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Nous demandons l'indepedancede l'OMS

NOUS DEMANDONS L’INDEPENDANCE DE L’OMS

Deux militantes de Loire-Atlantique au siège de l’OMS, à Genève


Séverine DURAND, de Bouvron, et Karine PLANTIER, de Sautron, se rendront à Genève, du 27 Août au 01 Septembre, de 8h00 à 18h00 (horaires correspondants aux heures de bureaux de l'OMS). Et ce, pour participer à une action militante de très grande envergure : faire la vigie à l'angle de la Route des Morillons et l'Avenue Appia, c'est le carrefour incontournable que doivent prendre les personnes travaillant à l'OMS. Elles seront en femmes sandwichs, sur ces pancartes (écrites en Anglais) sera mentionné : « Tchernobyl 21 ans de Mensonge, OMS Complice - Et également sous demandons l'amendement de l'Accord du 28 Mai 1959 qui lie OMS (Organisation Mondiale de la Santé) à L'AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) face à la catastrophe de Tchernobyl ».
Informations sur les Accords liant l'OMS à L'AIEA : www.independentwho,info

Vingt-et-un ans après l’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de 500.000 enfants du Belarus et d’Ukraine, qui n’étaient pas nés au moment de la catastrophe, souffrent de dommages radiologiques. Leurs maladies cardiovasculaires, endocrines, ou les malformations sont essentiellement provoquées par l’accumulation dans certains de leurs organes (le coeur, les muscles, les os...) de deux composés radioactifs (le césium 137 et le strontium 90), suite à l’ingestion d’aliments contaminés par ces produits.
Pourquoi l’Organisation mondiale de la santé n’a-t-elle rien fait dans les territoires de Tchernobyl ? Pourquoi a-t-elle passé la main et laissé faire son travail de radioprotection par les promoteurs des centrales nucléaires ? L’opinion publique dans son ensemble ignore encore l’existence d’un accord signé (le 28 Mai 1959) entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui empêche l’OMS d’agir librement dans le domaine nucléaire si elle n’a pas l’assentiment de l’AIEA. Cet accord précise en effet que « chaque fois que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord ». (article1, paragraphe 2 de l’accord).
Application pratique de cet accord : l'OMS, après avoir attendu 5 ans avant de se rendre dans les territoires contaminés de Tchernobyl en 1986, publie en 2005, un dernier rapport évaluant à 51 le nombre de morts provoqués par l'accident, auxquels elle ajoute 4000 cancers de la thyroïde « très bien soignés » estime-t-elle. Mais ses chiffres ne reflètent en aucun cas la vraie tragédie que subissent ses peuples vivant sur ses sols hautement contaminés. En effet, aujourd'hui ce sont 80% des enfants qui sont malades à cause de l'ingestion chronique de radionucléides se trouvant dans la nourriture.
Il est évident que les termes de l’accord sont en contradiction avec ceux de la constitution de l’OMS (tous les éléments cités ci-dessus sont dans les documents fondamentaux de l’OMS).
Des organisations qui viennent en aide aux victimes de Tchernobyl (Enfants de Tchernobyl Belarus, CRIIRAD, Contratom Genève, Réseau Sortir du nucléaire, SDN Loire et Vilaine, Brut de Béton Production) ont décidé de lancer cette action pour demander la révision de l'accord et exiger que l'OMS remplisse sa mission auprès des populations touchées par la contamination radioactive.
Depuis, le 26 avril dernier, 21 ans après la catastrophe de Tchernobyl (jour de commémoration de l'accident), a débuté devant le siège de l'OMS à Genève, cette action de présence permanente et ce pour une durée indéterminée (au minimum, jusqu'à l'Assemblée Mondiale de fin mai 2007 et ensuite pendant des semaines, des mois...).
Séverine Durand et Karine Plantier (qui est aussi secrétaire de l’association « Sortir du nucléaire » - Loire-et-Vilaine) seront donc présentes durant toute une semaine, expérience qu’elles relateront à leur retour.

Contacts :
* Karine PLANTIER : 06-26-96-17-67 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
* Paul ROULLAUD : 02-40-87-60-47 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
(membre initiateur de cette action)

Pour tous détails sur les termes de l’accord et les publications de l’OMS dénoncés, contacter également les intéressés.