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Crédits et Aides aux PMEs : synthèse de la table ronde du 23 Octobre

Crédits et Aides aux PMEs
Synthèse de la table ronde du 23 Octobre


Mardi 23 Octobre 2012 se déroulait une table ronde ayant pour objectif de rassembler entreprises et experts autour du thème des aides et des crédits aux PME.

Etaient réunis Dominique SCHOCKAERT de la CCI Amiens-Picardie initiateur du portail www.les-aides.fr, Jean-Philippe DELTOUR – Fondateur de CREDITRELAX – pionnier du courtage en crédit pour les TPE-PME, Clément MOREAU – Fondateur de PRIMO FINANCE - Recherche d’aides financières auxquelles les entreprises sont éligibles et Patrick DELEAU – Fondateur de LEGAL SUITE - confronté aux aides à l’export lors de l’Internationalisation de sa société

De nombreux dispositifs mais un sentiment persistant de complexité et de fragilité

Il existe aujourd’hui de nombreux dispositifs d’aides. Dominique Schockaert de CCI Amiens-Picardie nous en a livré la comptabilité. 1 200 dispositifs nationaux et européens, une moyenne de 100 dispositifs régionaux, ce qui rapporté aux 26 régions française représente 2 600 dispositifs et enfin une moyenne de 50 dispositifs départementaux ou locaux dans 100 départements, ce qui représente 5 000 dispositifs soit un total de 8 000. La publication de fiches dispositifs sur le site les-aides.fr sera de l’ordre de 800 000 pour l'année 2012 avec une pointe en Octobre 2012 qui sera comprise entre 90 000 et 100 000.

Selon Clément Moreau de PRIMO FINANCE, Ils sont la plupart du temps ignorés des chefs d'entreprise qui pensent souvent aux aides à l'innovation et à l'export alors qu’il en existe beaucoup d'autres sur des sujets comme l'emploi, les investissements matériels ou immobiliers.

Pour ce qui concerne les crédits bancaires, il existe autant de stratégies de demandes de crédits bancaires qu’il existe d’agences ou d’enseignes de banques en France, comme l’a précisé Jean-Philippe Deltour de la société CREDITRELAX. Et pourtant les fonds existent et les banques sont en mesure de débloquer des fonds pour accorder des crédits. L’explication ? Depuis la fin de l’été 2011 les banques ont changé leur politique d’accès au crédit sous le coup de deux évolutions majeures dans leur environnement métier, l’Exposition de leurs établissements à la crise européenne et la mise en œuvre de Bâle III.

Patrick Deleau précise de son côté que de nombreuses subventions ont disparu, en particulier pour l’aide à l’export. Le besoin de stabilité des aides est incarné aujourd’hui par OSEO pour l’innovation et la COFACE pour le commerce extérieur. Le troisième axe est celui des fonds propres car face a la nébuleuse des centaines de fonds d'investissement sous « perfusion » de la Caisse des Dépôts et Consignations, les attentes sont grandes dans la mise en place de la BPI, Banque Publique d'investissement destinée à fédérer sous une même sou un même « guichet unique » ces trois axes essentiels pour le développement de nos 2 550 000 PME françaises. L’heure est grave car d’après un dernier rapport de l’Insee, le recours au crédit est plus faible ces dernières années, les PME n'y croient plus, et le taux d’échec est important…

Solliciter une aide, c’est souvent ne pas en avoir besoin…

C’est l’un des paradoxes des aides. Pour solliciter une aide, l’entreprise doit avoir une situation saine et un bilan positif : les aides ne vont qu’aux entreprises en bonne santé !

On a plus intérêt à les solliciter dans les phases de développement et de création de valeur de l’entreprise qu’en cas de difficultés réelles. D’ailleurs les délais étant en moyenne de 2 à 3 mois pour obtenir une aide, cela ne correspond pas à des besoins urgents de trésorerie. Il vaut mieux se tourner vers les crédits bancaires.

Attention ! le chef d’entreprise ne doit engager aucun investissement avant d’obtenir l’aide. Cela nécessite d’anticiper et planifier en amont les dépenses et d’obtenir les devis correspondant aux dépenses prévues afin de les ajouter au dossier de demande.

Les aides sont généralement plafonnées selon un % montant global du projet, jusqu’à 50 % pour l’innovation. La plupart des dispositifs d’aides exigent également qu’il y ait déjà un accord de financement global du projet par les organismes financiers.

Comme le fait remarquer Clément Moreau de PRIMO FINANCE, elles viennent souvent s’ajouter aux financements classiques ce qui a pour effet de financer, par exemple, le BFR de l'entreprise. Ces dispositifs d'aide ont donc un effet incitatif et permettent aux entreprises de réaliser des projets qu'elles n'auraient peut-être pas faits en l'absence d'aide ou alors d'aller plus loin dans leur démarche d'investissement, notamment en ce qui concerne l'environnement ou l'amélioration des conditions de travail.

