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Iran : les sept responsables bahá’ís entament leur 5ème année d’emprisonnement Lancement de la Campagne internationale « Cinq années de trop »

Paris, le 6 mai 2013 – Afin de marquer le cinquième anniversaire de l’emprisonnement injuste des sept responsables bahá’ís iraniens condamnés à 20 ans de prison (condamnation la plus longue pour des prisonniers de conscience en Iran), les bahá’ís de France se joignent à une campagne internationale pour demander leur libération immédiate ainsi que pour attirer l’attention sur la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran.

La campagne se déroule du 5 mai au 15 mai, sous l’appellation « Cinq années de trop ». Partout dans le monde, les bahá’ís ont planifié des événements publics qui seront centrés sur la situation désespérée de ces sept bahá’ís.

« Le 14 mai prochain, les responsables bahá’ís innocents auront été derrière les barreaux pendant cinq années complètes, injustement emprisonnés uniquement à cause de leurs croyances religieuses », déclare Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá‘íe aux Nations unies.

« Nous demandons aux personnes de bonne volonté d’élever la voix dans le but d’obtenir leur liberté ainsi que la liberté d’autres innocents prisonniers de conscience en Iran », annonce Sophie Ménard, porte-parole des bahá’ís de France.

Arrestation et condamnation
Depuis leurs arrestations, les sept bahá’ís – Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli, et Vahid Tizfahm – ont été victimes d’un procès bâclé fondé sur des preuves inexistantes. Pendant leur première année de détention, les sept bahá’ís n’ont pas eu connaissance des charges retenues contre eux et ils n’ont pratiquement pas eu accès à leurs avocats. Aujourd’hui, les sept responsables endurent des conditions difficiles de détention dans deux des plus tristement célèbres prisons d’Iran. Les cinq hommes sont incarcérés dans la prison de Gohardasht à Karaj, un bâtiment connu pour sa surpopulation, son manque d’hygiène et ses conditions dangereuses. Les deux femmes sont restées à Téhéran, dans l’infâme prison d’Evin.

Les bahá’íes en Iran
Les sept responsables étaient membres d'un groupe ad hoc chargé de veiller aux besoins de la communauté bahá’íe iranienne, forte de 300 000 membres, soit la plus importante minorité religieuse non-musulmane de ce pays. Rappelons que depuis plus de trente ans, les bahá’ís en Iran sont considérés comme des «infidèles non-protégés». Sous-citoyens dans leur pays, les bahá’ís ne sont pas reconnus par la constitution iranienne et sont privés de tous leurs droits. Plus de cent seize bahá’ís sont actuellement incarcérés dans les prisons iraniennes. Plus de 200 bahá'ís, dont deux mineurs, ont été exécutés par le régime depuis l'avènement de la République islamique.

Résolution adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU sur la situation en Iran (voir p. 2.k.):
http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N12/489/53/PDF/N1248953.pdf?OpenElement
Rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran (voir p. 60-62 et Annexe 2, liste des bahá’ís en prison): http://www.ohchr.org/Documents/Countries/IR/A-HRC-22-56_en.pdf
Biographies des sept responsables bahá’ís: http://www.bahai.fr/Des-vies-de-service-les.html
Campagne internationale « Cinq ans de trop »: http://www.bic.org/fiveyears

Contact presse : Sophie Ménard : 06 63 55 49 14/ Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


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Contact Presse:

Baha'is de France
Sophie Menard

bahai.fr
Profil du diffuseur :
http://www.categorynet.com/reseaucategorynet/profile?userid=77595



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Communiqué envoyé le 06.05.2013 12:58:34 via le site Categorynet.com dans la rubrique Droits homme

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