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Vente "Hiquily, Déshyquilibre"

Vente le 23 juillet 2013, 19h00
Hôtel Hermitage – Monte Carlo
Expositions du 20 au 23 juillet

Artcurial Briest-Poulain-F.Tajan rendra hommage au sculpteur Philippe Hiquily (1925-2013), en lui consacrant une vente à Monaco le 23 juillet 2013, sous le marteau de Francis Briest.

La vente se compose d’un ensemble de 16 sculptures provenant de la collection particulière de Jean-Marc Decrop. Celles-ci reflètent la puissance d’imagination et le talent de l’artiste récemment disparu, qui fut, avec César et Arman, l’un des grands sculpteurs français.

Hiquily a toujours refusé de se lier à un mouvement artistique quel qu’il soit. Il a toujours privilégié l’expérimentation, comme en témoigne son itinéraire et l’ensemble de son œuvre.
Il a choisi, dès le début de sa carrière d’utiliser le métal, explorant toutes les possibilités du fer, du laiton, de la tôle, de l’aluminium, des matériaux de récupération et plus tardivement du bronze.

Immédiatement perceptible dans l’œuvre de Philippe Hiquily est la présence marquée de l’érotisme. Les femmes sont omniprésentes et apparaissent comme des figures tutélaires. La sensualité et le sacré sont liés, comme dans l’art primitif.


Philippe Hiquily, quelques points de repère

En 1948, il entre aux Beaux-arts de Paris. Il s’intéresse à l’art primitif et fréquente davantage le musée de l’Homme que le Louvre. Hiquily ressort des Beaux-arts en 1953, avec un Prix de sculpture pour un fer intitulé Neptune. A cette époque, il fréquente aussi l’atelier de Tinguely et celui de Germaine Richer, qui l’incita à réaliser des socles de sculptures et qui le guida pendant quelques années, pour qu’il puisse s’épanouir dans son métier de sculpteur. Il expose pour la première fois en 1955 à la galerie Palmes à Paris, où le Musée d’art moderne de la ville de Paris, lui achète sa première œuvre.

En 1958, il rencontre Camus, et collabore avec lui, dans son projet d’adaptation de la « Colonie Pénitentiaire » de Kafka, mise en scène par Alejandro Jodorowsky.

A la galerie Contemporaries à New York où il expose en 1959 le succès ne se fait pas attendre : les collectionneurs et les musées new-yorkais achètent plusieurs de ses œuvres, dès le soir du vernissage.
Il rencontre alors tout le milieu de l’art new-yorkais, tel Léo Castelli, mais aussi l’écrivain Jack Kerouac, le compositeur Edgar Varèse et les artistes Robert Rauschenberg, James Rosenquist, Jasper Johns, Isamu Noguchi… et deux ans plus tard Marcel Duchamp.
De retour à Paris, à partir des années 1960, il participe à plusieurs happenings : l’Anti Procès, avec Jean Jacques Lebel et Alain Jouffroy, André Pierre de Mandiargues, le peintre Hundertwasser et également avec Erro, Daniel Pomereulle et Frédéric Pardo, aux côtés de Jean Jacques Lebel, qui se souvient qu’il: « inventait de magnifiques sculptures à porter — en métal ou tissu — parfois inspirées des grands masques rituels des danseurs africains, qu'il endossait et avec lesquelles il créait une atmosphère magique, cérémonielle ».

En 1965, il sera amené à jouer son propre rôle de sculpteur dans un court métrage de Jean –Luc Godard.

Dans les années 1970, il commence une intense production de meubles- sculptures. Puis, à partir des années 1980, il explore la question de la mobilité, en intégrant à ses œuvres, des moteurs électriques ainsi que des fontaines mobiles.
A partir de 1986, Hiquily, qui avait réalisé depuis les années 1950 ses sculptures en fer, puis en laiton, aborde sa période des bronzes comme une véritable réflexion plastique sur les possibilités de tension des formes offertes par le matériau.

En 1999, il réalise la décoration d’un salon et « d’un étage Hiquily », à l’hôtel Lutetia.

En 2010, l’une de ses sculptures Girouettes est présentée dans le cadre de l’Exposition Universelle de Shanghaï. Récemment, la Fondation Alliances a acquis un ensemble de ses œuvres pour les exposer dans le premier « Parc de sculptures monumentales en Afrique » à Al Maaden, au Maroc.

