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Du 26 mai au 26 août, ORLAN : Le Récit au Musée d’Art Moderne Saint-Etienne Métropole !

Du 26 mai au 26 août 2007, le Musée d’Art Moderne Saint-Etienne Métropole consacre à ORLAN la plus grande rétrospective jamais réalisée sur son œuvre : « ORLAN : Le Récit ». C’est l’occasion pour Michel Thiollière, sénateur-maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, et Lorand Hegyi, directeur du Musée d’Art Moderne, de rendre hommage à cette artiste d’origine stéphanoise qui fête son soixantième anniversaire. Pour le vernissage du 25 mai, ORLAN prépare une performance, Hybrider et Recycler, conçue spécialement pour l’exposition en collaboration avec Andrea Crews.

Commissariat de l’exposition : Lorand Hegyi – Eugenio Viola

Depuis le milieu des années 1960, ORLAN a traversé la plupart des grands mouvements artistiques en protagoniste hors du commun. « Son œuvre, inclassable, se place en marge des nombreux « post » et « ismes », et son style unique est, depuis toujours, celui d’une artiste complexe, irrévérencieuse, ironique, blasphématoire, iconoclaste, chez qui la provocation de la chair, l’envers du corps, l’art et la vie, le jeu sur l’identité, l’oscillation permanente entre le réel et le virtuel s’élèvent au rang de poétique », commente Eugenio Viola, commissaire de l’exposition avec Lorand Hegyi.

Tour d’horizon ouvert dans la vie et l’œuvre de l’artiste, Le Récit jette un pont entre un passé convoqué par le présent de sa recherche et un avenir qui s’annonce encore long et fécond. Illustrant les différentes étapes de l’œuvre d’ORLAN, cette rétrospective invite donc à redécouvrir l’histoire des poétiques corporelles de l’artiste, depuis les premières œuvres plastiques précieuses du début des années 1960 dans lesquelles elle a commencé à explorer le concept de « sculpture corporelle », jusqu’aux œuvres liées au mouvement féministe, en passant par une réinterprétation de l’iconographie judéo-chrétienne. Certaines œuvres inédites ainsi présentées témoignent d’une étude approfondie de la métaphore baroque en général, et de Sainte Thérèse du Bernin en particulier. Cette déclinaison hagiographique de l’Art corporel est symptomatique du parcours artistique d’ORLAN.

La rétrospective revient aussi sur les opérations-chirurgicales-performances, conçues comme autant de réponses originales et provocantes à la crise de la performance. Au début des années 1990, ORLAN transforme en effet une salle d’opération en atelier d’artiste dans lequel une œuvre est produite. Elle inaugure ainsi l’évolution d’un paradigme mutationniste de l’art contemporain qui traduit un retour progressif aux thèmes corporels, en lien direct avec les nouvelles technologies et la biotechnologie. L’annexion de la chirurgie esthétique comme médium artistique, sujet/objet de la performance, où « l’œuvre-action » s’incarne véritablement dans le corps de l’artiste, marque ainsi le passage de l’Art corporel à l’Art charnel chez ORLAN.

Dans les séries des self-hybridations (précolombiennes, africaines et, dernièrement, amérindiennes), ORLAN poursuit son voyage numérique à travers une infinité d’identités physiques possibles. En reprenant différents canons de beauté esthétique propres à des territoires et des époques particuliers, l’artiste donne naissance à des figures totémiques « vivantes » - presque tangibles dans leur virtualité et fascinantes dans leur aspect parfois inquiétant - qui séduisent par leur altérité artificielle.

Le Musée d’Art Moderne de St-Etienne Métropole présente enfin Le Plan du Film, un projet in progress, initié en 2001 sur une idée de Jean-Luc Godard. Le principe ? Réaliser un film qui serait conçu « à l’envers », sorte de synthèse déstabilisante composée à partir de faits autobiographiques et d’éléments inventés.






Un catalogue accompagnant l’exposition réactive toute l’histoire d’ORLAN, passée au filtre de l’impact médiatique et de la réception de son travail. Les moments importants de sa carrière artistique y sont en effet rappelés soit au travers des images de son œuvre, soit au travers des couvertures de livres, de catalogues et de magazines qui lui ont été consacrés durant ces quarante dernières années. Le catalogue regroupe également des essais inédits de spécialistes (Lorand Hegyi, Eugenio Viola, Joerg Bader, Marcela Iacub, Donald Kuspit, Peggy Phelan) analysant les liens entre l’œuvre d’ORLAN et les divers champs de notre société contemporaine (politique, sociologique, culturelle, psychanalytique et médiatique).

