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Institut PUPPEM

Institut PUPPEM « Pour Une Prescription Plus Efficiente du Médicament » 27/10/2005

http://perso.wanadoo.fr/pouruneprescriptionplusefficientedumedicament





Communiqué de presse



Mais dans quel article du PLFSS 2006 se cache la maîtrise médicalisée ?



L’Institut PUPPEM ne voit vraiment pas et attend toujours la réponse promise par le gouvernement sur sa proposition !





Certes, il est beaucoup plus facile de toucher aux prix des médicaments ou à leur niveau de remboursement, que de modifier les volumes de ventes en agissant durablement sur les comportements de prescription. Fait notoire, les médicaments récents et coûteux sont les responsables de la croissance des dépenses pharmaceutiques, pas les génériques. Et pourtant, ce sont les prix de ces derniers que le gouvernement envisage de baisser. Quelle drôle d’idée ! Une mesure qui non seulement nuit aux pharmaciens officinaux, seuls professionnels de santé véritablement impliqués jusqu’ici dans la réussite du générique, et aux génériqueurs exsangues, pour ceux qui ne commercialisent pas de « princeps », mais fera une fois de plus le bonheur du lobbying pharmaceutique industriel.



L’Institut PUPPEM « Pour Une Prescription Plus Efficiente du Médicament » relance sa proposition, seule alternative crédible aux mesures purement comptables, électoralistes, aux seuls effets immédiats et fugaces, et qui ne régleront rien pour autant. L’Institut a soufflé sa première bougie le 30 septembre, mais l’idée sous-jacente avait été présentée aux autorités un an auparavant. Si la solution préconisée avait été mise en application sans tarder, ce sont 164 millions d’€ d’économie qui auraient déjà été engrangés sur 2005, et 339 millions prévus pour 2006. Soit un cumul supérieur à 500 millions d’euros. Plus que le rendement attendu d’une baisse de 13% des prix du répertoire des génériques ou celui d’une généralisation du TFR après 24 mois, ou encore que l’augmentation prévue, et déjà diminuée en commission à l’assemblée nationale, de la taxe sur le chiffre d’affaire de l’industrie.



Ses représentants, reçus le 12 septembre pour la 5ème fois au cabinet du Ministre, attendent depuis la réponse promise dans un délai d’un mois sur le projet d’expérimentation régionale proposé à la demande du Directeur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes…



Monsieur le Ministre, votre objectif est de « dépenser mieux pour soigner mieux ». Les firmes pharmaceutiques investissent pour leur part 80 % de leurs dépenses promotionnelles dans la visite

médicale, ce n'est pas pour rien. Faites donc comme elles, et donnez sa chance au projet PUPPEM.



L’institut PUPPEM « Pour Une Prescription Plus Efficiente du Médicament » propose de mettre en place une visite médicale publique, professionnalisée et indépendante de l’industrie pour promouvoir auprès des médecins les « grands médicaments » anciens et génériqués, encore au cœur des recommandations de bonne pratique (RBP), mais délaissés par les laboratoires en dépit de leur intérêt pour la collectivité. Le but pour les pouvoirs publics serait, conformément aux recommandations de la Cour des Comptes, d’exercer une influence sur les médecins en s’appuyant sur les RBP, de manière à infléchir de 6 à 2.5% par an la croissance des dépenses observées sur

6 domaines thérapeutiques, sans rapport proportionné à l’amélioration du service médical réellement rendu. A la clef : 1,8 milliard d’€ d’économie cumulée sur 4 ans, dont 750 millions dès la 4ème année d’activité, avec en prime la création de 760 emplois, pour un budget annuel de 90 millions d’€.