se nouent alliances et partenariats en faveur des pays en développement pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement, les Amis du Fonds Mondial Europe, membres de l’Alliance européenne contre le paludisme organisent ce jour au Palais du Luxembourg, la première conférence de mobilisation sur le paludisme.

Afin de sensibiliser l’opinion et provoquer une réelle prise de conscience sur cette maladie évitable, Madame Michèle Barzach, ancien Ministre de la Santé et Présidente de l’AFMEurope réunit aujourd’hui près de 250 responsables de tous horizons - parlementaires, experts scientifiques, membres d’ONG, responsables d’entreprises.

Autour de personnalités parmi lesquelles Mme Awa Coll-Seck, Directrice du partenariat « Faire reculer le paludisme », Mme Flore Gangbo, ancien Ministre de la Santé au Bénin, Pr Michel Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, M.Jean-Michel Sévérino, Directeur Général de l’Agence Française de Développement, M. Jacques Attali, Président de Planet Finance et Pr Jean-François Girard, Président de l’Institut de Recherche pour le Développement, les participants réfléchiront ensemble aux moyens les plus efficaces pour une lutte immédiate et durable contre le paludisme qui tue encore un enfant toutes les 30 secondes sur la planète.

« Nous sommes à un moment clé de la lutte contre ce fléau », explique Michèle Barzach, « mais rien ne se fera sans une vraie volonté politique et une mobilisation de grande ampleur. Car le paludisme n’est pas qu’une simple pandémie : c’est une maladie de la pauvreté et du développement qui touche les plus pauvres, les exclus- les «sans voix». Pour les atteindre, il faut agir largement et de façon coordonnée ».

Agir contre le paludisme est possible, il est de la responsabilité morale de chacun de le faire sans attendre.

Avec 350 à 550 millions de cas et près de trois millions de morts par an, le paludisme est une des épidémies les plus meurtrières au monde et particulièrement en Afrique sub-saharienne. 90% des malades se concentrent sur le seul continent africain. La maladie reste dans bien des pays la première cause de décès et motive 30% à 50% des consultations hospitalières.

Entre le coût des traitements et l’absentéisme engendré par la maladie, le paludisme entraînerait une perte de produit intérieur brut de 12 milliards de dollars par an pour l’ensemble de l’Afrique alors que les financements nécessaires pour prendre en charge efficacement l’épidémie sont estimés à 3,2 milliards de dollars par an.

«Le paludisme est une souffrance dont je vois les visages partout autour de moi. Au Bénin, le tiers des consultations sont liées à l’épidémie et près d’un enfant sur deux de moins de quatre ans est infecté. Le pays entier est touché, à travers les retombées sur notre économie ou même sur notre système scolaire du fait de l’absentéisme. Aujourd’hui nos gouvernements se mobilisent de plus en plus et prennent conscience du rôle important que joue la lutte contre le paludisme dans le développement de notre continent. Nous agissons, mais nous ne pouvons agir seuls. L’aide internationale nous est indispensable pour relayer et pérenniser ces efforts. C’est plus que jamais le moment de se battre tous ensemble.», déclare Flore Gangbo, ancien Ministre de la Santé du Bénin

La majorité des malades sont des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes. Ces populations vulnérables et sans voix sont les plus sensibles au parasite à l’origine du paludisme, les plus dépendantes économiquement et celles qui ont le moins facilement accès à l’information et à la parole.

« Il ne sert à rien de distribuer des moustiquaires si vous n’expliquez pas aux personnes concernées comment et pourquoi les utiliser », insiste Michèle Barzach, « Il faut plus qu’une distribution classique, il faut aller faire de la prévention de village en village, répéter, convaincre. Il faut parler aux femmes, les plus menacées mais pas toujours les plus faciles à aborder. Tout cela prend du temps et des moyens. Et sans volonté forte, il n’y a pas de solution efficace. »

Les moyens d’une action efficace existent, il faut la volonté d’agir.

Grâce à de nouveaux traitements et des moyens de prévention accessibles, la lutte contre l’épidémie dans le monde est à un tournant décisif. Les efforts engagés ont d’ores et déjà permis de diminuer de 50% la mortalité infantile liée à la maladie dans plusieurs pays d’Afrique. Si elles sont poursuivies, ces actions devraient permettre d’enrayer l’épidémie à l’échelle mondiale d’ici 2015 et d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement fixés par les Nations Unies.

