Facebook Twitter Newsletter Linkedin RSS

Portail de la presse

QUELQUE PART! ANAMORPHOSES, TROMPE L'Å’IL, OUVRES GRAPHIQUES DE ISTVAN OROSZ

Communiqué de presse

 
Quelque part...
Anamorphoses, trompe l'oeil, ouvres graphiques de István Orosz
 
Après le succès qu'a connu son exposition rétrospective au Musée Escher de la Haye dans le cadre de la saison culturelle hongroise aux Pays-Bas en 2004, István Orosz expose ses anamorphoses, trompe-l'oeil, oeuvres graphiques dans la capitale française du 23 février au 25 mars.
 
Le talent de István Orosz, graphiste, peintre, réalisateur de film d'animation est reconnu dès sa première apparition sur la scène internationale: le meilleur premier film au Festival Mondial de Film d'animation de Zagreb en 1977 est suivi jusqu'à présent de nombreux grands prix et récompenses aux festivals, aux biennales et salons graphiques importantes du monde.
Le graphiste est entre autres le «re-créateur» contemporain des genres séculaires de l'anamorphose et le trompe-l'oeil. Il maîtrise avec virtuosité la technique, et se ressource de la philosophie de cet art si particulier. Il respecte les valeurs artistiques du passé, son style minutieux évoque les gravures des temps anciens, mais c'est un artiste résolument moderne qui interprète et transpose ces valeurs au XXIe siècle.
En parlant de l'anamorphose, il est inévitable d'évoquer le nom d'un artiste-chercheur- moine, François Niceron, mort à l'âge de 33 ans à la première moitié du XVIIe siècle. C'est lui qui, dans son livre intitulé  « La Curieuse perspective » et publié en 1638,  a résumé pour la première fois les méthodes selon lesquelles ces images `truquées' de manière surprenante, ne révélant leur secret que d'un point de vue inhabituel, sont réalisées. Ce « petit frère », - frère minime - était le premier grand maître du trompe-l'oeil. C'est à lui, à François Niceron que István Orosz dédie sa première exposition à Paris.
István Orosz (1951- Kecskemét, Hongrie) ancre définitivement ses gestes du 20e siècle à l'idéal de beauté grec et latin et tout cela avec une pincée d'ironie et d'incrédulité contemporaines. Il utilise souvent le pseudonyme Outis (Personne), nom grec, le même qu'utilisait Ulysse en se présentant au Cyclope. On sait bien que le monstre a payé cher cette rencontre, il a perdu son oeil. Les travaux d'Orosz-Outis sont caractérisés par les illusions optiques et les paradoxes visuels, ils attaquent l'oeil, même si c'est plus doux que dans la mythologie. Les visiteurs de nombreuses expositions européennes et américaines ont déjà découvert ses dessins.
 
Informations pratiques :
Vernissage :
Oeuvres graphiques de István Orosz
DATE : LE MARDI 22 FEVRIER 2005, DE 19 HEURES A 21 HEURES. EXPOSITION OUVERTE JUSQU'AU 25 MARS 2005.
LIEU : INSTITUT HONGROIS DE PARIS, 92, RUE BONAPARTE, 75006 PARIS
CONTACT PRESSE : ZSUZSA KIS, ATTACHEE DE PRESSE
TEL : 01 43 26 12 06, FAX : 01 43 26 89 92, E-MAIL : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
 
Paris, le 27 janvier 2005                                               Zsuzsa Kis, Institut Hongrois de Paris
 
 
 
Extraits du livre de István Orosz, écrit par l'artiste /István Orosz: Quelque part... Catalogue d'exposition/ :
 
Quelque part...
 
Les labyrinthes, les jardins- certains nous feraient tomber dans un piège, d'autres nous tromperaient, mais la plupart ne veut que nous distraire. Les jardins dans les oeuvres d'Orosz sont pleins de surprises, de secrets parfois ésotériques, mais jamais effrayants. Plaire et tromper les yeux d'une manière tout à fait naturelle semblent être les deux objectifs principaux de l'artiste.
 
( ...)
 
Les visages cachés sont des tableaux à double sens. Nous découvrons le savoir-faire, les astuces des maîtres de la renaissance dans un contexte contemporain. István Orosz possède toutes les connaissances sur la vue, la perspective et sur l'illusionnisme réunies depuis des siècles. Observez les détails non-essentiels aussi. Essayez de suivre l'artiste, dès qu'il part à créer son monde imaginaire - pour nous. Jusqu'à quel maillon de sa spirale d'associations arrivons-nous le suivre? Ce qui était le morceau d'un portrait, fait partie maintenant d'un paysage, ou bien devrait-on regarder le tout à l'envers?
 
( ...)
 
Les miroirs et les images reflétées préoccupent depuis longtemps István Orosz, aussi bien en sujet principal qu'en variation. Il dessine la nature apprivoisée, le meilleur côté de la beauté romantique en forme distillée - mais cela ne veut pas dire que la nature, et ainsi la société, n'ont pas de visages obscurs. Seulement, ces images n'accentuent que la beauté et le bonheur. Précisément c'est l'impossibilité des choses qui nous fait réfléchir « attention, ça ne peut pas être si facile »...
 
( ...)
 
La création des constructions impossibles est une des préoccupations préférées d'Orosz. Les détails sont encore une fois impressionnants, même dans un coin du tableau, notamment l'harmonie des espaces sombres et clairs, les lignes et le croisement des lignes. Essayons de démasquer le magicien. Où triche-t-il? Sans doute, conduit-il nous à l'aveugle ou aimerait-il seulement être révélé. Il se pourrait qu'il mente tout simplement pour attirer l'attention sur la vérité.
 
