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Jean Pascal Flavien à la galerie Catherine Bastide Catherine

Communiqué de presse
JEAN- PASCAL FLAVIEN

EXPOSITION DU 11 NOVEMBRE 2005 AU 11 JANVIER 2006

VERNISSAGE LE JEUDI 10 NOVEMBRE 2005 À PARTIR DE 18 H00

Jean-Pascal Flavien présente à la galerie Catherine Bastide une série de dessins au crayon rouge décrivant des scènes où des dinosaures évoluent dans leurs espaces naturels, et coexistent parfois auprès de déconcertantes structures architecturales.

On y découvre des paysages lacustres, désertiques ou tropicaux, paysages disparus des ères du Devionian ou du Crétacé, ou de période toute récente.
Au contraire des restaurations de paléonthologie mettant en situation des connaissances scientifiques rigoureuses, ces paysages regroupent des éléments spatiaux hétérogènes, provoquant des anachronismes, des glissements de périodes de temps les unes dans les autres. À cet égard, quelques dessins prennent plus nettement le parti de la science-fiction.
De ces vues de monde rouge, on perçoit un effondrement, une disparition, une lente transformation.
On peut noter que dans tous ces espaces, l'absence de l'être humain est devenue sensible.

Flavien propose également des objets de plexiglas transparents de couleurs chaudes (rouges, oranges, jaunes...). Ces pseudo boîtes sont le lieu de scénarios d'espaces, incluant parfois des dinosaures en plastique - jouets altérés et repeints à la bombe, des gestes et des couleurs qui rappellent davantage les punks. La lumière qui entoure ces jouets se colore au travers du plexiglas.

Ces objets sont présentés à portée de main sur des tables entourées de chaises, permettant aux gens de s'asseoir et de s'en approcher.

L'une de ces tables a été raccourcie pour être mise à l'échelle des enfants. Trois objets y sont également disposés. Flavien juxtapose ainsi le regard des enfants sur les pièces, au regard des adultes.

Un des désirs de l'artiste est de constituer des mondes à recréer, univers spatiaux ou temporels puisque ces animaux n'existent plus, que ces mondes ne sont guère stables et qu'ils finissent par disparaître.
Ces dessins, certains d'un naturalisme extrême bien qu'anachroniques traduisent ce désir de réinventer poétiquement cette dissolution.

Les " dinoblocks ", maquettes ayant servi de référence à Flavien pour réaliser ses dessins, sont également présentées, ainsi que des livres (Devionian Press) récemment publiés à Rio de Janeiro.