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Benjamin Bodig (Etude GARCIA & BODIG) À LA BARRE

BENJAMIN BODIG, VICE PRÉSIDENT
DE LA CONFÉRENCE DU JEUNE BARREAU DE LUXEMBOURG, CANDIDAT À
LA PRÉSIDENCE POUR L’ÉLECTION
DU 9 JUILLET PROCHAIN. INTERVIEW.
ACTUELLEMENT VICE-PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DU JEUNE BARREAU, QUELLES PRIORITÉS FIXERIEZ VOUS POUR VOTRE PRÉSIDENCE À VENIR?
Ma priorité est de continuer l’action que je mène conjointement avec la Présidente actuelle, Maître Anissa Bali. Nos actions sont basées sur 2 axes principaux. 1. Rapprocher la Conférence de ses 1600 membres – ceux possédant moins de 11 ans de barreau –, mieux les connaître pour mieux les représenter. Pour cela nous devons continuer à proposer des activités sociales et contribuer à la formation continue à laquelle chaque avocat est soumis – tout avocat en activité est soumis à un minimum de 16 heures de formation par an. 2. Communiquer ! Pour nous faire entendre et pour nous faire connaître. Nous ne sommes ni ne deviendrons un syndicat mais nous devons défendre les intérêts de nos membres auprès du Bâtonnier, du Conseil de l’Ordre mais également auprès du Ministère de la Justice. Nous avons notre propre opinion à exprimer afin de participer aux débats liés à la profession et l’évolution de la Justice. À titre personnel, la valeur n’attendant pas le nombre d’année, je souhaite améliorer l’image du jeune avocat, tant envers le public que vis à vis des autres avocats.

QUELLE EST L’IMAGE DES AVOCATS ?
Lorsque l’on demande à des enfants : « Quel métier souhaiteriez vous exercer plus tard ? », beaucoup s’accordent à dire « Pompier, médecin, infirmière... ». Du coté des parents, la réponse « avocat » revient souvent. Cependant, c’est une profession particulièrement impopulaire. L’image de ce métier est ternie par des préjugés depuis la création de la profession. « Ils ne sont pas de bonne fréquentation », « ils gagnent beaucoup d’argent », « ils défendent des criminels »... J’aimerai agir avec la Conférence du Jeune Barreau de Luxembourg pour mieux expliquer notre rôle, notre importance dans la société et surtout à dédramatiser. Faire appel à un avocat n’est pas un drame ! Cette mauvaise image n’est pas récente, Daumier caricaturait l’avocat de manière noire et sinistre. Effectivement, nous sommes « confrères », nous nous faisons appeler « maître » – ce qui peut créer une distance –, nous sommes gérés par un Ordre et revêtons une robe. Les exemples sont nombreux et tous favorisent la caricature obscure de notre profession. Les films et les séries télévisées participent aussi à l’élaboration de cette fausse image. Au Luxembourg, l’offre a même changé la perception de notre métier. Il existe énormément d’avocats, de très gros cabinets et la plupart de la population pense que nous sommes tous des avocats d’affaires. Depuis l’autorisation de la publicité dans notre profession, seuls les plus gros sont les plus visible, essentiellement dans ce domaine. Ce constat est vraiment dommage car nous sommes nombreux à aider et accompagner nos clients au quotidien. Dans leurs projets de vie : par exemple sur une question d’adoption, de la possibilité de devenir parent par l’intermédiaire d’une mère porteuse mais aussi dans leur vie de tous les jours : embaucher ou licencier un salarié, vendre un bien, mettre en location un immeuble, gérer ses locataires... Avoir recours à un avocat n’est pas nécessairement synonyme de tribunal. C’est la où il faut dédramatiser la situation. La solution à un conflit ne se trouve pas obligatoirement devant un juge. La médiation, l’arbitrage et la conciliation peuvent être des solutions alternatives plus rapides et moins onéreuses, notamment quand le problème n’est pas financièrement élevé. Le montant du litige m’amène à éclaircir un point épineux souvent évoqué par nos clients : nos honoraires. Ce n’est pas un problème de prix mais plus un problème de transparence. Il faut que nos clients sachent et comprennent par avance non pas combien cela va couter exactement car c’est très difficile de réaliser une estimation précise en début de dossier mais plutôt une information claire sur notre taux horaire et sur ce que cela comprend pour qu’il n’y ait pas de surprises.

QUELLE SOLUTION SOUHAITERIEZ-VOUS APPORTER À CE PROBLÈME D’IMAGE DURANT VOTRE PRÉSIDENCE ?
Apres avoir discuté longuement avec des confrères nous en avons conclut qu’une majorité de l’opinion pense que notre tarification est opaque, ce qui ternit notre image. Pour remédier à cela, nous mettons en place une charte. Les avocats pourront librement choisir d’adhérer à cette charte qui est basée sur 3 axes : 1. la communication des tarifs horaires (librement fixés par l’avocat), 2. l’annonce d’un seuil en fonction du dossier, 3. l’engagement de l’avocat à signer cette charte avec le client. Cette charte sera un avantage pour les clients et pour les avocats. Cette situation « win-win » aidera certainement à réduire le nombre de litiges existants entre certains clients et leurs avocats.

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Contact Presse:

Etude Garcia & Bodig
Benjamin Bodig


Identifiant Diffuseur : 84567
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Communiqué envoyé le 06/07/2015 10:40:46 via le site Categorynet.com dans la rubrique Justice

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