Facebook Twitter Newsletter Linkedin RSS

Portail de la presse

Etude Euler Hermes SFAC : 2010, une France en convalescence avec 1% de croissance

2009 restera une année marquée par la profonde récession économique qui s'est propagée à l'ensemble des pays avec un recul du PIB mondial de 2 % provoquant une très forte progression des défaillances d'entreprises dans le monde.
2010 sera pour la France une année de convalescence avec une croissance faible (1% estimé) et un maintien de la sinistralité à un niveau élevé (entre 0 et 5% d'augmentation des défaillances attendue).


1. La plus forte récession historique de la France mais la plus faible des pays de la zone Euro

La France n'a pas été épargnée par la crise. Avec une contraction de l'activité économique de 2,2 % en 2009, il s'agit de sa plus forte récession historique.
« La récession de la France a pourtant été deux fois moins forte que celle de la zone euro (-4%) et également la plus faible de tous les pays européens», constate Karine Berger, directrice Marchés et Marketing Groupe Euler Hermes.

Ceci s'explique tout d'abord par la faible part du commerce extérieur dans l'économie française qui a permis d'éviter une partie du choc. En effet, la part des exportations est nettement plus faible en France que dans la zone euro. En 2008, elle était de 30 % en France, contre 51 % en Allemagne.
« Malgré cette moindre dépendance au commerce extérieur, on observe néanmoins une chute historique de la part de l'industrie dans la valeur ajoutée de la France qui s'est établie à 15,4 % fin 2009 alors que depuis 1950 le poids de l'industrie n'était jamais passé en dessous de 16% », observe Karine Berger.

D'autre part, la consommation - plus forte en France qu'ailleurs en Europe - a été un amortisseur. Les ventes de voitures en particulier ont été plus soutenues que dans l'Union Européenne grâce au cumul du bonus écologique (janvier 2008) et de la prime à la casse (janvier 2009).
Les mesures de soutien mises en place par le gouvernement et les mécanismes de stabilisateurs automatiques - 80 milliards d'euros injectés en 2009 - ont par ailleurs contribué à endiguer la chute d'activité de l'hiver 2008-2009 et permis à des milliers d'entreprises de franchir le seuil de l'année 2010.


2. La France sera convalescente en 2010 avec une croissance décevante d'environ 1%

- Une reprise technique limitée et pas de redémarrage tangible à ce stade
Contrairement à ce que l'on pouvait attendre des épisodes passés de récession, l'économie française aura du mal à repartir en 2010. Après l'ampleur des baisses de 2009, le redémarrage "technique" lié au restockage est particulièrement faible.
Si globalement la production a cessé de décroître, avec 0,6 % de croissance du PIB au dernier trimestre 2009, il n'y a pas de redémarrage tangible à ce stade : la reprise n'est pas encore enclenchée.
« La production manufacturière est 12% en dessous de son point haut de mi-2008 et les demandes de garanties - en montant - faites auprès d'Euler Hermes SFAC sont en baisse de 21 % à fin février 2010 sur 12 mois glissants ce qui est en ligne avec la baisse moyenne du chiffre d'affaires des entreprises constatée par notre réseau de délégations », commente Ludovic Sénécaut, président du directoire d'Euler Hermes SFAC.


- Perspectives sectorielles : les fondamentaux restent fragiles et préfigurent une reprise molle
Que ce soit au niveau des entreprises, pour les biens d'équipement, ou des particuliers avec la construction, l'investissement reste en berne - ceci malgré un coût du crédit historiquement bas - et ces deux secteurs en récession. Le début du restockage devrait profiter dans un premier temps aux biens intermédiaires. Corollairement, le début de la reprise alimente l'activité transport qui repasse en positif en 2010.

Les besoins d'intérim - qui peuvent constituer un indicateur avancé de l'économie - sont au point mort. L'emploi devrait continuer de se dégrader pesant sur le moral des ménages et donc sur la consommation. Certes, la crise est passée, mais ses effets, notamment sur la demande interne, avec un taux de chômage qui dépassera 10 % de la population active en 2010, vont perdurer encore de nombreux mois. Dès lors, les ressorts de la reprise paraissent bien fragiles.
« Une période de convalescence d'environ un an s'est engagée pour la France pendant laquelle il faut espérer que les déséquilibres générés par le choc de la récession vont pouvoir lentement se résorber. La croissance en 2010 resterait ainsi décevante, autour de 1 % », commente Karine Berger.


3. La situation des entreprises reste pour le moins délicate, après la forte sinistralité 2009 atténuée par les mesures de soutien

Le bilan 2009 des défaillances en France est sans appel : aucun secteur, aucune région, aucune taille d'entreprise n'a été épargnée. Avec 64 661 défaillances, la France a retrouvé les niveaux record de défaillances atteints en 1993. Cette augmentation a touché l'ensemble des régions de l'Hexagone, avec des progressions supérieures à 15% dans huit régions avec en tête : la Basse-Normandie (+37%), la Rhône-Alpes (+30%) et l'Alsace (+29%). Dans tous les secteurs, la sinistralité est restée orientée à la hausse, proche de 30% dans l'immobilier et de l'ordre de 15 à 20% dans l'industrie, la construction et les transports. Les entreprises employant de 50 à 100 salariés ont été les plus fragilisées avec une augmentation de +59% des défaillances.
Pourtant, avec une récession en 2009 (-2,2%) supérieure à celle de 1993 (-0,9%), ces chiffres auraient pu être encore plus importants. Mais les différentes mesures de soutien aux entreprises - dont les 30 milliards d'euros de moratoires - mises en place par les pouvoirs publics, les collectivités régionales, les établissements financiers, dès la fin 2008 et tout au long de 2009, ont permis à des milliers d'entreprises sous perfusion de poursuivre leur activité.
« Le bilan 2009 aurait pu être plus lourd : on estime qu'au moins 6000 entreprises ont été « sauvées » par ces mesures. Mais il y a un risque de report sur 2010 de ces défaillances qui auraient dû intervenir en 2009. Nous prévoyons donc cette année un maintien de la sinistralité à un niveau élevé avec une augmentation des défaillances estimée entre 0% et 5% », estime Karine Berger.

« Le retour à une croissance faiblement positive pour 2010 va permettre de stabiliser la situation après la forte chute de l'année dernière mais il est trop tôt pour considérer que la reprise est véritablement enclenchée. Les évolutions de défaillances d'entreprises et de défaut de remboursement des crédits (ménages et entreprises) continuent de faire peser des risques conséquents sur l'économie et nécessitent de maintenir la forte mobilisation de tous les acteurs économiques mise en place l'année dernière», conclut Ludovic Sénécaut.

N°1 de l'assurance-crédit en France, Euler Hermes SFAC, filiale du groupe Euler Hermes, contribue au développement rentable des entreprises en garantissant leur poste clients. Sa mission est de prévenir le risque clients, recouvrer les créances impayées et indemniser les pertes subies.

--
Contact Presse:
Euler Hermes SFAC
anne laure dodero

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.eulerhermes.fr

--

Communiqué envoyé le 11.03.2010 12:25:47 via le site Categorynet.com dans la rubrique Economie

Diffuser votre communiqué de presse : http://www.diffuseruncommuniquedepresse.com/

2784624620396527959-970144272128654915?l=economie.annuairecommuniques Etude Euler Hermes SFAC : 2010, une France en convalescence avec 1% de  croissance


Posted: 2010-03-11 12:25:51

Lire article Source