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Communiqué de presse FEB > Message de la FEB au gouvernement : Ne perdons pas de temps pour rétablir

Bruxelles, le 26 septembre 2006

La FEB a pris l’habitude de réunir les entreprises et le gouvernement fédéral lors de la rentrée politique. Le président de la FEB, Jean-Claude Daoust, a profité de cette huitième rencontre gouvernement-entreprises pour attirer l’attention sur la perte de compétitivité préoccupante de nos entreprises. “Depuis dix ans déjà, notre pays perd en moyenne 1% de parts de marché par an sur les marchés à l’exportation, alors que les Pays-Bas maintiennent le statu quo et que l’Allemagne parvient même à progresser. C’est pourquoi la politique du gouvernement fédéral et la concertation sociale de l’automne doivent être placées sous le signe du rétablissement de la compétitivité belge. L’accord conclu la semaine dernière par les partenaires sociaux concernant de nouvelles réductions de charges constitue déjà un signal positif”, explique Jean-Claude Daoust.

L’innovation ne peut résoudre le problème des coûts salariaux
Le meilleur levier pour améliorer la compétitivité de nos entreprises réside dans une combinaison de réduction des charges et de modération salariale. Les entrepreneurs doivent avant tout innover. Pour sa part, la FEB travaille aussi à des projets innovateurs, tels que le développement international des services médicaux belges. “Mais l’innovation ne peut masquer le problème crucial de la compétitivité. Nos entreprises sont toujours confrontées à un handicap de 10% en matière de coûts salariaux. Une application plus stricte de la loi sur la norme salariale et la généralisation des mécanismes de correction en vue d’éviter des poussées inflationnistes doivent constituer la base du prochain accord interprofessionnel. J’invite mes collègues des syndicats à maintenir le climat de négociation serein des mois écoulés”, déclare le président de la FEB.

L’efficacité des pouvoirs publics profite à la compétitivité
Le gouvernement doit relever le défi difficile que représente l’élaboration d’un budget 2007 légèrement excédentaire. A la lumière du vieillissement de la population, cet exercice ambitieux est essentiel. Il ne peut toutefois pas se faire au détriment des entreprises en Belgique. Or, des mesures rejetant automatiquement les problèmes de paiement des sociétés et les risques de fraude sur la personne du chef d’entreprise risquent de décourager l’esprit d’entreprendre. Il faudrait au contraire mettre l’accent sur la diminution du coût des pouvoirs publics à tous les niveaux de compétences. “Nous plaidons pour un programme pluriannuel axé sur des pouvoirs publics plus efficaces et, partant, pour une diminution des dépenses publiques. Une économie de 2,6% du PIB ou de 7,7 milliards EUR est tout à fait réalisable et créerait en outre une marge pour de nouvelles réductions de charges”, explique J.-C. Daoust.

Ne pas se laisser paralyser par la fièvre électorale
D’ici peu auront lieu les élections communales et, l’an prochain, les citoyens se rendront à nouveau aux urnes pour le fédéral. Le gouvernement ne peut se laisser paralyser, car il doit faire face à des défis de taille. “Nous comptons sur le gouvernement pour exécuter intégralement l’accord concernant les allocations sociales et les nouvelles diminutions de charges, et réaliser son ambition budgétaire de manière intelligente. En l’absence d’AIP, le gouvernement devra imposer une norme salariale contraignante”, affirme le président de la FEB pour conclure son appel au gouvernement.