( ...)
 
Le manque intelligent Dans sa propre création Orosz a toujours puisé au patrimoine européen commun. Mais comme si maintenant il voulait descendre encore plus dans les profondeurs, jusqu'aux origines du monde. Des stèles juives et mésopotamiennes apparaissent dans les hiatus laissés par des églises, des arcs de triomphe et des aqueducs. Devant ces ruines se trouvent parfois des personnages. Comme s'ils participaient au Grand Voyage européen, si fréquent au 19e siècle. Des visiteurs aux monuments de l'Age d'Argent.
( ...)
 
Les paysages du temps Les niveaux de la réalité et l'imaginaire entrecroisés, leurs boucles entrelacées inspirent souvent l'illusion de l'infini dans l'espace et dans le temps. Quand on feuillète les dessins d'Orosz, on a l'impression de circuler entre les dimensions. Il nous arrive même parfois d'imaginer l'existence d'une quatrième dimension. On dépasse la mélancolie des motifs Vanitas, le sentiment de perdition inspiré par les jardins-labyrinthes et la tromperie magnifique des miroirs. Ce voyage imaginaire nous permet d'apprivoiser le temps, le rendre personnel. Les oeuvres de cette partie nous rappellent la relativité du temps, elles représentent des paysages éternels vus par les yeux de quelqu'un né mortel.
 
( ...)
 
L'épilogue est une sorte de conclusion. Ce sont les oeuvres les plus complexes de l'artiste, y compris celles qui ne fonctionnent que dans l'espace, les « anamorphoses ». La feuille graphique reçoit un nouveau sens, si on la regarde sous un angle inhabituel ou si on met un objet géométrique luisant sur un point défini du tableau. Un cylindre sur le puits, une pyramide sur le labyrinthe, un cône sur la coquille. Est-ce qu'on trouve toujours le sens caché? En nous déplaçant pour trouver le point de vu parfait, nous apprenons à nous connaître, nous découvrons où est notre place dans l'espace physique ou spirituel marquée par les rayons émanant de l'image. En fonction de nos déplacements notre position change le sens de l'image. Oui, en regardant ces oeuvres naît l'évidence que le spectateur et l'artiste s'influencent réciproquement.
 

 
 
Légendes des photos disponibles pour la presse :
 
Exposition „Quelque part... Anamorphoses, trompe-l'oeil, oeuvres graphiques de István Orosz", Institut Hongrois de Paris, du 22 février au 25 mars 2005.
 
1/a, 1/b - „Je suis le plus mélancolique fasche et fascheux ambassadeur que visitez oncques" (Hommage à Jean Dinteville), 2005, encre de Chine.
2/a, 2/b, 2/c - Anamorphose Jules Verne, eau-forte
3 -  Dürer dans la forêt, 1987,  eau-forte
4 -  Les colonnes, 2001, eau-forte
5 - Mon soleil, ton soleil, 2000, eau-forte
6 -  Mythologie no II /La Coupole /, 1999 eau-forte
 
 
Liste des ouvres
 
 
1. Dürer dans la forêt, 1987,  eau-forte
2. Dalí et la Sainte Famille, 1988, eau-forte
3. TivoLiszt  1990, eau-forte
4. Regardant l'île, 1993, eau-forte
5. Velazquez Spectaculum 1998, eau-forte
6. Bâtiment d'angle au coin des rues Andrássy et Népköztársaság, 1991, eau-forte
7. Mon soleil, ton soleil, 2000, eau-forte
8. Mythologie no I /Le Chêne/, 1999 eau-forte
9. Mythologie no II /La Coupole /, 1999 eau-forte
10. Les colonnes, 2001, eau-forte
11. Santo Stefano Rotondo, Paraphrase no II 2000, eau-forte
12. Les escaliers (Les vues du temps), 2001, eau-forte
13. Le puits (Anamorphose Escher) In memoriam M. C. Escher, 1998 eau-forte
14. Autoportrait avec Albert (Anamorphose Albert Einstein) 2001, eau-forte
15. Anamorphose Jules Verne, eau-forte
16. Théâtre Shakespeare, 2000-2001, encre de Chine
17.  „Je suis le plus mélancolique fasche et fascheux ambassadeur que visitez oncques" (Hommage à Jean Dinteville), 2005, encre de Chine



 


Expositions individuelles sélectives
 
1987 Musée Rippl-Rónai, Kaposvár
1990 Budapest
1991 Nagoja
1992 Pécs
1994 Mexico City
1995 Budapest, New York
1997 Chicago, Saloniki
1998 Coppenhague, Betlehem (Etats-Unis), Kansas City
2000 Silkeborg
2001 Sopron
2002 Pozsony
2004 La Hays, Pays-Bas
 
 
Films (sélection) :
Csönd (1979), Álomfejtő (1980), Ah, Amerika (1985), Vigyázat, lépcső! (1989), A kert (1993), Sírj! (1996), Fekete lyuk, fehér lyuk (2000
 
 
Prix (sélection):
1990 - Médaille d'or du Biennale de Brno
1991 - Prix Béla Balázs
1993 - Prix Mihály Munkácsy
1994 - Prix du 5ème ICOGRADA, Exposition d'Affiche à Chaumont
2001 Médaille d'Or de la Société des Illustrateurs Américains