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EXPOSITION PHOTO DES PRISONS DE LYON PAR BRUNO PACCARD

Arty

EXPOSITION PHOTO DES PRISONS DE LYON
PAR BRUNO PACCARD


ARTY L’AMOUR DE L’ART invite Bruno Paccard à présenter son travail réalisé dans les prisons de Lyon.

Mercredi 13 février 2013
de 18 h à 21 h


8, rue de Fleurieu
69002 LYON
En présence de l’artiste
(Du 11 au 15 février, visite sur rendez-vous)
Bruno Paccard

Les Yoyos (Prisons Saint-Paul / Saint-Joseph)

« Habitant le quartier, j’ai toujours eu envie de photographier ces prisons. Une fascination qui me ramenait à mon enfance ou le mot “prison” était chuchoté dans le quartier Italien à Nice où j’ai grandi. Quartier où l'on apprenait que le fils de Mme Untel était parti pour plusieurs mois et que l'on voyait revenir maigre et taciturne, que le “casse” de la poste c'était le fils machin… Conscient de la chance que j'ai eu de ne pas me trouver de l'autre coté parce que j'était trop certainement trouillard et trop sensible.

J'ai exposé en 2010 aux archives municipales de Lyon un travail de nuit (derrière les voûtes) que j'avais fait en 1990/92 avant que le quartier de la confluence ne change. Il y avait déjà les prisons dans ce travail photographique. C'est de cette manière que la directrice des Archives, m'a proposé de faire ces photos sur les prisons.

Je suis resté à peu près 3 mois, tout seul, dans cette espace terrible. Le 1er jour, il avait neigé, les cours était blanches, ce qui a accentué ce terrible sentiment de solitude.

Bruno PaccardLe choc, que j'ai ressenti en arpentant ces cellules, fut une tristesse profonde et les premiers jours, je n'ai pu rester trop longtemps. Puis, en lisant les graffitis dans les cellules, tous les sentiments, m'ont traversé : colère, chagrin, injustice, etc. J'ai eu les larmes aux yeux lorsque je suis rentré dans cette cellule ou 2 mineurs ont péris asphyxiés par le feu qu'ils avaient mis à leurs lits pour appeler les gardiens.

Je n'ai pas vraiment les moyens de juger, mais en tant que citoyen, la question de l'enfermement pour tous se pose, comment a-t-on pu enfermer des hommes dans ces lieux immondes ! Je ne peux pas oublier cette phrase, qui est de Camus, je crois,
« On mesure le degré de civilisation d'une société, à l'état de ses prisons ». C'est la phrase que je me répétais, tout le temps “Comment a-t-on pu ?”.

Les Yoyos était le moyen de communiquer entre cellules. Ils accrochaient une fourchette ou une cuillère tordue, un bout de drap ou une couverture déchirée, et au bout, quelque chose pour le voisin, cigarettes, médicaments, produits de toilettes, de l'eau, etc. Ils essayaient d'accrocher les barreaux de la cellule d'à coté ou d'en face. Comme l’exercice ne fonctionnait pas la plupart du temps, tout ces Yoyos allaient s'accrocher dans les barbelés et restaient suspendus au-dessus des cours.

Cette démarche servait aussi à énerver les gardiens, quand l'été il faisait trop chaud dans ces cellules confinées à 3 ou 4. De rage ou d'impuissance, ils jetaient tout ce qu'ils avaient sous la main.
»

Contact Presse :
ARTY L'AMOUR DE L ART
Céline MELON SIBILLE
06 11 77 45 47
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www.artylamourdelart.com

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