Facebook Twitter Newsletter Linkedin RSS

Portail de la presse

le visiteur médical en voie de disparition ?

C.E. Pfizer

Le visiteur médical en voie de disparition ?

A l’occasion du compte-rendu de la réunion « O » qui a vu la direction préciser les grandes lignes du plan social qu’elle souhaite mettre en place, les représentants solidaires – l’ensemble des représentants du personnel et des syndicats - ont décidé de poursuivre leur action solidaire. Il s’avère en effet que les mesures que la direction souhaite prendre vont à l’encontre des intérêts des salariés. De plus, ces dispositifs posent le problème du devenir du métier de visiteur médical avec acuité.

Une profession menacée et sans avenir ?
Qu’il est loin le temps où le visiteur médical était le contact privilégié, espéré et attendu du médecin généraliste ! Le métier de visiteur médical s’est en effet dramatiquement transformé.

Sur les 23000 visiteurs médicaux qui officient aujourd’hui en France selon les chiffres du LEEM (les Entreprises du Médicament), il ne pourrait en rester que 12 000 à 16000 en fonction des différents scenarii. Soit une perte de 8 à 10000 emplois d’ici 2010 pour l’ensemble du secteur.

Des chiffres à ajouter aux quelques 15 000 emplois déjà supprimés dans le monde et aux différentes restructurations qui ont émaillé les 5 dernières années Pfizer France.
Des probabilités qui indignent les représentants solidaires qui stigmatisent l’attitude de la direction qui n’a pas su proposer une alternative en termes de formation et/ou de reconversion avant l’issue fatale que représente ce plan social.

« Alors même que les dirigeants avaient connaissance de l’évolution défavorable du métier – en raison des conditions qu’ils avaient eux-même créées-, ils ont continué à multiplier les réseaux et la pression sur les médecins. » analyse Thierry Lannes.

Un métier vidé de sa substance
Autrefois, les visiteurs médicaux avaient une compétence sectorielle plus grande puisqu’ils touchaient les secteurs des spécialistes, de la médecine générale et des hôpitaux. Au fur et à mesure, la réorganisation a entraîné la rationalisation des secteurs et des compétences, appauvrissant peu à peu l’essence même du métier de visiteur médical. Un métier dont la formation initiale est pourtant validée par un diplôme d’état universitaire.

Ce sont aujourd’hui près de 200 postes qui sont immédiatement menacés puisque l’on passe de 10 réseaux à 8 réseaux pour les trois pôles de médecine de ville

« Jusqu’à l’année dernière, on a continué à engager des jeunes visiteurs médicaux sur lesquels pèse désormais une très grande pression et parallèlement ont été mis en place des réseaux de prestataires. Ce qui représentait certes une économie de charges sociales mais surtout un personnel plus malléable et moins bien rémunéré que les visiteurs médicaux Pfizer. » explique Thierry Lannes.

La grande négociation qui s’engage porte donc non seulement sur le refus des départs contraints mais également sur les impératifs d’une reconversion obligatoire pour des salariés que l’on a insuffisamment préparés à l’évolution de ce métier.


Contacts
Relations-presse

Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi*- 06 22 78 71 38Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. *(se prononce Jikessi)
CE Pfizer
Thierry Lannes, Secrétaire du CE - 23/25 rue du docteur Lannelongue - 75668 Paris cedex 14-Tél. : 06 08 33 61 37 –