Facebook Twitter Newsletter Linkedin RSS

Portail de la presse

LE BFR des grands groupes européens s’améliore légèrement en 2011 mais les performances marquent le pas

rel-logo LE BFR des grands groupes européens s’améliore légèrement en 2011 mais les performances marquent le pas

LE BFR des grands groupes européens s’améliore légèrement en 2011 mais les performances marquent le pas


La 14ième étude annuelle du Cabinet REL, spécialisé dans l’optimisation du BFR et portant sur les résultats publics 2011 de presque 1000 plus importantes entreprises européennes démontre une légère amélioration de leur BFR ( Besoin en Fonds de Roulement) dans un contexte de reprise. Pour rappel, le DWC* représente le rapport du fonds de roulement au chiffre d’affaires journalier moyen. Plus le nombre de jours obtenus est bas, plus les performances sont jugées bonnes. Si dans les tableaux récapitulatifs, les pourcentages sont en recul, c’est une amélioration (même si le chiffre est négatif).


Le DWC est composé du DSO, DIO et DPO. En voici les composantes pour l’année 2010 sur l’ensemble du classement :
Le DSO** - Ratio de créance clients est égal à 51 (2,2%)

  • Le DIO**- Ratio de rotation des stocks est égal 38,7 (+1,1%)
     

     
  • Le DPO** - Délai de paiement fournisseurs est stable à 45,5 (+1,2%)
     
  • *Le DWC 2011 des 925 premières entreprises européennes se monte à 44 jours de chiffres d’affaires (+8 ,8 % d’amélioration par rapport à 2010).
     
  • En France, le DWC s’établit à 49, 7 pour le DSO, 35 pour le DIO et 52 pour le DPO (-0,2%).
     
  • Les 120 entreprises françaises répertoriées ont donc amélioré à un rythme similaire leur BFR qui reste d’ailleurs inférieur à la moyenne européenne. La France se classe ainsi les 7 meilleurs élèves du continent européen avec son DWC de 49 jours à comparer aux 74 jours de la Suède et les 38 du Royaume Uni
     
  • Le chiffre d’affaires cumulé des 925 entreprises étudiées a progressé de 10,7% en 2011, après une augmentation de 14,9% en 2010. En France, les 120 entreprises étudiées augmentent leur CA de 6,3% après une augmentation de 10,3% en 2009.
     
  • En se fondant sur les meilleures pratiques de chaque secteur, REL a chiffré pour 2011 à 885,56 milliards le BFR excédentaire généré par l’ensemble des entreprises de l’échantillon européen. L’élimination de ce manque à gagner pourrait représenter 9,4% de gains pour l’EBIT des sociétés du panel.
     
  • Les entreprises ont par exemple vu se détèriorer leurs dépenses opérationnelles (+10%) et leur marge brute (-1,2%), ainsi que leur profitabilité (-0,04%)
     
  • Les entreprises ont davantage fait appel à l’emprunt en raison de aux d’intérêt intéressant, afin de financer leurs besoins de liquidités. Leurs dettes avoisinnent les 95 milliards d’Euros, tandis que leurs liquidités immédiatement disponibles décroissaient de 60 milliards d’Euros.
     
  • 69% des entreprises du classement n’ont pas pu maintenir leurs performances et seules 11 sociétés ont pu maintenir leurs trois postes (DSO, DIO et DPO) en dessous des 5% de dégradation.
     
Les 3 secteurs qui ont le plus amélioré leurs résultats sont :
- Les Services Télécoms
- Les Equipements Télécoms
- Le secteur des transports

Les 3 secteurs qui ont vu leurs résultats se détériorer sont :
- La distribution
- Le secteur CHR
- Les compagnies aériennes

Parmi les entreprises françaises qui on le mieux performées en 2011, on peut citer Guyenne et Cascogne, Canal Plus, Air France, Plastic Omnium, technip et Euro Disney.

