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Un mouvement artistique étonnant : le DOODAGE

L'OEUVRE N'A AUCUNE IMPORTANCE

Le doodage est un mouvement qui s'inscrit dans une société ou le travail rémunéré ne constitue plus un moyen d'épanouissement pour l'individu.

Les adeptes du mouvement, font de l'acte de création le moment ultime de l'œuvre. C'est l'acte qui importe, pas le résultat. Pour eux, il n'y a rien de plus beau que " l'action créatrice d'une personne qui n'a jamais créé, et qui croit en son geste comme étant vrai, quelque soi le résultat visible ou invisible "

Pour Grégoire, le chef de file du mouvement, les Hommes se brident artificiellement dans l'acte de création. Ils subissent la peur du jugement, de la comparaison,du ridicule. Pour lui, le stéréotype le plus encré est certainement celui de croire que nous vivons dans une société ou les individus sont sans cesse " castés ", il faut être le meilleur pour exister.

De nos jours l'acte de création est réservé aux Artistes, c'est par son travail que l'artiste recherche quelque chose, dont lui seul semble connaître l'issue -il ne la connais généralement pas-
Pour les membres du mouvements, ce que recherche l'artiste avant tout, c'est la reconnaissance. " Je suis le futur Picasso ", il le croit, mais ne le dira point. Il expliquera volontiers sa démarche mais ne s'avouera jamais sont but ultime. La Reconnaissance.
Les artistes du mouvement Doodage refusent de considérer l'acte de création comme un travail, au sens pascalien. La création n'est pas le fruit d'un travail rémunérateur, mais d'un acte naturel, et n'est pas réservé aux seuls artistes.

Le mouvement doodage fait que chacun de nous peut être un Homme entièrement libre, qui doit créer, non pas pour la recherche de la reconnaissance, mais pour son plaisir son épanouissement et celui des autres sans autres forme de procès. Ce n'est pas un travail conditionné, mais un acte naturel AUTHENTIQUE et gratuit que chacun peut accomplir, sans obligation de résultats, sans casting.

Dans la conception du mouvement Doodage, les œuvres ne s'achètent pas car sans valeurs. C'est l'acte de création qui importe et seules les œuvres émanant du travail s'achètent.
Les œuvres issues d'un acte de création naturel s'échangent de la main créatrice qui a produit l'œuvre, vers une autre main créatrice qui a produit une autre œuvre. Il n'y a donc pas de seconde main possible.

Ce mouvement naissant doit nous réconforter dans une société ou les individus sont de plus en plus jugés par le travail rémunérateur.
Louise Podmoutard, Paris 2006.