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Ma vie de démineuse paru aux éditions Marco Pietteur

Le premier ouvrage est: ( vient de paraître: Juillet 07)

Ma vie de démineuse, VERA BOHLE
Quand une femme de 35 ans devient démineuse.......

Témoignage boulversant sur la réalité des bombes anti-personnelles.

Fin 2002, Vera Bohle a cessé de s’occuper activement de déminage. Sans avoir subi un seul accident dû à une mine. De nombreux collègues ont eu moins de chance. Ils ont été mutilés ou ont même trouvé la mort. « J’ai compris que je ne devais pas abuser de ma chance », se souvient Bohle. Aujourd’hui, au lieu de déminer, elle transmet son savoir. Elle travaille en étroite collaboration avec le Centre international de déminage humanitaire à Genève qui est, entre autres, financé par le ministère allemand des Affaires étrangères. La moitié de l’année, elle continue à se déplacer à l’étranger, établit des rapports sur des projets de déminage au Vietnam et contrôle au Kosovo si l’organisme local chargé des mesures à prendre en cas de catastrophe possède bien l’équipement nécessaire à la destruction des armes mortelles. Elle n’a cependant pas abandonné le danger, car ce travail n’exclut pas le contact avec les champs de mines. A l’avenir, elle veut tirer profit des contacts internationaux qu’elle a noués à cette époque pour renforcer, à partir de Berlin, son action politique de persuasion. Depuis qu’elle a publié un livre relatant ses expériences de déminage, elle est connue d’un large public, du moins en Allemagne.

Comment une femme qui, enfant, voulait devenir astronaute ou ministre des Affaires étrangères en vient-elle à exercer une profession aussi dangereuse ? « Parce que j’étais très privilégiée », répond Vera Bohle. Elle est née en Rhénanie, a eu une enfance « heureuse, paisible et sans problèmes ». A l’université de Cologne, elle a étudié les sciences du théâtre, du cinéma et de la télévision, la politique et la géographie mais elle se sent trop à l’étroit dans l’amphithéâtre. Elle veut découvrir le monde, traverse Madagascar à pied, parcourt la Mongolie à cheval et travaille accessoirement comme monteuse pour la télévision. Bientôt, elle travaille en tant que journaliste pour la seconde chaîne allemande de télévision (ZDF). A moins de 30 ans, son bureau se trouve dans le studio berlinois de ZDF. Un poste de rêve. Toutefois, cette vie de seconde main, où elle doit se contenter de relater ce que font les autres, ne lui suffit bientôt plus. Lors d’un reportage en Somalie, l’équipe de télévision est logée dans un hôtel à proximité d’un camp de réfugiés. « J’avais sans cesse l’impression de devoir y distribuer de la nourriture, au lieu de penser à la manière d’effectuer le montage ». De retour en Allemagne, elle lit un article sur la « Sprengstoffschule » de Dresde formant des civils au déminage : « Et soudain, tout a été clair pour moi ».

Günter Fricke se souvient encore de la grande jeune femme blonde, de près de 1,90 mètre, assise seule au milieu d’hommes dans la classe et qui a toujours fait ses preuves. « J’ai rarement rencontré quelqu’un semblant savoir aussi bien ce qu’il faisait », déclare le directeur de l’école. Vera Bohle, experte en mines, est exceptionnelle. Ce qui est une bonne condition pour avancer sur le champ de mine qu’est la politique, sans subir de dommage.
Rainer Stumpf

marcopietteur
+ 32 4 344 80 00