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La littérature étrangère sous surveillance

Si je vous dis Turquie, à quoi pensez-vous? Istanbul, la ville aux 200 000 milles minarets, des moustaches, une économie en plein boom, une population jeune, un pays riche en histoire, aussi bien tragique que glorieuse, un pays sur deux continents, oui et quoi d’autre encore? Un pays ou la chasse aux sorcières contre les intellectuels, les artistes, les écrivains ou encore les traducteurs est toujours actuelle. Oui, la Turquie est un beau pays, un modèle de démocratie en Moyen-Orient, alors pourquoi condamne-t-on deux éditeurs et deux traducteurs pour avoir fait leur métier? Quand les lois changent comme on changerai de chemise, on ne sait même plus sur quel pied danser…
Le 8 juillet 2012, la cours de justice a condamné deux maisons d’édition; Sel Yayinlari et Ayrinti Yayinlari et deux traducteurs; Süha Sertabiboğlu et Funda Uncu pour avoir traduit et publié deux nouvelles d’auteurs étrangers: « La machine molle » de William Burroughs et « Snuff » de Chuck Palahniuk.
L'Union des Traducteurs turque à Istanbul, Ҫevbir, est révulsée; porter en justice deux maisons d’éditions et deux traducteurs pour motif que des nouvelles pour adultes peuvent nuire à des enfants. Pour adultes? Oui, j’ai bien dit nouvelles pour adultes; ces livres ne se trouveront certainement pas dans le rayon de la littérature pour enfant… La justice turque a du se tromper de magasin… Justement, parlons de morales, savez-vous ou se trouve la collection pornographique la plus importante d'Europe? Dans les casernes de l’armée turc, tout à fait, dans un pays ou le service militaire est obligatoire pour les hommes et dure quelques 18 mois. Mais revenons-en à nos deux traducteurs. Le jugement sera suspendu jusqu'en 2015, car la cour de justice d'Istanbul vient d’adopter une nouvelle loi s’attaquant à l’obscénité et la littérature. Jusque-là, nos traducteurs n’ont qu’à bien se tenir, car toute traduction ou publication "obscène " portant le
ur nom jouera en leur défaveur. Cette loi d’intimidation qui dépasse les limites de la liberté d’expression ou qui est mal interprétée ou bien même les deux à la fois, a déjà permis de condamner six livres cette année, ce n'est pas la première fois que des romans étrangers font l'objet de poursuite pénales ni ce ne sera la dernière.
Article réalisé grâce à Jonathan Goldberg


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Communiqué envoyé le 30.07.2012 15:49:56 via le site Categorynet.com dans la rubrique Liberté de la presse

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