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MARIANNE, EGERIE DES CREATEURS

Du 24 novembre 2006 au 20 janvier 2007, Cholet présente « Marianne, égérie des créateurs ». Initiée en 2005 par le Ministère de la Fonction Publique associé à la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin et Ciné Costum’, cette exposition hommage à la République s’enrichit des réalisations des créateurs et des écoles de mode du Choletais et met en exergue l’image d’un territoire 1er pôle industriel habillement de France.





Marianne prend ses quartiers d’hiver à Cholet. Revisitée par 5 créateurs de mode soutenus par la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin – Lefranc-Ferrant, Katherine Pradeau, Margareth & Moi, Repetto, Edward Achour -, elle le devient aussi par les créateurs et les graines de talents formées aux écoles de mode choletaises.



Une couture citoyenne

Première ville française à accueillir cette exposition appelée à itinérer, Cholet se l’approprie en la personnalisant. Un acte qui puise sa légitimité aux racines d’un savoir-faire reconnu dans le textile et l’habillement.

Au total, 9 tenues complètent la garde robe originale présentée à l’Hôtel de Castries en novembre 2005. Réalisées par les créateurs Baptiste Pagès, Stéphanie Leteullier et le modiste Sébastien Tesson, ainsi que les élèves du lycée de la Mode et du lycée Jeanne Delanoue de Cholet, elles témoignent de la puissance évocatrice de Marianne.

Guerrière et séductrice, emblème de liberté et de paix, icône et femme, atemporelle et résolument moderne, Marianne a toujours inspiré les créateurs. Cette diversité de facettes est illustrée en corollaire, dans le cadre de l’exposition, par la collection Ciné Costum’ de 26 gouaches du début du XXe siècle sur « Marianne au cinéma ».



Une séduction créatrice

Une couture citoyenne réunit, le temps d’une exposition, les deux emblèmes de la France : Marianne et la mode. Egérie de la Révolution, Marianne le devient des créateurs de mode. Ou comment concilier le paradoxe un peu fou de marier l’atemporel et l’éphémère, de donner un corps à un buste, de prêter un caractère à une femme, de rendre femme un symbole, de provoquer la (re)découverte, le désir.

Allégorie de la République, souvent drapée à l’antique, Marianne se pare soudain d’une robe de bal, porte tantôt manteau ou tutu et chaussons de danse, se moule dans une robe fourreau, se devine sous la transparence du tulle ou de la gaze, tutoie la noblesse de la soie ou du taffetas et délaisse le bonnet phrygien pour d’autres coiffes.

Tout se passe comme si, par une curieuse transmutation, Marianne s’incarnant femme à part entière, le vêtement devenait idée, symbole. Habiller Marianne, devient implicitement une invitation à la déshabiller. A faire l’inventaire de ses accessoires, décrypter tous ses attributs : du bonnet phrygien à la cuirasse, de la couronne au sein nu, du triangle aux chaînes brisées…





« Marianne, égérie des créateurs » est une invitation à pénétrer dans l’imaginaire de son inspiratrice. Icône, déesse, ou par l’entremise d’un bout de tissu, tout simplement femme, Marianne continue à susciter une imagination et un désir intacts.