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Une enveloppe de 11 millions d'euros est destinée à l'évacuation hors du Liban des ressortissants ..

 Une enveloppe de 11 millions d'euros est destinée à l'évacuation hors du Liban des ressortissants des pays en développement
 
Reference:  IP/06/1063    Date:  26/07/2006
 
      
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IP/06/1063

Bruxelles, le 26 juillet 2006
Une enveloppe de 11 millions d'euros est destinée à l'évacuation hors du Liban des ressortissants des pays en développement

La Commission a décidé d'octroyer 11 millions d'euros pour aider au rapatriement de quelque 10 000 ressortissants des pays en développement. La Commission va utiliser le "mécanisme de réaction rapide" pour répondre à l'appel de pays en développement qui tentent de rapatrier leurs ressortissants. Ce montant permettra d'évacuer les personnes les plus vulnérables (en particulier les femmes seules et les enfants). Le programme est destiné à aider les autorités libanaises et les pays en développement à évacuer les personnes qui sont encore au Liban, à apporter un soutien et une assistance médicale aux personnes évacuées vers les pays de transit (la Syrie, la Jordanie et Chypre principalement) et à contribuer au rapatriement rapide et organisé de ces personnes vers leurs pays d'origine.

«L'Union européenne fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider les civils de toutes les nationalités bloqués dans ce conflit. En plus des efforts qui sont faits pour aider les ressortissants de l'Union à quitter le Liban, il est essentiel que nous mettions aussi les ressortissants des pays tiers en sécurité. Grâce au train de mesures que nous vous annonçons aujourd'hui, une aide pourra être rapidement apportée à ceux qui en ont le plus besoin et de nouvelles crises humanitaires devraient pouvoir être évitées dans les pays de transit », a déclaré Mme Benita Ferrero-Waldner, le commissaire européen chargé des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage.

Au début du conflit, on comptait au Liban de 100 000 à 200 000 ouvriers originaires des pays en développement. Les autorités d'un grand nombre de ces pays n'ont pas les moyens de financer le rapatriement de leurs citoyens. Les plus nombreux proviennent du Sri Lanka, des Philippines, d'Éthiopie et du Bangladesh, suivis par le Ghana, le Vietnam et le Népal, et les moins nombreux d'Europe de l'Est et de Russie.

La majorité des ressortissants des pays en développement ont été jusqu'à présent évacués par la Syrie et la Jordanie (quelques-uns aussi par Chypre), dont les capacités d'accueil des réfugiés sont limitées. Vu l'ampleur de la population immigrée au Liban, il est possible qu'à court terme le nombre de personnes souhaitant être rapatriées augmente de façon considérable, ce qui infligera aux pays voisins une charge croissante. En aidant les pays de transit à subvenir aux besoins fondamentaux des personnes évacuées, le programme réduira l'effet de déstabilisation potentielle qu'un énorme courant de réfugiés peut avoir sur la région, et contribuera à garantir que des voies restent ouvertes pour les évacuations actuelles et futures.

Le programme qui sera mis en oeuvre par l'intermédiaire de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) permettra :

    * de procéder à l'évacuation des personnes par voies terrestres et maritimes vers les pays voisins,
    * d'aider à répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés dans les pays de transit; d'aider les réfugiés à rentrer dans leur pays; de contribuer à l'organisation des rapatriements,
    * de fournir une assistance médicale aux réfugiés grâce aux médecins et aux infirmières qui sont employés par l'OIM; d'envoyer les réfugiés vers des services de santé locaux pour des soins ou une escorte médicale, ou d'organiser leur évacuation médicale lorsqu'aucune assistance ne peut être trouvée au Liban ou dans les pays de transit.

La Commission utilise son mécanisme de réaction rapide géré par la DG des relations extérieures pour financer ce programme qui s'inscrit dans une réponse plus vaste de l'Union à la crise libanaise. Celle-ci comprend 20 millions d'euros déjà engagés pour des actions d'urgence au Liban. La Commission propose par ailleurs d'allouer d'importantes aides humanitaires supplémentaires, en utilisant la réserve d'aide d'urgence du budget communautaire. Cette utilisation étant soumise à l'approbation de l'autorité budgétaire (Parlement européen et Conseil des Ministres), la Commission met en ce moment tout en oeuvre pour présenter rapidement une demande formelle de déblocage des fonds. L'objectif est de porter le montant total disponible à 50 millions d'euros.

Pour plus d'informations:

Relations entre l'UE et le Liban: http://ec.europa.eu/comm/external_relations/lebanon/intro/index.htm

Relations entre l'UE et Israël:
http://ec.europa.eu/comm/external_relations/israel/intro/index.htm

Relations UE/Cisjordanie et bande de Gaza:
http://ec.europa.eu/comm/external_relations/gaza/intro/index.htm

IP/06/1065: Visite de la Commission et de la Présidence au Moyen-Orient les 27/28 juillet (Commission and Presidency to visit Middle East July 27/28)

IP/06/1064: Aide humanitaire pour le Liban: la Commission engage 10 millions d'euros supplémentaires et prévoit une enveloppe globale de 50 millions d'euros (Humanitarian aid for Lebanon: European Commission commits another €10 million and plans overall package of €50 million)

SPEECH/06/468: Discours du commissaire Ferrero-Waldner à la Conférence internationale sur le Liban (Rome)