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Johnny Maroun : un artiste seul face à la guerre

Johnny Maroun :
un artiste seul face à la guerre

Exposition à la Barcelona Showcase


Johnny Maroun expose des toiles de son œuvre « Sang façon » à la BARCELONA SHOWCASE, le 27 avril 2013 à la Gaudi’s Casa Batlló, Barcelone.

Jeune plasticien libanais et directeur artistique dans une agence publicitaire, Johnny Maroun a fait, pendant ses études d’arts appliqués une rencontre inattendue. Au milieu d’une société libanaise, régie par la loi du plus fort, par un chaos grandissant et une violence qui cherche à se normaliser, Johnny Maroun a découvert l’art, un lieu d’expérimentation et d’introspection et le début pour lui d’une longue quête : et si la violence tant décriée devenait une énergie créatrice, un miroir d’une société sans cesse en quête de victimes. Et si l’art abstrait pouvait dire des émotions, celles que l’art figuratif n’arrive plus à dire à cause de la banalisation des représentations de la violence.

Johnny Maroun transforme la violence en force créatrice

Un séjour à Paris en 2012 est l’occasion rêvée pour Johnny Maroun de voir les œuvres qu’il a étudiées. Il n’imaginait pas alors, pendant son séjour, de musée en exposition d’art, entre photo, art contemporain et photojournalisme, qu’il y trouverait de quoi occuper son esprit, son imagination et tout son temps disponible à son retour.

Au Liban, il décide de partir du matériel le plus répandu dans sa ville natale, Beyrouth : les armes à feu. Les vrais que collectionnent les adultes entre nostalgie d’une guerre il y a quelques années encore quotidienne et l’aspiration vers le prochain conflit qui ferait d’eux des hommes. Les jouets, copies plus ou moins réalistes qui occupent les enfants pour qui « jouer à la guerre » est la plus fréquente des occupations. Ainsi naît en mai 2012 la collection Sang Façon.

Faut-il rappeler les plaies d’un pays qui a souffert une longue et sanglante guerre fratricide de 1975 à 1990 ? Il suffit d’y penser pour ne pas s’étonner de la quantité d’armes à feu qui ornent les maisons : pistolets, lance roquettes, grenades.
Signe de virilité ? Sans doute. Peur de la résurgence d’une guerre qui s’est évanouie ne laissant ni vainqueur, ni vaincu dans un présent qui s’étire en un long cessez-le feu ? Peut-être. La violence faite par les armes à feu est toujours là, dans une impunité totale. Des “mini-guerres” entre quartiers ponctuent les saisons, et les balles perdues, ne distinguent ni femmes ni enfants.

Comment s’étonner alors, que se procurer une arme à feu devient dans une normalisation de la déviance aussi facile, et moins onéreux que de s’équiper en matériel de peinture ou d’enrichir sa bibliothèque d’un bel ouvrage.
Johnny Maroun va alors chercher, parmi les matériaux les plus accessibles de quoi construire son œuvre.

En simulant l’effet d’une balle qui transperce un corps, la projection de l’acrylique sur la toile joue le rôle d’un “freeze frame” qui immobilise et immortalise l’acte de violence. Apres la guerre civile, le Liban s’est empressé d’effacer les traces des obus, balles et autres munitions, comme qui cacherait une blessure sous un vêtement, en espérant que, loin des yeux, elle cicatrisera plus vite. Les peurs sont toujours là, mais l’irréparable est commis: le sang n’émeut plus personne.

Pour Johnny Maroun, c’est dans l’abstrait, dans les taches dont la couleur rappelle celle du sang que réside la représentation la plus crue de la violence. Le corps disparait, il n’est plus qu’une trace sur un mur.

Site web : www.johnnymaroun.com
Site web de l’exposition : www.barcelonashowcase.com
Blog de l’exposition : http://globalartagency.wordpress.com/2013/04/02/johnny-maroun-turns-violence-into-a-creative-force/



Contact Presse :
Natalie Taraud
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Téléphone : +33 (0)6 07 86 18 89

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