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Le Directeur général de l'UNESCO s'inquiète des atteintes à la liberté d'expression au Népal

communiqué de presse N°2005-20

Le Directeur général de l’UNESCO s’inquiète
des atteintes à la liberté d’expression au Népal

Paris, 16 février - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a
exprimé aujourd’hui sa profonde inquiétude face aux atteintes portées à la
vie démocratique et à la liberté d’expression depuis la proclamation de l’
état d’urgence au Népal.

Rappelant que le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, avait dès
le 1er février qualifié de « recul grave pour le pays », les dispositions
visant à dissoudre le gouvernement, instaurer l’état d’urgence et suspendre
les libertés publiques et la liberté d’expression, le Directeur général a
déclaré : « L’annonce de la fermeture de dizaines de médias, d’un contrôle
direct des forces armées sur les autres, de l’interdiction de toute
publication d’information critique, ainsi que les nombreuses arrestations de
journalistes, constituent autant d’atteintes à la liberté d’expression que l
’UNESCO a pour mission de défendre ».
Koïchiro Matsuura a poursuivi : « En quelques jours, ce sont quinze ans d’
acquis en matière de liberté de la presse, et par conséquent de progrès
démocratiques, qui ont été réduits à néant. La liberté de la presse, comme
les autres libertés fondamentales, est pourtant indispensable à la bonne
marche d’une société. Le Népal ne pourra vivre en paix sans respecter les
droits fondamentaux, la démocratie et le multipartisme ».
Selon le Kathmandu Post, près de 1000 journalistes risquent de se retrouver
sans travail du fait de l’interdiction de diffuser de l’information sur les
radios FM. Plusieurs dirigeants de la Fédération des journalistes népalais
seraient obligés de se cacher. Les communications ont été rétablies mais les
fermetures de médias se poursuivraient selon Reporters sans Frontières.

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L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre
la liberté d’expression et la liberté de la presse. L’article 1 de son Acte
constitutif déclare que l’Organisation se propose «d'assurer le respect
universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés
fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de
religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ».
Pour y parvenir l’Organisation doit favoriser « la connaissance et la
compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’
information des masses et recommande, à cet effet, tels accords
internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des
idées, par le mot et par l’image…»