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Jacques Bosser

Suite aux succès des expositions Henri CUECO, en 2011 et Nils-Udo en 2012, la troisième édition du cycle « Les expos d’été du château de la Trémolière » sera en 2013 consacrée au plasticien français Jacques Bosser.

Du 1 juin au 30 septembre 2013, les travaux photographiques dans lequel Jacques Bosser feront écho avec la collection exceptionnelle de tapisseries d’Aubusson du XVIe siècle du château de Trémoliere.

Jacques Bosser /

« De son enfance africaine, Jacques Bosser a gardé une fascination pour le magique et les signes. D'où cette abondance de traces archaïques sorties de la nuit des temps : cercles, spirales, ellipses, tourbillons de pigments purs, qui renvoient à l'alphabet universel. Il les confronte à l'image photographique, sans choisir entre représentation et abstraction.

En 1992 et 1994, lors de ses séjours en Inde, il prend des photographies autour des temples des pèlerins aux abords des fleuves qu'il utilisera ensuite pour associer a des peintures. C'est le début d'une réflexion sur l'usage de la photographie dans son oeuvre. Dès 1995, il perfectionne sa maîtrise de la photographie et ne la traite plus comme ayant une fonction de double. Dorénavant, travaillant en studio, la photo est composée comme une peinture, travaillée en plans et couleurs. Un long périple en Afrique en 1996 lui fait retrouver les sensations de son enfance, ayant vécu en Afrique équatoriale de l'âge de 3 à 12 ans. Puis, c'est le Japon en 1997, la Corée et Taiwan récemment. Les images deviennent de pures oeuvres plastiques et non recadrées, non retouchées que l'on désigne sous l'appellation de " photographie plasticienne ".

Cela est démontré en 2006 par le BTK project (Bosser, Tilley, Kabuki), un ensemble de photographies (format 80 x 80 à 120 x 180) mettant en scène Sue Tilley , modèle du peintre Lucian Freud, maquillée, coiffée et habillée de kimono aux riches motifs, en cadrage serré.

Dans le travail photographique de 2007 " Wax Spirit. " Un ensemble de portraits qui mettent en scène la communication dans les anciennes colonies depuis l'indépendance des années 1960 d'hommes politiques ou religieux à travers des tissus portés par les femmes appelé Wax (tissu aux couleurs vives). Jacques Bosser met en scène ce tissu, habillant une femme noire ou blanche servant d'arrière-plan à la photographie, tout en faisant références à la grande peinture de portrait du Titien à Gauguin.

Dans sa dernière série HEOL des femmes asiatique, métisse, noire, une femme blonde, teint pale (symboles de nos sociétés multi ethniques et métissées) elles sont habillées pour certaines de Kimonos japonais, de tissu polynésien et toutes coiffées de superbes bonnets colorés brodés du pays bigouden. Derrière les modèles, en fond, les bannières de procession avec leurs motifs et scènes religieuses aux interprétations naïves et colorées. Les poses sont en références a certaines peintures de Gauguin et d’autre de l’école de Pont-Aven , evoquant aussi les « Pen Sardines » .

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Communiqué envoyé le 23.05.2013 12:29:17 via le site Categorynet.com dans la rubrique Art / Culture

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