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EXPOSITION : HISTOIRES DE TERRE ET MER. PEINTURES ABORIGÈNES DE LOCKHART RIVER, AUSTRALIE

Le Festival Interceltique de Lorient
et Géraldine Le Roux présentent l'exposition
« Histoire de terre et mer. Peintures aborigènes de Lockhart River, Australie »

11 juillet - 6 août 2006
Chambre de Commerce et d'Industrie du Morbihan
21 quai des Indes - Lorient

L'exposition intitulée « Histoires de terre et mer. Peintures aborigènes de Lockhart River, Australie » présentera pour la première fois en France le travail de cinq artistes de la communauté aborigène de Lockhart River située dans la région tropicale du Cape York au nord est de l'Australie.

Le corpus d'œuvres exposé à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lorient du 11 Juillet au 6 Août 2006 est composé d'une trentaine de peintures acryliques de grandes et moyennes dimensions des cinq artistes les plus prolifiques de la communauté : Rosella Namok, Fiona Omeenyo, Samantha Hobson, Adrian King et Silas Hobson.

Le groupe des artistes de Lockhart River, qui se nomme « le gang de l'art », est caractérisé par la jeunesse de ses acteurs - tous âgés de moins de trente ans - et par un style artistique original, personnel et hautement qualitatif, aujourd'hui reconnu dans le monde entier. Depuis 2001, Rosella Namok, Fiona Omeenyo et Samantha Hobson ont été classées par le magazine Australian Art Collector parmi les 50 artistes australiens les plus intéressants du marché. De nombreuses expositions les consacrent chaque année, en Australie et à l'étranger (EU, Japon, Angleterre...)

Leur répertoire iconographique et stylistique est varié et présente une vision résolument moderne de la vie et la culture aborigène. Avec acuité ils traient des thèmes ancestraux (comme les sites cérémoniels, les devoirs rituels, les règles de parenté ...) dans des compositions et des tonalités qui rappellent la vie contemporaine (sons de hip hop et de techno, moyens de transport modernes, nouvelles règles de vie...) Les peintures de paysages (souvent associées à des études sur les variations climatiques ou lumineuses) sont souvent des cadres pour le traitement pictural des activités quotidiennes ou singulières, comme la pêche, la cueillette, le camping, les séjours à l'étranger... Parfois la peinture de ce cadre idyllique se couvre de scènes de violences, de suicides, d'alcool, de drogue. Ces artistes ne peignent pas tant un lieu, une histoire ou une action mais ils cherchent a exprimer une sensation, une émotion, qu'ils éprouvent face à ces lieux, chargés de l'histoire collective d'un peuple spolié.

A coté de ces peintures, des photographies anciennes de l'anthropologue Thompson ainsi que des objets de l'artisanat local (paniers et filets de pêche en vannerie, bijoux en fibres et graines végétales) seront exposés pour illustrer le lien persistant entre les traditions culturelles plusieurs fois millénaires et l'art contemporain aborigène.

Cette exposition sera mise en lumière par une projection du film de Dominique Masson « We don't call them blackboy anymore », 2005 et par une conférence de la commissaire d'exposition Géraldine Le Roux « l'art aborigène contemporain, entre tradition et modernité ».

Commissaires d'exposition : Géraldine Le Roux commissaire d'exposition indépendante, Presidente de l'association Diff'Art Pacific et doctorante en ethnologie à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris et à L'université du Queensland, Brisbane, Australie et Jean-Yves Dubois commissaire général des expositions du Festival Interceltique

Contact : Géraldine Le Roux
1 rue Saint Marc - 29000 Quimper - Port : 06 22 39 71 08 Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Jean-Yves Dubois - tél : 06.72.53.57.68
L'exposition est organisee par le Festival Interceltique en collaboration avec Diff'Art Pacific

L'association Diff'Art Pacific, dont Geraldine Le Roux est la Presidente, a pour objectif de présenter la création artistique du Pacifique, en mettant notamment l'accent sur sa contemporanéité et son intégration récente dans le monde de l'art contemporain international. Son intention est de rompre avec les stéréotypes associés aux cultures océaniennes - trop souvent perçues à travers les prismes de la tradition ou du regard colonial - en organisant des expositions, des festivals et des conférences.
L'association s'est fait connaître en 2005 avec sa première exposition « L'art urbain du Pacifique » qui réunissait pour la première fois en France dix artistes aborigènes, samoans et maoris. Ces artistes, dont l'originalité et la qualité plastique de leur travail les placent comme les chefs de file de l'avant-garde artistique de leur pays, furent présentés lors des 9èmes Rencontres d'art contemporain du château de Saint-Auvent et lors des 7èmes Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes à Saint-Tropez.
L'originalité de Diff'Art Pacific vient de l'importance qu'elle donne à la parole des autochtones. Ses manifestations sont toujours rythmées par des conférences, des forums, des performances ou des vidéos réalisées par les artistes ou des spécialistes indigènes qui présentent dans une logique didactique leur culture plusieurs fois millénaires au grand public français.