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Jean Marc Fognini : 5 questions posées par les citoyens au sujet de l'hopital neuf

1. Il y a un peu plus de deux ans, quand vous avez été élu maire de Belley, quelle situation avez-vous trouvée ? Qu’avez-vous fait dans les premiers mois ?

Avec Gilles Varin, notre directeur, nous avons pris nos fonctions à peu près en même temps. Nous avons trouvé l’hôpital au moment où l’on venait de supprimer purement et simplement le service de réanimation. Des menaces pesaient sur la
maternité et la chirurgie. Le moral était au plus bas dans le personnel hospitalier et la situation financière ne cessait de se dégrader, en particulier à cause du financement à l’activité et plus sous forme de dotation, avec des règles qui changent sans cesse. Sans mettre en cause leur implication, les équipes précédentes n’avaient pas su anticiper suffisamment la rénovation des équipements et l’évolution des modes d’organisation. On prétendait à
tort que la fermeture du service de réanimation allait régler le déficit ! Avec le soutien du comité de défense de l’hôpital public, notre investissement a été total. Au delà de la pose symbolique de la première pierre du futur établissement, nous nous sommes remis au travail. Un seul mot d’ordre : mobiliser derrière le projet en essayant de tenir la voie étroite entre une position extrême et celle qui consiste à baisser les bras.

2. Quelles démarches avez-vous entreprises comme président du C.A. de l’hôpital?

En 2009, la réforme de la politique hospitalière laissait clairement entendre que Belley ne pouvait prétendre qu’à un hôpital minimal autour d’une gériatrie et des soins de base. Cette perspective ne correspondait pas aux besoins du bassin de vie qui regroupe près de 40 000 personnes. Avec le directeur de l’hôpital, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour convaincre l’autorité de tutelle
de l’urgence de nous octroyer un hôpital de plein exercice : médecine, chirurgie, obstétrique (MCO).
Par ailleurs, nous nous sommes attelés à réduire le déficit en limitant les dépenses et optimisant les services (nouveau scanner, unité de chimiothérapie ultramoderne, rétablissement de consultations cardio, démarche qualité, etc,). Nous l’avons fait grâce à la compréhension du personnel (médecins, infirmiers, aides-soignants...) etde ses représentants syndicaux, auxquels je veux adresser de chaleureux remerciements pour avoir su s’adapter afin de réussir le projet qui nous anime.
Il y avait urgence à rencontrer les autorités pour leur délivrer ce message clair : “Nous sommes prêts à faire les efforts nécessaires mais nous voulons être compris sur la nécessité impérieuse de créer un nouvel hôpital car la rénovation du bâtiment actuel serait trop coûteuse.” :
● en mai 2008, j’ai rencontré M. Bonnet, (directeur de l’agence régionale
d’hospitalisation, A.R.H devenue aujourd’hui RS, agence régionale de la santé),
● devant l’enlisement du dossier, j’ai demandé une entrevue au ministère de Mme
Bachelot où j’ai été reçu le 27 juillet 2009, accompagné du président du Conseil
général de l’Ain, du vice-président du Conseil régional et du député de la circonscription,
● à Lyon, le 30 avril 2010, j’ai rencontré, dès sa nomination, le directeur de l’ARS, M. Denis Morin, avec Gilles Varin et Aziz Ramoul, président de la commission médicale d’établissement de l’hôpital de Belley, très actif dans ce dossier. A ma demande, il a visité les locaux de Belley (le 17 juin 2010) et sa visite dans le Bugey et le Valromey lui a permis de prendre conscience de la situation géographique excentrée du bassin de Belley,
● enfin, j’ai rencontré le délégué général de la fédération française hospitalière Gérard Vincent (juin 2010) pour m’assurer de son soutien.

3. Quelle est la situation actuelle ?

Au terme de toutes ces démarches, il me semble que nous avons sensiblement avancé : l’Etat paraît avoir compris la spécificité de notre dossier et mesuré la volonté qui nous anime. Aujourd’hui, il apparaît que l’autorité de tutelle ne semble plus contester la nécessité de construire un hôpital neuf de type MCO. Le problème se situe désormais au niveau du calibrage
financier, l’Etat parlant d’un projet à hauteur de 40-45 millions d’euros, au lieu de 60 millions prévus initialement. Le point positif, c’est la proposition de l’ARS de nous aider à boucler le dossier pour le rendre éligible.

4. Où en est-on précisément au point de vue financier ?

L’État s’engagera, comme c’est la règle, pour 50% du projet, le reste revenant à
l ’établissement sous forme d’autofinancement. Or, avec le directeur, nous sommes conscients que la situation financière ne permet pas d’atteindre cet
objectif, même dans l’éventualité d’un retour à l’équilibre de nos comptes. C’est pourquoi j’ai cherché des partenariats, ce qui n’est pas courant en la matière. J’en ai trouvé auprès du Conseil régional, (4 millions d’euros), du Conseil général prêt à suivre l’engagement du Conseil régional.
Pour sa part, la Ville s’engage sur la base de 2 millions d’euros et la Communauté de communes (grâce en particulier à son président Gérard Bettant) a donné l’exemple en achetant un terrain de près de
6 hectares, avenue de Narvick. D’autres communautés de communes avoisinantes
vont être sollicitées.
Mais il faudra parallèlement contenir nos dépenses et retrouver un bon niveau
d’activité, par exemple en renforçant la communication à l’intention des habitants et des médecins généralistes. Evidemment tout cela se fait sur le “fil du rasoir”.

5. Quand la décision finale sera-t-elle prise, par qui le sera-t-elle ? Etes-vous optimiste ?

On peut penser que le dossier retravaillé avec l’ARS, pourrait être soumis à l’accord du Ministère de la santé d’ici la fin de l’année. C’est évidemment ce dernier qui donnera oui ou non le feu vert mais le chronomètre tourne. Il faut aller vite au risque de voir la situation financière se dégrader encore.
Je pense sincèrement avoir fait le maximum pour mener à bien un projet vital pour notre population et dont nous avions fait une priorité dans notre programme électoral, au même titre que la défense des services publics.
Je suis raisonnablement optimiste en dépit du contexte de pénurie de médecins qui peut tout faire basculer, sachant que l’ultime décision ne m’appartient pas. Je veux croire que l’État tiendra sa promesse.
J’adresse enfin un message à tout le personnel hospitalier pour lui dire toute ma confiance et ma volonté farouche pour qu’on atteigne ensemble, avec toutes les personnes qui se sont suffisamment mobilisées depuis plusieurs années,
l’objectif commun indispensable : un hôpital neuf à Belley conservant sa
médecine, sa chirurgie et sa maternité, ouvert sur la ville et développant un pôle gériatrique innovant.

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Contact Presse:

Hotel de Ville de Belley
Jean Marc Fognini

http://www.belley.fr
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Communiqué envoyé le 27.10.2010 10:27:33 via le site Categorynet.com dans la rubrique Collectivités locales en France

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