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Louis Michel: "la crise humanitaire au Liban continue"

IP/06/1103

Brussels/Beirut, 16 August 2006
Louis Michel: "la crise humanitaire au Liban continue"
Malgré l'arrêt des combats, les victimes du conflit au Liban continuent de faire face à d'urgents besoins humanitaires. Ils manquent de biens essentiels tels que nourriture, médicaments, combustible et électricité; quant aux infrastructures clés, telles que routes et maisons, elles ont été détruites. La population doit faire face à d'énormes défis. Idem pour les secours. A Beyrouth, le Commissaire Louis Michel, en charge du Développement et de l'aide humanitaire, a rencontré des victimes du conflit, des travailleurs humanitaires ainsi que des membres du gouvernement libanais, dont le Premier Ministre Fouad Siniora. Le Ministre finlandais des Affaires étrangères et du commerce, Paula Lehtomaki, représentant la présidence européenne, a accompagné M. Michel. L'Union européenne est le plus grand donateur d'aide humanitaire pour les victimes du conflit au Liban; durant sa visite, le Commissaire Michel a annoncé l'ouverture d'un bureau permanent ECHO à Beyrouth. Après cette visite au Liban, le Commissaire Michel et le Ministre Lehtomaki partent aujourd'hui pour Tel Aviv afin de rencontrer des membres du gouvernement israélien. Jeudi, ils se rendront à l'hôpital d'Haifa pour y rencontrer des victimes des attaques du Hezbollah.

Louis Michel a déclaré: “le Liban est toujours dans une situation d'urgence. Je demande instamment à Israel de lever son blocus et ainsi permettre que l'aide humanitaire d'urgence puisse atteindre ceux qui en ont besoin. La destruction des infrastructures telles que routes et ponts rendent déjà suffisamment difficile l'acheminement de l'aide. J'exige aussi qu'Israel fournisse toutes les cartes concernant les champs de mines au Liban. Les personnes déplacées qui rentrent dans le sud-Liban ne doivent pas seulement faire face à la destruction; elles doivent affronter le manque de biens essentiels et l'inactivité due aux infrastructures détruites. Elles doivent également retourner dans un environnement dangereux où des minutions non-explosées et des champs de mines peuvent causer de grands dégâts, particulièrement auprès des enfants. Dans ce contexte, je réclame le respect du Droit international humanitaire."

La Commission européenne a mobilisé des fonds d'urgence humanitaire à hauteur de €20 millions pour fournir des abris, de la nourriture, des articles ménagers, des soins médicaux, de l'eau/assainissement, du soutien psycho-social, de la protection et de la coordination dans les opérations de secours. Les fonds sont gérés par le Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO). Le Commissaire Michel a annoncé la mise en place d'un bureau permanent d'ECHO à Beyrouth, où des experts ECHO, venus du monde entier, travaillent depuis la première semaine du conflit. Ils évaluent la situation et assistent les agences humanitaires dans la mise en œuvre de leurs projets. La Commission travaille actuellement avec une douzaine d'organisations humanitaires au Liban, incluant les agences des Nations unies, des organisations non-gouvernementales et le Comité International de la Croix-Rouge.

Le Commissaire Michel insiste: "La situation reste critique, en particulier dans le Sud-Liban et dans certains endroits de Beyrouth. Dans plusieurs parties de la capitale libanaise, les maisons de milliers de ses habitants ont été sévèrement endommagées ou détruites. Le retour massif de personnes déplacées dans le sud et l'importance des besoins humanitaires représentent un immense défi pour les acteurs humanitaires. €14,9 millions des €20 millions mobilisés sont consacrés à l'aide humanitaire et ont déjà été contractés avec nos partenaires opérationnels. La Commission a demandé au Parlement européen et au Conseil de renforcer sa réponse d'urgence à hauteur de €50 millions, à prélever sur la réserve d'urgence du budget communautaire. Une évaluation détaillée des besoins concrets est nécessaire pour répondre aux changements rapides de la situation et au retour massif des personnes déplacées. Une chose est certaine: les fonds supplémentaires sont indispensables pour faire face à la crise humanitaire au Liban durant cette période de transition, avant que la phase de reconstruction ne puisse se mettre en place."

Au Liban, le Commissaire Michel et le Ministre Lehtomaki ont rencontré le Premier Ministre Fouad Siniora, le Ministre des Affaires sociales, Nayla Mouawad et le coordinateur libanais du High Relief Committee, Nabil Jisr. Ils se sont aussi reccueillis au mausolé de Rakik Hariri, l'ancien Premier ministre Libanais, assassiné en février 2005. A Tel Aviv, les deux représentants de l'EU rencontreront des membres du gouvernement israëlien.