Ainsi, Le Récit relie des œuvres du passé et du présent, révélant toute la cohérence d’une recherche artistique protéiforme qui se distingue par son extraordinaire capacité à tout remettre en question, afin de renouveler son travail et de se trouver toujours à la pointe de l’innovation. C’est une quête perpétuelle caractérisant l’itinéraire de son existence artistique et qui la rend unique dans le panorama de l’art contemporain.

En parallèle à cette exceptionnelle rétrospective, le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole s’intéresse au design à l’ère spatiale. Une sélection de ses collections illustrant l’apparition de nouveaux matériaux dans le design des années 60/70 est à découvrir du 19 mai au 14 novembre 2007, en même temps que des objets de design italien témoignant de l’esthétique des années 60/80.


ORLAN en quelques faits…

Née le 30 mai 1947 à Saint-Etienne (France), ORLAN vit et travaille entre Los Angeles – elle est invitée en résidence au Getty Research Institute –, New York et Paris.

Depuis 1965, ORLAN pratique la photographie, la vidéo, l’installation, la performance, la sculpture. En 1977, sa performance Le baiser de l’artiste à la FIAC à Paris fait scandale. En 1978, elle fonde le Symposium international de la performance de Lyon. ORLAN lance, en 1982, Art-Accès Revue, première revue de création contemporaine sur Minitel puis écrit le Manifeste de l’Art Charnel. De 1990 à 1993, elle met en scène 9 performances chirurgicales, en Europe et aux Etats-Unis, filmées et retransmises par satellite dans plusieurs institutions dans le monde, dont le Centre Georges Pompidou à Paris. En 1999, ORLAN est nommée enseignante à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. En 2003, Jean-Jacques Aillagon l’élève au grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. En 2005, elle obtient la résidence de l’AFAA à l’ISCP de New York.

ORLAN a obtenu de nombreux prix dont le Prix Arcimboldo de la photographie numérique, le premier prix de la GriffelKunst de Hambourg et celui du Festival de Photographie de Moscou.

ORLAN a participé à de nombreuses expositions aux Etats-Unis (MOCA et LACMA à Los Angeles, PS1 à New York, Milred Kemper Art Museum à St Louis), en Italie (Palazzo Strozzi à Florence, Palais des expositions à Rome), en France (Centre G. Pompidou, Centre National de la Photographie, Palais de Tokyo, Maison européenne de la Photographie), en Allemagne (Kunst Museum de Ahlen), en Autriche (Kunsthalle et MAK à Vienne), au Luxembourg (Casino de Luxembourg), en Suisse (Musée de l’Elysée à Lausanne), en Espagne (Fondation Miro à Barcelone, Musée d’art contemporain à Vitoria, Centre de photographie de l’Université de Salamanque), en Russie (Maison de la Photographie à Moscou), en Asie (Musée d’art contemporain à Séoul, Corée du Sud, Institut franco-japonais à Yokahoma, Japon).

ORLAN a participé à plusieurs biennales d’art contemporain : Paris, Venise, Istanbul, Lyon, Sydney.

ORLAN est représentée à Paris par la galerie Michel Rein, à Milan par la galerie B&D, à New York par la Stephan Stux Gallery, et à Séoul par la galerie Séjul.

ORLAN est régulièrement invitée par des universités et institutions pour donner des conférences. De nombreuses émissions de télévision, de radio ainsi que des travaux universitaires lui sont consacrés. Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées.

Site internet d’ORLAN (à consulter en anglais) : www.orlan.net
Saint-Etienne et son agglomération
candidates au titre de
« Capitale Européenne de la Culture 2013 »


Ce sera l’invitation d’une communauté plurielle faite d’habitants ouvrant leur ville à tous les européens.

Durant 365 jours, les foyers stéphanois seront autant de petites cités de cultures et d’hospitalité. La ville et son agglomération seront un vivier bruissant de la ferveur des idées et des plaisirs de l’Europe. Les hommes seront les créateurs et les acteurs de ce projet en associant à sa construction l’ensemble des forces vives du territoire : associations, commerçants, entreprises, habitant, écoles, enfants… Art plastique, design, cinéma, musique, spectacle vivant, sport… toutes les expressions seront au rendez-vous et se croiseront aux frontières de leurs propres particularismes pour mieux se fondre et se mixer.

Pour suivre la candidature : www.saint-etienne2013.eu



Contacts presse

Saint-Etienne Métropole Catherine Chabroud
Tél. : 04 77 49 98 19 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

CommunicationCulture Sylvia Beder – Cindy Gérard – Romane Dargent
Tél. : 01 42 18 09 42 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.