Les œuvres de Philippe Hiquily sont présentes dans de nombreux musées : MOMA et Musée Solomon R.Guggenheim à New York, Museum of Contemporary Art, à Montréal, Musée d’art moderne de la Havane, Centre Georges Pompidou à Paris...

mobilier d’Hiquily

A partir de 1960, Hiquily crée du mobilier à l’esprit onirique et surréaliste : tables, fauteuils, consoles, chaises pliantes, luminaires, miroirs. On les trouve en acier poli, laiton chromé, bois pétrifié et plexiglas mais aussi avec de l’agate ou de la résine.
A cette époque, il fait la connaissance de la Vicomtesse Marie-Laure de Noailles, qui lui demande de réaliser du mobilier. Cette commande inattendue, à la suite de l’exposition de la Galerie du Dragon en 1964, lui a ouvert la voie à de nouvelles voies de création.

Le premier objet, réalisé avec une pièce de porphyre fournie par Marie Laure de Noailles attira l’attention du célèbre décorateur Henry Samuel qui commandait des meubles à des artistes, César, Arnal, Diego Giacometti, Rougemont.

Il demanda à Hiquily, des pièces de mobilier en laiton et des sculptures abstraites pour lui-même et des clients tels que Guy et Hélène de Rothschild, les Van Zuylen, la princesse de Broglie, Jacqueline Delubac.
Il réalisa le bureau d’Edmond de Rothschild, et conçut pour le collectionneur Robert Haas un salon salle à manger en laiton et en inox.

En 1972, il rencontra Louise de Vilmorin qui lui passa commande de deux tables basses pour André Malraux.

La vente présente quelques une de ces pièces, notamment un Lampadaire en laiton patiné et vert-de-gris (est. 4 000-6 000€).
Sont également proposés, deux ensembles de Deux Sellettes, réalisés pour Germaine Richer, l’un en fer teinté « rouillé » (est.3 000-4 000€) et l’autre en fer teinté noir (est. 3 000-5 000€).


DESHYQUILIBRE

Le titre Déshyquilibre, est tiré d’un texte d’Alain Jouffroy, à propos du travail de son ami Hiquily (in Préface du Catalogue raisonné 1948-2011, volume 1, pp.5 & 6).

Trois pièces monumentales dominent cette collection. Marathonienne, sculpture emblématique de l’artiste, se décline dans différents matériaux. Un exemplaire en acier corten de 2004 mesure 6,20 m et est estimé 200 000-300 000€. En acier découpé et soudé, et de 3 m de hauteur, Marathonienne, est ensuite proposé à 50 000-80 000€. La troisième pièce, plus petite, 2,10m, est estimée 35 000-45 000€. Une autre Marathonienne datant de 1981 et mesurant 12cm, estimée 8 000-12 000€, est en or.

Vient ensuite un très rare fer de 1961, Les Totons, sculpture mobile dont les deux figures tournent sur elles-mêmes (est.40 000-60 000 €).

Inspirées aussi par le mouvement des formes géométriques dans l’espace, La Girouette réalisée en 1969 (est.30 000-50 000 €) et Claudinette (La Cosmonaute), sculpture mobile en fer martelé, que le sculpteur a achevé en 2013, peu de temps avant sa mort (est. 25 000-35 000 €).

Grande Galipette ou Double Galipette, sculpture en bronze à patine vert-de-gris et brune, de 2007, et estimée 40 000-60 000€ témoigne de la de la quête de l’artiste dans l’exploration de différentes techniques.

A Monaco, le 23 juillet 2013, un mobile Cheng San de 2006 en fer forgé est estimé 30 000-40 000 €, une pièce unique en fer martelé de 2000, Le Lardon est également estimé 30 000-40 000 € et un exemplaire unique du Masque à l’Œil de 1988 est estimé 20 000-25 000€.

Seront également en vente, une pièce unique de 2001 en fer et cheveux en bronze, La Coquette (20 000-30 000 €) et Reorneadora (2006), sculpture mesurant 2.20m de hauteur est estimée 20 000-25 000€.

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Communiqué envoyé le 27.06.2013 18:21:57 via le site Categorynet.com dans la rubrique Art / Culture

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