Jean-Philippe Deltour de CREDITRELAX remarque d’ailleurs une tendance des banques à solliciter des garanties OSEO pour des entreprises n’étant plus « Oséables », c'est-à-dire plus dans une phase d’accompagnement de lancement. Cette tendance fait hélas perdre un temps précieux qui trop souvent est en partie responsable du non aboutissement d’un grand nombre de dossiers.

Etre assisté par des professionnels semble indispensable aux démarches qui veulent aboutir rapidement

Un entrepreneur doit souvent s’attendre à effectuer l’ensemble des démarches tout en étant focalisé sur l’activité quotidienne de son entreprise. Nos experts nous ont livré quelques conseils et dévoilé leur méthodologie pour aider les porteurs de projet à forcer les étapes menant à la subvention, l’aide ou le crédit.

Dans le cas du site Les Aides, les conseillers du réseau CCI aident généralement dans le montage des dossiers, peuvent orienter vers les dispositifs qui se trouvent les plus adaptés en fonction des besoins et de la situation de l'entreprise (par exemple : à quoi sert-il de solliciter une aide qui représentera 15 % d'un investissement si les 85 % restant ne peuvent pas être financés ?).

Pour Clément Moreau de PRIMO FINANCE, le temps passé par notre équipe auprès du demandeur lui permet d'optimiser ses chances d'obtenir des aides grâce à leur expertise et à leur connaissances des dispositifs, dont de solliciter le maximum de dispositifs correspondant à la situation et aux projets de l'entreprise, de leur faire gagner du temps en prenant en charge l'ensemble des démarches de sollicitation d'aides et d'avoir au final un interlocuteur unique.

Même discours chez CREDITRELAX qui connaît très finement les politiques des établissements bancaires et le fonctionnement des comités de crédit. L’entreprise, observateur des évolutions du terrain, identifie un décalage croissant entre les responsables clientèles et les comités de crédit. Les personnes en agences ne maîtrisent pas à la perfection les règles d’attribution des crédits mis en place par les comités de crédit.

Les améliorations encore possibles : la dématérialisation et le respect des délais de règlement aux PME

Des efforts sont faits notamment en ce qui concerne les interfaces dématérialisées de dépôts de dossiers, ce qui permet d’éviter déplacements et attentes inutiles.

En mot de conclusion, Patrick Deleau de l’entreprise LEGAL SUITE rappelle que le chef d'entreprise et le premier à devoir agir sur sa trésorerie en défendant ses prix et des conditions de règlement, en incluant un acompte à la signature des contrats ; s'il ne compte que sur les crédits et découvert bancaire pour financer son besoin de fonds de roulement, alors il augmente sa vulnérabilité.

Un témoignage en marge de la table ronde

La course aux aides et financements de DELTA PROCESS

Delta Process est une entreprise francilienne créée en 1993 par Hervé Allart de Hees et spécialisée dans des projets innovants. A la faveur d’un projet pilote axé sur la communication entre l’univers des entendants et celui des personnes ne percevant pas la parole, Delta Process créé en 2008 Tadeo, plate-forme de services dédiés aux communications en entreprise. En 2011 Delta Process lance Acceo destiné aux services clients et plateformes de services à distance. 2012 verra la création d’AcceOcontenus, l’information mobile, pratique et accessible à tous.

Delta Process est à l’origine d’un écosystème innovant et qui dit nouveauté suppose la création de nouveaux métiers afin de soutenir l’essor de ces services.

L’entreprise s’est heurtée aux limites du système français de financement de la formation, ces « nouveaux métiers » ne trouvant pas place dans la nomenclature actuelle. Sans référentiel de formation, pas de financement.

La société s’est alors tournée vers des institutions territoriales afin de leur proposer de s’associer à la création de plateformes d’emplois innovants. Dans les zones urbaines denses, la concertation fut dure à établir entre les acteurs locaux. Les discussions prirent du temps à aboutir mais l’entreprise a pu ouvrir une première antenne régionale à Lyon. C’est du côté des collectivités rurales que l’accueil fut dès le départ enthousiaste.

Les élus du Jura ont été les premiers à faciliter l’implantation d’une plateforme Tadeo dans le Village de Bellecombe. Dans le cadre d’un Accord Public/Privé, Delta Process va créer 20 emplois dans ce village très reculé qui compte aujourd’hui 90 habitants. Pendant presque 2 ans, ces personnes recevront une formation au métier d’e-transcripteurs® et pourront à terme permettre à des milliers de salariés, clients, administrés, usagers ou bénéficiaires entendants et sourds de communiquer ensemble en toute autonomie.

Revitaliser les zones rurales en perte d’attractivité économique et faire bénéficier les demandeurs d’emploi de la région de nouveaux métiers du numérique est donc devenu aujourd’hui le pari de la société pour les prochaines années.

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