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Musée d'Ixelles : plus d'infos sur le 1er dimanche "gratuit" (6/03/05)

A Ixelles, le musée est gratuit
le premier dimanche du mois

Plus d’excuse pour ne pas voir l’art en peinture : dès le 6 mars et tous les premiers dimanches du mois, c’est gratuit au Musée d’Ixelles. Le public est invité à (re)découvrir les quelque 13.000 pièces de la collection permanente ainsi que l’exposition temporaire des Amis du Musée (pour l’instant, les remarquables sculptures en bois de Alquin). L’exposition en cours, « De Cézanne à Dubuffet, la Collection Planque », reste payante.
De plus, chaque mois, le Musée mettra en évidence une de ses œuvres phare.






« Le Thé au Jardin » de Theo Van Rysselberghe,
œuvre maîtresse de la collection permanente du Musée d’Ixelles
spécialement mise en valeur le 6 mars, premier dimanche gratuit au Musée.



Ce que public veut…

C’est bien le public qui a demandé un accès gratuit au Musée le 1er dimanche du mois, ou du moins, un groupe de citoyens. En effet, le 30 septembre dernier, par la voix de Monsieur Bernard Hennebert, ces citoyens interpellaient le Conseil Communal ixellois. Ils étaient les tout premiers à faire usage de leur « droit d’expression » au Conseil, institué en avril dernier à Ixelles.

Au-delà de la gratuité

Avant la gratuité, l’objectif affirmé de l’interpellation était d’inciter les pouvoirs publics à imaginer des formules permettant d’augmenter la fréquentation des musées. En particulier un nouveau public qui n’a pas l’habitude de fréquenter ces institutions.
Et de suggérer plusieurs axes d’action.

· Suivant l’exemple parisien, rendre gratuit l’accès aux collections permanentes (au moins un dimanche par mois, idéalement tout le temps). A Paris, cette mesure prise par les musées de la Ville a eu pour conséquence positive une augmentation significative de la fréquentation non seulement des collections permanentes mais aussi des expositions temporaires.

· Assurer un accompagnement pédagogique des visiteurs en mettant en place une série d’outils : visites guidées, ateliers, site web, etc.

· Faire en sorte que l’on parle le plus régulièrement possible des activités du musée. Pour ce faire, il convient pour les institutions de créer des événements réguliers attirant l’attention du public et des médias. En mettant en évidence une œuvre de la collection permanente en évidence par mois, par exemple.

Notons que l’interpellation à vocation nationale était profilée essentiellement en songeant aux musées fédéraux, royaux ou communautaires.

La réponse de la commune ne s’est pas fait attendre

Comme promis à l’époque par l’Echevine de la Culture, Sylvie Foucart, le Musée communal montre la voie à partir du dimanche 6 mars.
Paradoxalement, au Musée d’Ixelles, l’accès aux collections permanentes était déjà gratuit. Seules les expositions temporaires sont payantes. Le prix est relativement modeste en regard de la qualité des expositions et de nombreuses formules de réductions existent (pour les allocataires sociaux, les artistes, les étudiants, les seniors, les groupes, le personnel communal dont les profs, etc.).




Le problème résidait dans le fait que les collections permanentes ne sont pas accessibles sans passer par la salle d’exposition temporaire. Il a donc fallu résoudre un problème de double accès et engager du personnel supplémentaire.

Le dimanche 6 mars, prenons « Le Thé au Jardin »

Que ce soit en groupe, en famille ou individuellement, on aurait tort de ne pas profiter de l’occasion. D’autant que chaque mois, on apprendra à connaître en profondeur une pièce maîtresse de la collection du Musée, à chaque fois différente. Un des points forts de l’endroit est qu’il présente un vaste panorama des principaux artistes et mouvements picturaux des XIXe et XXe siècles, en plus de 13 000 pièces (Berthe Morisot, Permeke, Delvaux, Gaston Bertrand, Picasso, Magritte, Miro, Toulouse-Lautrec,...). C’est ce qu’il est question de faire (re)découvrir au fil des mois. De quoi prendre un petit cours d’histoire de l’art avec les yeux pour pas un sou !

Mars au Musée d’Ixelles, c’est déjà le printemps. Pour son premier dimanche gratuit, le musée braque les projecteurs sur une œuvre qui sent les beaux jours, « Le thé au jardin » de Theo Van Rysselberghe. Célèbre peinture néo-expressionniste, elle se verra physiquement mise en valeur et expliquée dans son contexte.



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Et aussi : les Dimanches au Musée,
pour encore mieux profiter de l’exposition « De Cézanne à Dubuffet, la Collection Planque »

Lors de chaque exposition temporaire (depuis 2000), le Service de la Culture propose, le dimanche, une formule originale d'accueil des visiteurs par les historiens d'art. A l'écoute, ils facilitent la compréhension des oeuvres proposées, suscitent le dialogue et permettent à chacun, adulte comme enfant, de mieux tirer profit de sa visite.



