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PROLONGATION de "Mémoires d'Opiums" au Louvre des Antiquaires jusqu'au 18 décembre 2011

Prolongation de « Mémoires d’Opiums »
au Louvre des Antiquaires

JUSQU’AU 18 DECEMBRE 2011


Depuis le 1er septembre, « Mémoires d’Opiums » a attiré plus de 12.000 visiteurs. Consacrée aux rites et pratiques de l’opium fumé en Chine au cours du XIXe siècle, l’exposition rassemble des pièces uniques en provenance des plus belles collections internationales. Cette exposition est à l’initiative de Dominique et Eric Delalande, spécialistes mondiaux en objets de tabac et d’opium, elle se prolonge jusqu’au 18 décembre 2011.

Dans un décor reconstitué d’une fumerie d’opium, l’exposition revient sur l’histoire et les rituels liés à cette drogue tirée du pavot. Elle expose un ensemble d’objets rares ayant servi à l’extraction, la préparation, la conservation et la consommation de l’opium.
Paravents sculptés, costumes de hauts dignitaires brodés, pipes recouvertes de laque ou habillées d’écaille, de galuchat ou d’argent, arrêtoirs en ivoire sculpté, plaquettes en métal ouvragé, boites cylindriques en émaux cloisonnés font émerger les réminiscences du monde enfoui des fumeries d’opium… des siècles passés.

De l’interdiction à la fascination
Ce n’est qu’au XVIIème siècle que le pavot commence à être fumé en Chine. S’immisçant dans les coutumes des élites chinoises, cette pratique se banalise rapidement. A partir de 1830 des fumeries s’installent un peu partout dans le pays.
Au cours du XIXème siècle, la propagation de l’opium entraîne les pires ravages, atteignant l’ensemble des couches de la société. En 1906, la Chine instaure une politique d'interdiction de l'opium qui s’avère très efficace et a pour conséquence l’extinction des fumeries légales.
En Europe, les voyageurs de retour d’Indochine importent l’usage de l’opium et le phénomène ne tarde pas à s’étendre en France. L’opium séduit alors une élite intellectuelle qui contribue à susciter une fascination sur l’imaginaire occidental. Ainsi au tournant des XIXème et XXème siècles, l’opium devient le symbole d’expériences sensorielles inédites et le signe d’appartenance à une élite culturelle.

Dès 1821, Thomas de Quincey écrit « Confessions d’un Anglais mangeur d’opium », traduit ensuite par Musset puis par Baudelaire. D’autres écrivains révèlent qu’ils sont des consommateurs réguliers : Mallarmé, Verlaine, ou encore Théophile Gautier qui, en 1838, s’adonne à une description détaillée dans le conte « La pipe d’Opium ». Un siècle plus tard, Cocteau apportait sa contribution avec une description colorée de la fameuse dépendance dans son « Journal d’une désintoxication ».


Les « mangeurs de fumée », leurs rituels.

Entre recherche esthétique et quête spirituelle, le rituel doit être précis si l’on veut obtenir un effet optimum et les accessoires doivent faire l’objet d’un soin particulier, car de tous les stupéfiants, l'opium est sans doute celui qui requiert le dispositif le plus sophistiqué.

Une mise en scène est indispensable à l’initiation. L’opium se fume couché sur une natte ou un lit orné de panneaux verticaux qui encadrent la couche de bois ou de bambou tressé.

Selon les cas, l’opium est directement inhalé sur la « Kang Table », une petite table à quatre pieds, sur laquelle est disposé un plateau contenant pipe, lampe, aiguille, ciseaux à mèche, doseur et boîte à opium, pot à laudanum, présentoir à fourneaux, brosses et racloirs, boîtes à dross…
Tous ces objets font partie d’un art révolu et suscitent l’intérêt d’un petit nombre de collectionneurs motivés par la haute qualité artistique plus que par l’objet du « voyage ». Certains choisissent de mettre en comparaison plusieurs types de pipes composées de matières différentes. D’autres optent pour une autre approche consistant à rassembler des objets appartenant à la parfaite panoplie du fumeur d’opium.
En reconstituant l’atmosphère d’une fumerie, « Mémoires d’opiums » propose un voyage exotique au cœur de l’Empire Céleste et lève le voile sur les mystères qui entourent les volutes bleues de l’opium. Ces objets ont traversé les siècles et les continents et témoignent aujourd’hui de l’incroyable virtuosité artisanale exercée en Chine au cours du XIXème siècle.



Dominique Delalande fonde sa galerie en 1978 au Louvre des Antiquaires. Cet ancien directeur d’une compagnie de navigation était d’abord un collectionneur de pipes en écume avant de se lancer dans le commerce d’objets du genre. En 2005, il est rejoint par son fils Eric. La galerie, de renommée internationale, est spécialisée depuis plus de 30 ans dans les objets de Marine et de Sciences, les objets du tabac et de l’opium, les cannes de collection et les objets érotiques.


LE LOUVRE DES ANTIQUAIRES

2 Place du Palais Royal – 75001 Paris
Entrée libre. Métro Palais Royal – Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h
Tel : 01 42 97 27 27 – www.louvre-antiquaires.com





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Communiqué envoyé le 15.11.2011 17:24:43 via le site Categorynet.com dans la rubrique Art / Culture

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