Actions recommandées par REL pour améliorer son BFR

Période d’incertitude financière, de reprise, de marges réduites, de réduction des coûts, de déflation des devises et du prix des matières premières, de perte de confiance des consommateurs, les entreprises doivent avoir conscience que la source la moins coûteuse de liquidité est encore une bonne gestion de leurs fonds de roulement. Ils peuvent utiliser les liquidités libérées pour continuer à financer leurs opérations financières tout autant que leurs initiatives stratégiques, ce qui leur permettra de reprendre l’initiative et de profiter des opportunités qui se présenteront lorsque les marchés repartiront.

Certaines des pratiques ci-dessous permettront aux entreprises de créer des changements viables à long terme et qui garantiront des gains de liquidités durables :

  • Faire de l’amélioration des liquidités, une stratégie prioritaire au sein de la direction de l’entreprise
     
  • Developper une "Culture Cash" dans l'entreprises à tous les niveaux opérationnels
     
  • Faire des liquidités une des mesures clé des performances du management des entreprises et des services financiers
     
  • Piloter la performance des processus opérationnels par la mise en place d'indicateurs spécifiques et de cibles à atteindre pour chacune des trois composantes du BFR
     
  • Investir dans des process permettant de mieux prévoir la demande et le développement des ventes tout en améliorant la gestion du risque
     
  • Réduire les délais et augmenter la flexibilité de l’appareil de production afin d'optimiser les niveaux de stocks et le taux de service client
     
  • Mettre en place des règles internes pour mieux maîtriser les relations commerciales. Toute exception demandera des niveaux supplémentaires de validation
     
  • Il faut arriver à mettre en place une segmentation des clients et fournisseurs basée sur la valeur et le niveau de risque permettant ainsi d’adopter des stratégies adaptées
     
  • Automatiser les faibles transactions qui sont souvent trop nombreuses pour libérer du temps aux personnes qui doivent se concentrer sur la valeur ajoutée
     

Méthodologie

L’étude annuelle de REL, mesure les performances en matière de gestion de leur BFR des 925 premières entreprises européennes (en volume des ventes) pendant l’année 2011 – hors secteur finance. Les données sont issues de sources publiques (CapitalIQ). Les industries sont définies par leur GICS (Global Industry Classification Standard) qui est une classification « Standard & Poor’s » qui rend ensuite possible une comparaison globale par secteur et par industrie. Les comparaisons sont faites d’une année sur l’autre en respectant le même périmètre d’étude, en prenant en compte l’entreprise puis sa classification GICS (59 classes), et enfin le rang qu’elle occupe sur le continent étudié.

Le BFR correspond au solde entre les ressources à plus d'un an (dites stables), et les immobilisations (emplois stables à plus d'un an). Positif, il traduit un excédent des premières sur les secondes. Négatif, il permet de constater que les immobilisations sont financées par les ressources de trésorerie ou par l'excédent des ressources d'exploitation sur les emplois (besoin en fonds de roulement négatif).

**Terminologie des termes employés

DSO - Ratio de rotation du crédit clients
Egal au rapport de l'encours clients au chiffre d'affaires journalier moyen TTC, il exprime en nombre de jours de chiffre d'affaires, la durée moyenne du crédit accordé par l'entreprise à ses clients (ou autrement dit le délai moyen de paiement de ceux-ci).

DPO - Ratio de rotation du crédit fournisseurs
Egal au rapport de l'encours fournisseurs aux achats journaliers TTC, il exprime en nombre de jours d'achats, la durée moyenne de crédit accordée à l'entreprise par ses fournisseurs (ou le délai moyen de paiement de celle-ci).

DIO - Ratio de rotation des stocks
Egal au rapport des stocks et travaux en cours au chiffre d'affaires journalier moyen HT, il donne le nombre de jours de chiffre d'affaires que représentent les stocks.

DWC – Egal au rapport du fonds de roulement au chiffre d’affaires journalier moyen. Plus le nombre de jours obtenus est bas, plus les performances sont jugées bonnes. Si dans les tableaux récapitulatifs les pourcentages sont en recul, c’est une amélioration (même si le chiffre est négatif).

Pour toute demande d’informations complémentaires, merci de contacter notre service de presse : Agence PRformance – Laurent Durgeat – 01 56 03 55 47 / 06 03 00 36 03 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.