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Pakistan : Démocratie ou terrorisme d’Etat ?

Madame, Monsieur,

vous trouverez attaché ci-dessous le communiqué de presse de l'association MQI France suite aux atrocités policières qui se sont déroulées dans la nuit du 16 au 17 juin au Pakistan.
J'attire votre attention sur le caractère sans précédent de la brutalité à l'origine de ce massacre.

Nous comptons organiser une manifestation dans les jours à venir et souhaitons porter à votre connaissance cette tragédie.

Vous pouvez trouver ci-dessous un lien d'information:
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/lahore-8-morts-dans-des-heurts-entre-police-et-militants-politiques_1551913.html

Cordialement.

Pakistan : Démocratie ou terrorisme d’Etat ?
28 personnes1 ont été sauvagement assassinées par la police gouvernementale du Pendjab dans une attaque nocturne perpétrée contre les locaux de l’Organisation Minhaj-ul-Quran et du parti politique Pakistan Awami Tehreek (PAT) à Lahore. Ce massacre organisé par le pouvoir politique pakistanais durant la nuit du 16 au 17 Juin 2014, s’est déroulé tout juste un an après l’arrivée au pouvoir du PLMN de Nawaz Sharif et de son frère Shahbaz Sharif. Cette tragédie intervient d’ailleurs à l’heure où le régime pseudo-démocratique est plus que jamais remis en cause, suite à l’unanimité de l’ensemble des partis d’opposition qui déclarent ces dernières élections comme ayant été largement truquées.
Muhammad Tahir ul-Qadri, leader et fondateur du mouvement pacifiste Minhaj ul-Quran ainsi que du parti politique Pakistan Awami Tehreek, a lancé une vaste campagne de sensibilisation à l’égard de ce système politique corrompu basé sur un régime féodal qui élimine tout espoir de Démocratie réelle.
1 Source : ARY News
28 morts, 142 blessés et 212 personnes portées disparues…
C’est à deux heures (heure locale) que sont intervenues les « forces de l’ordre » armées de Kalachnikovs et accompagnées de Bulldozers. Celles-ci ont forcé le passage et délibérément ouvert le feu sur des civils pakistanais. Le gouvernement a prétexté la suppression des barrières de sécurité qui encadraient la résidence de Muhammad Tahir ul-Qadri et de sa famille, ainsi que les barrières présentes devant le siège du parti afin de justifier cette opération.
Pourtant ces barrières avaient été installées par la police elle-même sur autorisation de la Justice. Et aucun mandat n’a été présenté pour légitimer cette intervention. Les individus présents sur place ont tenté de comprendre les motifs de cette opération. À court d’arguments, les 200 policiers présents n’ont pas hésité à tirer sur la foule désarmée, et ce de sang froid. À cet instant, 28 morts sont à déplorer et plus de 142 personnes sont grièvement blessées. Aussi, plus de 212 personnes sont introuvables. Beaucoup d’entre-elles sont torturées dans les différents commissariats de Lahore et villes avoisinantes. Les détenus relâchés par la police sont transportés dans les hôpitaux avec des blessures et des mutilations (oreilles coupées, nez écrasés, clous enfoncés dans les pieds, etc.). Plusieurs corps sans tête ont été repêchés dans la rivière. Une femme et son nourrisson ont été abattus et leur corps ont été évacués et faits disparaître par les autorités. On signale plusieurs nouvelles tombes non-identifiées ayant apparues dans des cimetières en l’espace d’une nuit.
Des impacts de tirs à balles réelles sont visibles sur les murs et fenêtres de la résidence du leader du parti qui vit depuis quelques années au Canada. Ce dernier a récemment annoncé son retour au Pakistan pour le 23 Juin 2014 afin de mener son mouvement de contestation contre le système corrompu. Même si l’objectif affiché de l’opération par le gouvernement était de supprimer les barrières de sécurité, personne au Pakistan, qu’il s’agisse des médias, des autres partis politiques ou de la société civile, ne croit à cette raison. Cette opération avait pour but d’assassiner les proches du Professeur Tahir ul-Qadri afin de le dissuader de revenir au Pakistan pour conduire lui-même sa révolution pacifiste et non-violente à l’encontre du système politique du pays.
C’est aussi une expédition punitive à son encontre car le Professeur Tahir ul-Qadri est l’auteur de la Fatwa de 600 pages contre le terrorisme et les attentats-suicides. Or, le pouvoir actuel est un fervent supporter des négociations avec les talibans et Al-Qaida pour ramener le calme dans le pays, position diamétralement opposée à celle de Tahir ul-Qadri qui milite pour une opération militaire globale afin d’éliminer les camps d’entrainements terroristes au Pakistan.
Personne n’oublie que le Premier Ministre actuel Nawaz Sharif, malgré son apparence de démocrate, est le fils spirituel du Général Zia-ul-Haq qui fut à l’origine de la talibanisation de la société pakistanaise dans les années 1980. Cette affiliation avec le radicalisme, bien que masquée par les apparences, est restée forte et omniprésente à tel point que grâce aux attentats-suicides des talibans contre des leaders d’opposition, Nawaz Sharif fut le seul dont le parti eut un espace pour mener sa campagne avec succès. C’est bien pour cela que Nawaz Sharif et son frère n’ont jamais voulu éliminer le terrorisme, mais plutôt le contrôler à leurs fins.
Lorsque l’armée pakistanaise a lancé son opération militaire contre les talibans il y a une semaine, il a été vécu comme un désaveu humiliant pour le pouvoir central et un succès médiatique pour Tahir ul-Qadri. Cette opération a donc également été orchestrée telle une campagne de vengeance contre le Professeur Tahir ul-Qadri et ses militants.
L’atrocité des actes commis par le gouvernement a été unanimement condamnée par l’ensemble des partis politiques et des médias locaux et internationaux. Cette attaque constitue la première preuve éclatante de la connivence entre le pouvoir politique actuel et les talibans depuis qu’elle existe, d’autant plus que beaucoup commencent à accuser le gouvernement provincial d’avoir embauché des anciens combattants terroristes au sein même de la police. La brutalité extrême et la dimension inhumaine jamais observée jusqu’à ce jour dans une opération de « police » semblent donner raison aux opposants de ce système corrompu et anti-démocratique.
Le choc sans précédent de cette tragédie sur l’opinion publique vient de mettre au jour le vrai visage du pouvoir actuel qui voit maintenant ses jours comptés.
Plus que jamais, une réforme intégrale de la structure de pouvoir de ce pays est nécessaire afin que le Droit puisse
prévaloir et que la Démocratie puisse s’établir durablement avec tout ce que cela implique.
Les dirigeants actuels de ce pays représentent un danger non seulement pour leur propre peuple, mais ont fait également du Pakistan un pays dangereux pour le reste du monde. La société civile pakistanaise le réalise enfin. Il n’appartient plus qu’à elle de devenir maître de son destin.
Le 22 juin 2014, MQI France

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<strong>Contact Presse:
</strong>
MQI France
Azhar Siddique
0615165023

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communiqué envoyé le 23/06/2014 04:15:01 via le site Categorynet.com dans la rubrique Droits homme

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