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Café des gens de mer - Douarnenez 2006: la SNSM sur le devant de la scène

communiqué du 30/07/2006

 
Café des gens de mer - Douarnenez 2006: la SNSM sur le devant de la scène

 
        

 

 
    

Cette année, les Fêtes maritimes de Douarnenez ont décidé de rendre hommage à la SNSM. Il paraissait donc logique pour ce lieu de débat, de rencontre et d'échange qu'est le Café des gens de mer de consacrer un après-midi à cette association pas tout à fait comme les autres. Ce fut le cas aujourd'hui et, comme à son habitude, le « Café » a permis au public, venu encore une fois en nombre, de découvrir des aspects plus méconnus de ces « pécheurs de vie ».

 

Petit à petit, en effet, le Café des gens de mer est devenu l'endroit où l'on se parle. Le lieu, hors du temps, où l'on peut échanger, approfondir, poser les questions et obtenir des réponses. Cette fois ci, alors que l'on semble avoir déjà tout dit sur la SNSM pendant ces Fêtes qui leur rendent légitimement hommage, les différents intervenants présents sur le plateau de Maëtte Chantrel ont fait découvrir, à l'assistance, les dessous de la formation des sauveteurs bénévoles. Ils ont, ensuite, évoqué le déficit d'image dont souffre la SNSM.

Entre formation et expérience

On peut diviser les bénévoles de la SNSM en deux parties. Les plus connus, les sauveteurs dits « embarqués » et les nageurs-sauveteurs saisonniers que l'on retrouve tous les étés sur les plages. Ces derniers, pour la plupart étudiants, disposent d'une formation spécifique de secouriste. Henri Kersalé, Directeur du centre de formation SNSM de Brest, expliquait ainsi la formation dispensée : « Les jeunes que nous recevons au centre doivent au départ avoir de bonnes dispositions physiques, notamment en natation. Puis, nous leur enseignons les techniques de secourisme qui leur permettent de se présenter aux divers diplômes d'Etat. Cette formation se déroule sur une ou deux années. Les différentes sessions d'entraînement ont lieu durant les vacances scolaires ou les week-ends. » Les candidats ayant répondus à l'ensemble des tests peuvent ensuite, durant les vacances assurer la sécurité des touristes sur les plages. Ils partagent cette tâche avec les C.R.S ou les employés municipaux maîtres nageurs. Si les formateurs SNSM restent des bénévoles à part entière, ces jeunes touchent une indemnité de la mairie durant leurs vacations.

En ce qui concerne les sauveteurs « embarqués » sur les fameux canots SNSM, il n'y a pas de formation spécifique. En effet, selon la tradition « les marins pour les marins », ces bénévoles au grand cœur étaient issus du monde de l a pêche. À la question d'un spectateur « Comment fait-on pour rejoindre l'équipage d'un canot SNSM?", Jean-Pierre Clochon, Vice-Président de la station SNSM du Conquet, apportait cette réponse : « On ne rentre pas comme ça dans l'équipage. Bien sûr, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. La plupart du temps, c'est une intégration lente. On apprend à se connaître. Par exemple, tous les samedis, nous faisons de la maintenance et du bricolage sur le bateau. Nous accueillons, avec joie, toutes les aides. Puis, si les affinités se créent, et que la personne souhaite s'investir davantage, nous procédons à un vote à bulletin secret. Ainsi, cette personne est cooptée par tout l'équipage. »
Cette procédure peut sembler quelque peu sectaire. Mais, comme l'expliquait très bien Guillaume Colin, ancien Président de la station SNSM de Douarnenez, cette sélection est indispensable : « En effet, il faut, avant tout, avoir une très bonne connaissance de la mer et du secteur que l'on couvre. C'est pour cela que l'on retrouve parmi les bénévoles essentiellement des professionnels de la mer. Puis, bien évidemment, l'esprit d'équipe est capital. On doit pouvoir compter sur son copain en toutes circonstances. On ne peut s'assurer de la fiabilité de quelqu'un en quelques heures ». Grâce à ce débat, le public a pu comprendre ce qui se cache sous le pacte de solidarité qui lie ces marins. Comme le soulignait Laurent Devavry, sauveteur « embarqué » : « Ce pacte constitue la meilleure garantie de constituer une équipe de gars prêts à donner leur vie, quelles que soient les circonstances, pour sauver celles des autres. ».

Mobiliser !

Cet éclaircissement sur la formation des sauveteurs s'est conclu par la projection, en exclusivité, du spot télévisé, offert par « Planète Thalassa », mettant en scène Thierry Lhermitte afin de sensibiliser l'opinion sur le travail de la SNSM. Car, effectivement, bien que l'association et le courage de ses hommes suscitent bien souvent le respect et l'admiration de tous, la SNSM ne parvi ent pas toujours à mobiliser les gens. Le meilleur exemple a été donné par le Contre-Amiral Le Duc, qui indiquait que seulement 5% des plaisanciers étaient adhérents de l'association. Bien entendu, les sauveteurs bénévoles ne choisissent pas ceux qu'ils vont sauver. Et quant on sait que la somme requise pour adhérer à la SNSM est de 20€ par an, on se demande vraiment ce qui retient les plaisanciers de contribuer à la survie de ces canots orange et bleu qui, lorsque tout semble perdu et que l'on n'y croit plus, surgissent soudain dans l'horizon et apportent l'espoir; un espoir que l'on nomme tout simplement la vie…

 

 

Relations presse :
Régis LERAT (RivaCom)
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M : +33 (0)6 80 65 80 05
    

Relations presse :
Michèle MARCHAIS (Pour les Fêtes maritimes)
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