Coordonnées


Musée d'Ixelles

rue Jean Van Volsem, 71 - 1050 Bruxelles
Conservatrice: Nicole d'Huart
Tél. 02.515.64.21 ou 22 - Fax 02.515.64.24
E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web : www.musee-ixelles.be

Heures d’ouverture :
Ouvert du mardi au vendredi de 13h à 18h30 et les week-ends de 10h à 17h.
Fermé les lundis et jours fériés.

Exposition temporaire en cours jusqu’au 22 mai 2005 :
« De Cézanne à Dubuffet, la Collection Planque »
Egalement : exposition temporaire des Amis du Musée jusqu’au 22 mai 2005 :
Nicolas Alquin, Sculptures (avec la Galerie Fred Lanzenberg)

Tarifs :
6,20 euros : prix plein
5,00 euros : artistes, étudiants, 3e âge, groupes culturels, amis du musée
3,70 euros : groupes scolaires, carte S
Gratuit pour les allocataires sociaux
Dimanche 6 mars (et tous les 1ers dimanches du mois) : accès gratuit à la collection permanente et à l’exposition Nicolas Alquin.

Dimanches au Musée :
Informations : Tél. 02 515 64 22 (Service éducatif de la Culture d'Ixelles).

Projet de gratuité dans d’autres musées situés à Ixelles :
Informations : Tél. 02 515 64 02 (Echevinat de la Culture)

Règlement sur le droit d’expression des citoyens à Ixelles :
Informations : Tél. 02 650 05 80 (Service de la Participation).


Une information à l'initiative de l’Echevine de la Culture, Sylvie Foucart, et de l'Echevin de l'Information et de la Participation, Jean-Pierre Brouhon

Annexe

Théo Van Rysselberghe

Gand, 1862 – Saint Clair (France), 1926

Après une expérience picturale réaliste, puis impressionniste sous l’influence de Monet et de Whistler, Théo Van Rysselberghe eut en 1886 le choc révélateur du néo-impressionnisme devant Un dimanche à la grande Fatte de Seurat. Cette œuvre qui constituait un manifeste pictural le poussa vers ce courant dont il devint dès1889 le chef de file en Belgique.
Bien que directement inspiré par le pointillisme français de Seurat et Signac, il en assouplit la technique en la dépouillant de son aspect un peu sec et systématique. La touche puissante ou légère évolue sur la toile avec beaucoup de liberté, surtout à partir de la fin des années 1890. Serge Goyens de Heusch fait remarquer qu’ « il fut pratiquement le seul avec Georges Lemmen à mettre ce procédé au service du portrait tout en conférant aux modèles vie intérieure et ressemblance comme les grands portraitistes du passé ».
Le thé au jardin pourrait être considéré comme une scène de genre ou un portrait de groupe. A droite et de profil, l’épouse du peintre fait la lecture. Au centre, Laure Flé, dont Van Rysselberghe a fait le portrait en 1898, semble figée dans l’écoute, la tasse de thé à la main, tandis que la troisième dame s’applique à un ouvrage de broderie. Image proustienne de sérénité tranquille.
Le tableau aurait été réalisé dans le jardin de Madame Arthau à Ambleteuse où Théo Van Rysselberghe peint plusieurs de ses œuvres dans ces années-là. Tout en rendant parfaitement sensible l’atmosphère lumineuse et verdoyante du jardin en été, l’artiste détaille ses personnages comme portraits. La petite étude préliminaire exposée à la rétrospective de Gand en 1993 montre comment, en quelques touches rapides, il prépare le tableau. Le projet ne fait que situer les personnages, la silhouette de Madame Van Rysselberghe est à peine esquissée. Seuls les chapeaux soulignant l’horizontalité de la composition témoignent de l’importance que leur donnera le peintre. Les couleurs très vives de l’étude ne laissent supposer en rien le climat de lumière évanescente qui caractérisa le tableau. Celui-ci a peut-être été réalisé plus tard en atelier, van Rysselberghe connaissant parfaitement les personnages qui le composent. Dans l’œuvre achevée, la touche, petite et légère, restitue les visages avec réalisme tandis qu’elle se fait longue et bien marquée pour appuyer la présence de certains objets. Toute la gamme des roses se fond dans des mauves et des bleus. Le mur de la maison, tapissé de feuillage et de capucines, met en valeur ce portrait de groupe. L’ensemble est baigné d’une lumière d’été douce et tamisée, qui convient à cette scène intimiste et presque familiale.
Le thé au jardin est considéré comme une de ses œuvres maîtresses.
Il s’oriente à partir de 1904 vers les arts décoratifs et sa peinture est alors marquée par l’influence des Nabis qu’il fréquente à cette époque. Les œuvres de la fin de sa vie se teintent de la couleur des Fauves.