En attendant la mise au point d’un vaccin antipaludéen, l’usage bien compris de moustiquaires imprégnées d’insecticide reste un geste préventif qui réduit de 20% la mortalité et de 50% l’incidence de la maladie chez les enfants de moins de 5 ans. Au Kenya, l’utilisation de moustiquaires imprégnées a permis de réduire de 44% le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans dans les zones les plus infectées. Plus de 30 millions de moustiquaires ont été distribuées à ce jour – principalement aux populations les plus exposées (femmes enceintes et enfants). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de préconiser une généralisation de ces distributions à l’ensemble de la population. Les nouvelles combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, dites ACT, limitent les résistances aux traitements antipaludéens classiques devenues courantes en Afrique. Une dose d’ACT coûte en moyenne 1,3 dollar. On estime que la demande devrait croître de 20 millions de doses pour adultes par an.

« Les programmes internationaux et les moyens financiers existent et sont de plus en plus importants. Le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, principal organisme de financement multilatéral de l’aide au développement en matière de santé, assure à lui seul 60% des financements internationaux de la lutte contre le paludisme. C’est bien, mais c’est encore insuffisant. Nous pouvons faire plus – en matière de prévention comme d’accès aux traitements. » Explique le Pr Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme.

Agir contre le paludisme, c’est se mobiliser partout dans le monde.

La conférence de l’AFMEurope « Faire Plus et Mieux ensemble contre Paludisme » s’inscrit dans le cadre du projet de l’Alliance européenne contre le paludisme, dont l’objectif est d’accroître le plaidoyer contre cette maladie dans quatre Etats européens (Allemagne, Espagne, France et Royaume-Uni) et à Bruxelles auprès des institutions européennes.

Pour des raisons historiques, la France détient de vrais pôles de compétences scientifiques et de recherche dans la lutte contre le paludisme. Elle figure parmi les principaux donateurs au Fonds Mondial.

Depuis 2006, une Coalition française contre le paludisme s’est par ailleurs constituée à l’initiative de l’AFMEurope afin de mobiliser un réseau de partenaires français investis dans la lutte contre la maladie : représentants des pouvoirs publics, ONG, organismes de recherche, entreprises,...

Une action efficace contre la maladie passe aujourd’hui par une mobilisation au Nord comme au Sud, pour soutenir les partenaires locaux qui agissent dans les pays, y compris les entreprises. Elles peuvent agir directement sur le terrain auprès de leurs personnels, de leurs ayants droits et des communautés et devenir des partenaires privilégiés dans le cadre de partenariats publics-privés.

« Nous avons les moyens et la capacité de résoudre nos problèmes, seule la volonté politique fait défaut » (Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des nations Unies).

A propos de

L’association des Amis du Fonds Mondial Europe, présidée par Mme Michèle BARZACH, ancien Ministre de la Santé, regroupe des personnalités européennes, de la société civile et des partenaires du secteur privé soucieux de contribuer à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. « Les Amis du Fonds Mondial Europe » ont pour mission de susciter, en Europe, une mobilisation des institutions, de l’opinion publique et des entreprises en faveur de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en particulier à travers la reconnaissance et la promotion du Fonds Mondial, créé en 2002 à l’initiative de l’ONU et du G8. Les Amis du Fonds Mondial Europe sont membres de l’Alliance européenne contre le paludisme.


L’Alliance européenne contre le paludisme est un groupe d’organisations de la société civile engagées pour un monde sans paludisme dont les Amis du Fonds Mondial Europe sont membres. Ces organisations partenaires sont basées à Bruxelles, en Allemagne, en Espagne, en France et au Royaume-Uni. L’Alliance européenne contre le paludisme a vocation à porter le plaidoyer contre le paludisme en Europe. Elle se mobilise pour un accroissement des financements, une amélioration des programmes de lutte contre le paludisme, une action concrète et résolue pour combattre cette pandémie et contribuer ainsi à l’effort global de lutte contre la pauvreté tel que définie dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Contacts presse

Ruder.Finn

Mai Tran / Frédérique Impennati

Juliette Billaroch / Céline Perrin

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