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Eté japonais à Auxerre avec Machiko et ses frères

ÉTÉ JAPONAIS À AUXERRE



AVEC MACHIKO ET SES FRÈRES





Le musée Leblanc-Duvernoy d'Auxerre, en Bourgogne, organise du 1er juillet au 3 octobre une exposition autour de Machiko Hagiwara. Cette artiste céramiste japonaise vit à Sancerre depuis bientôt dix ans et connaît une réussite fulgurante auprès des amateurs, des collectionneurs et de ses pairs.

Pour cette exposition le musée a fait venir du Japon les deux grands frères de Machiko, Naoki et Mikichi, deux graveurs sur bois du fameux courant Nihon-Hangai.

Quant a Machiko, elle expose une collection de bols de thé de cérémonie et ses pièces préférées qu'elle a pour l'occasion récupérées auprès de collections particulières de Puisaye, Paris, Londres, Lisbonne ou Tokyo….



L’inauguration de l’exposition aura lieu le vendredi 30 juin, à 17h, au musée Leblanc-Duvernoy. Elle sera suivie d’un grand cocktail japonais (sushi) offert par la ville.

Le lendemain 1er juillet, toujours au musée, de 14h à 16h30, Mikichi Hagiwara fera une démonstration de gravure sur bois.

Une démonstration spéciale pour la presse ainsi qu’interview avec interprète est prévue au "Tribunal" de Perreuse (Yonne) le 29 juin.





Naoki Hagiwara

Naoki Hagiwara découvre le mokuhanga au collège en 1939, à l’âge de14 ans, grâce à son professeur d’arts plastiques.

"Mon intérêt pour le mokuhanga tient au fait que le dessin n’est que le commencement de la gravure, explique t-il aujourd'hui. La sculpture des couches de bois est passionnante car on a hâte de voir le résultat final. L'exercice est très long et des plus laborieux mais provoque une joie intense une fois l’œuvre achevée.

Pour ce qui concerne la grande exposition nationale du Nihon-Hangaïn, la sélection est très rude et seules les œuvres de grand format sont acceptées. C'est pourtant un événement propice à faire passer des messages par le biais de mes gravures. La meilleure étant toujours celle qui est à venir".

Naoki Hagiwara est aujourd’hui membre permanent du Nihon-Hangaïn.



Michiki Hagiwara

Sélectionné lors d’un concours d’art postal, Michiki Hagiwara expose pour la première fois à Nagoya, en 1998. La vente (non sans une certaine émotion) de sa première gravure à un admirateur l'incite à poursuivre et à toujours améliorer la qualité de ses œuvres.

Son désir d'égaler les gravures de son grand frère va changer lors d’une exposition à ses côtés, en 1999. Désormais, il gardera le grand format. Il se verra sélectionné à la grande exposition nationale du Nihon-Hangaïn, et y gagnera un prix. Ses efforts récompensés l’encouragent pour l’avenir.



Machiko Hagiwara

Machiko c'est un rire cristallin et joyeux, mais aussi la ténacité d’une artiste sensible et exigeante. A la technique de l'héritage ancestral elle ajoute une créativité exceptionnelle, singulière et originale.

Sa maturité découle d'un parcours solitaire et difficile. Elever ses deux fils ou barrière de la langue, rien n'entame son opiniâtreté à transformer la puéricultrice en potière.

Son parcours cèle ainsi la tradition de la poterie japonaise de ses origines et la volonté d’une femme de se dégager du carcan culturel qui bride sa personnalité.

Enfant, Machiko suivait sans enthousiasme son père, collectionneur de grès et de porcelaine dans la région de Seto (Japon). Ce n'est que beaucoup plus tard qu'elle s'intéresse à la poterie, allant de musée en exposition, se passionnant pour la céramique coréenne de la dynastie Yi.

La simplicité est le dénominateur commun de ces repères. Installée à Cosne sur Loire, puis à Sancerre, Machiko oriente et soutient son travail en intégrant sa modestie à cette simplicité et c'est incontestablement l’alchimie de ces deux piliers qui s’épanouit avec force dans son art.

Machiko accède aujourd’hui à la liberté et à l’aisance, à la maturité des formes et des glaçures. Elle aime les émaux de cendres qu’elle cuit au four électrique et préfère l’aspect mat de la glaçure à la brillance. Elle séduit par cette liberté et l’équilibre qui se dégage de son travail. La sensibilité et l’harmonie s'offrent à nous, effacent les doutes et les âpres difficultés surmontées et nous révèlent un cœur habité par la générosité de sa chaleur humaine.



Technique

A partir d’un modèle à l’aquarelle chaque à-plat de couleur est séparé par couches successives de bois dont la superposition formera l’image finale. Ces couches seront tour à tour creusées pour créer l’effet de perspective. Ainsi, si l’aquarelle comporte 10 couleurs, la gravure superposera 10 couches de bois.

La peinture est enduite sur le bois par couche unie de couleur et l’impression se fait par apposition du papier sur la gravure, pressé au moyen d’un couteau fabriqué à partir d’écorce de bambou. Compte tenu de la richesse des tons, des journées entières sont nécessaires pour achever une gravure.

Durant l’ère Edo, le ukiyo-e emploie le bois de cerisier. Avec le développement de l’imprimerie et de l’art postal on opte pour le bois de bractée, moins coûteux et plus tendre. On utilise par la suite du bois de shina pour les grands formats (de 90 x 60 à 180 x 90 cm).



Le mokuhanga

L'art du mokuhanga (gravure sur bois) naît durant l’ère Edo (1603 / 1867) avec le développement de l’imprimerie sous le nom "kawabaran". C’est sur ce terreau que se développe le "ukiyo-e", discipline qui réunit les trois corps de métier indispensables au mokuhanga : peintres, graveurs, imprimeurs.

De cette époque on retient les noms des illustres Hokusai, Hiroshige et Sharaku.

Un courant tardif et plus sophistiqué du "ukiyo-e", le "nishiki-e", voit le jour aux dernières heures de l’ère Edo. Employant plus de 20 coloris ainsi que des pigments dorés et argentés, il nécessite plus de 80 couches d’impression.

Cet art connaît un nouvel essor avec l’apparition des services postaux et l’impression de cartes postales célébrant la nouvelle année. On y illustrait alors l’une des douze créatures zodiacales présidant l’année à venir.



Le Nihon-Hangaïn

Le Nihon-Hangaïn (association des artistes graveurs) est créé en 1941 par Shiko Munakata afin de faire découvrir au monde la virtuosité de la gravure sur bois du mokuhanga. Tous les graveurs émérites du pays soutinrent sa création.

Depuis 1978 les expositions du Nihon-Hangai se tiennent chaque année au prestigieux Musée des Beaux-arts de Tokyo.



Contact presse : DAO

"Le Tribunal"

89520 PERREUSE

03 86 74 60 64

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