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Investir en bourse : prendre en compte le « rally » de Noël !

Une saisonnalité de la Bourse ? A priori, il paraît tout à fait étonnant de rapprocher le rythme des activités boursières de celui qui caractérise d’autres secteurs de l’activité économique. Autant l’on comprend aisément le lien entre les saisons et les secteurs du tourisme, de l’agriculture ou de la viticulture, autant il ne saute guère aux yeux s’agissant de la Bourse et des motivations des investisseurs...  

Et pourtant !

Une saisonnalité qui n’est pas un mythe

« Sell on may and go away », l’adage bien connu des milieux boursiers est-il réellement fondé, vérifié, ou relève-t-il d’une sorte de croyance paresseuse ?

De nombreuses études se sont très sérieusement penchées sur la question. La dernière en date « Tendances boursières : des détails importants apportés par les saisonnalités » montre que si, sur le court terme, les tendances boursières ne sont pas marquantes, il n’en va pas de même sur un temps long. Ainsi, en analysant l’historique des cotations du CAC40 sur une période de 30 années (soit depuis 1990), Christopher de lesformationstrading.fr (auteur de cette étude) fait clairement ressortir un phénomène qui se répète majoritairement : « la bourse se dégrade en moyenne 4 mois sur 6, en période estivale depuis 1990 » soit du mois de mai au mois d’août.

Il y a toutefois des exceptions à cette saisonnalité : parfois les mois de mars ou décembre sont constatés en repli également. Suivant son intuition et dans sa volonté d’éliminer toute donnée susceptible de biaiser l’analyse, l’auteur de l’étude va plus loin, soustrayant les périodes de crise (crise de 2000, crise des subprimes et mini-crack de mars 2020) des données mensuelles. Les conclusions sont alors plus convaincantes encore : les mois de mai à août auxquels s’ajoute même le mois de septembre sont bien en net repli.

Qu’en est-il alors des autres mois de l’année ?

 

Rendez-vous avec le rallye du père Noël !

Autre croyance couramment répandue, le rallye du père Noël – les anglo-saxons parlent, eux, de stratégie Halloween - peut-il lui aussi se voir confirmé par l’examen sur la même période ?

L’analyse du site le montre clairement : hors périodes de crise, le mois de décembre s’inscrit bien dans une période de dynamique haussière.

Les chiffres en attestent :

Depuis 1990, on relève les performances cumulées suivantes du CAC40 :

octobre : 75,86 %

novembre : 47,16 %

décembre : 78,23 %

janvier : 82,02 %

février : 109,89 %

mars : 74,33 %

avril : 75,15 %

De nombreux acteurs le constatent également, allant jusqu’à se pencher sur les jours précis du mois de décembre enregistrant plus particulièrement les tendances haussières.

Peu de doute, donc, la période allant d’octobre à avril est favorable, le mois de décembre n’étant pas le moindre et se caractérisant non seulement par « une bonne fréquence des hausses » mais également « par l’ampleur des gains ». Ces périodes étant généralement plus propice aux gains, les nouveaux formés, comme ceux qui sortent de l’institution Alti Trading peuvent se sentir en confiance.

Les explications sont de plusieurs ordres, ne s’excluant peut-être pas mutuellement et pouvant se compléter. Pour les uns, « l’ambiance festive » produite par les fêtes (Thanksgiving aux États-Unis puis Noël) pourrait être à l’origine d’une vision optimiste des investisseurs, d’un phénomène psychologique contagieux (une sorte de fièvre acheteuse ?) ; pour d’autres, beaucoup plus rationnels, il s’agirait d’un « rééquilibrage des gestionnaires de portefeuille de fonds » ou, simplement, des effets de considérations fiscales…

Peu de doute donc, mais le rendez-vous avec le père Noël doit s’entourer de précautions.

L’analyse l’a fait ressortir : en période de crise, le mois de décembre a pu être en repli. Il est donc raisonnable aujourd’hui, dans le contexte économique et sanitaire que nous connaissons, de garder la tête froide. Il n’est pas exclu « dans le cas de dégradations plus marquées (...) que les difficultés économiques actuelles relancent une vague baissière… »

Et puis, plus généralement, un rappel : la Bourse n’est pas un jeu et, si elle est établie, la saisonnalité n’est en aucun cas une assurance tous risques...

Etude réalisée et à retrouver sur lesformationstrading.fr

Coordonnées Presse 
Christopher LFT
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