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Exposition Galerie Parisud.net Photos de Tony Ward, Thomas Ruff, Richard Kern, Pascal Bernier…..

Exposition « Sexe et Convenances »
22 septembre - 19 novembre 2005

Galerie Parisud
14 bis rue du docteur Gosselin 94230 Cachan
7mn porte d'Orléans
RER B "arcueil Cachan" en face sortie rue du Doct Gosselin

Cocktail presse : 22 septembre 2005 de 14h à 19h.
Vernissage : 22 septembre à partir de 19h. Performance et soirée avec D.J. de 22h à 2h.
Signature en présence des éditions Alixe et des artistes : samedi 24 septembre 2005 de 14h à 19h.

Contact presse : Corinne Bobin 06 82 14 48 78
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www.parisud.net

Tony Ward aux cotés de Thomas Ruff, Richard Kern, Pascal Bernier..... se réunissent à la galerie Parisud pour une exposition forte et déroutante qui confrontera leurs productions photographiques à des créations vidéos, ainsi qu'à la performance, rendant compte du passage qui s'opère entre ces divers domaines.

Ces artistes au tempérament provocateur présenteront des oeuvres qui nous font avancer sur le terrain de la tolérance et nous invitent à respecter l'autre dans toute sa différence.

En vis-à-vis de leurs oeuvres, d'autres artistes photographes et vidéastes présenteront leurs travaux aux murs et dans l'espace vidéo. Dans son ensemble, l'exposition « Sexe et Convenances » prendra position sur le rapport contradictoire du regard humain et des convenances sociales en matière de liberté sexuelle.

Liuba, une jeune artiste s'exprimant au travers de la performance et de la vidéo, nous confrontera aux limites fluctuantes des notions de décence et d'indécence, en les mettant en équilibre sur la frontière vacillante qui dissocie l'espace public de l'espace privé.

Cette « exhibition », pour employer le terme anglo-saxon, tentera de voir dans quelle mesure le déplacement des codes produit par l'introduction des images dans le champ réservé des arts permet de déplacer la frontière du décent et de l'indécent, pour tout ce qui touche (de très près) à la sexualité humaine.
Elle se déploiera suivant plusieurs domaines de recherche : à travers les oeuvres photographiques de Thomas Ruff, Tony Ward, Richard Kern, Natacha Merritt, confrontées aux vidéos de Torsten Lauchmann, Frédéric Lecomte, Natacha Merritt, Richard Kern, Pascal Bernier, Valérie Pavia et Ovidie ainsi qu'à la performance de Liuba qui aura lieu le soir du vernissage.

Le rapport au sexe, conditionné par les pressions sociales et familiales, par la publicité, ou vu à travers la pornographie, constitue le centre problématique de cette exposition.
Celle-ci tente en effet de mettre en évidence les lignes directrices suivies dans l'art de ces quinze dernières années pour rendre compte de l'évolution des mœurs en occident, de l'intimité des couples aux jeux sexuels de groupe, en passant par la banalisation de l'image du corps, et par le regard que la femme porte sur la sexualité.

Pendant que l'occident tend à se libérer du sentiment de culpabilité judéo-chrétien, il est en quête de sensations extrêmes, gère le problème du SIDA, découvre Internet, le haut débit ainsi que les films pornographiques à domicile. Tout ceci a des conséquences directes dans le travail de représentation artistique, ce que tentera aussi de mettre en évidence l'exposition.

Par ailleurs une nouvelle génération de femmes artistes nous propose une vision de la femme plus libre, agissant comme actrice de son désir et non plus asservie à la volonté de l'homme. C'est notamment pourquoi les femmes photographes et vidéastes seront ici à l'honneur, pour nous montrer ce qui a changé, dans le paysage de l'art contemporain comme dans celui de l'imaginaire collectif.


L'œuvre de l' Américain Tony Ward fait de nous les acteurs de ces fantasmes. Il est probablement l'artiste le plus engagé de sa génération en matière de revendication d'une sexualité sans tabou.
Il obtint une notoriété mondiale avec son premier recueil de photographie, le controversé et très admiré Obsessions, suivi de trois autres volumes encore plus innovant : Orgasm, Tableaux Vivants, OrgasmXL et tout récemment, Best of Erotica. Des intellectuels reconnus comme A.D. Coleman, Rick Wester, Reinhold Misselbeck et George Pitts ont écrit de brillants essais qui accompagnent ces éditions.
Il s'agit ici d'une production à la limite du monde artistique, dont le travail gagne à être mis en relation avec des travaux exclusivement présents dans le circuit des galeries et musées.
Ward explore en outre le potentiel de créativité d'autres médias comme la vidéo.
Ses photographies intimes de la sexualité humaine nous poussent à faire reculer toujours plus loin nos tabous ou à les assumer en tant que tels, échappant à la pornographie par son sens du détail et sa sensibilité aux jeux de lumières.
Les scènes qu'il photographie font suite à la grande aventure commencée avec Nobuyoshi Araki, Robert Mapplethorpe ou Nan Goldin qui concourent à faire de l'intimité un sujet d'expression artistique privilégié de notre époque.
Tony Ward : photos

Cleo 72 x 102 / 41 x 51 cm (h.def)


Thomas Ruff, utilise quant à lui le support photographique en reprenant les codes de l'image documentaire et « objective », pour tirer des photographies en couleurs de grands formats.
A travers toutes ses séries de photos, Thomas Ruff cherche à révéler le désir d'identification qui nous fait rechercher dans une photographie la preuve d'une réalité tangible.
C'est toute la question dans ces œuvres qui sont réalisées à partir d'images dites pornographiques et récupérées sur Internet. Il les coupe, les recadre, les améliore, change les couleurs, les agrandi et installe une distance vis-à-vis du sujet. Dans les « Nudes » il joue avec l'idée de voyeurisme et installe un état de frustration chez le regardeur.
Le rendu flou met le spectateur nez-à-nez avec ses fantasmes érotiques, ceux-ci se manifestent sur le mode de l'apparition, comme refoulés jusque dans le réel. Elles nous confrontent aussi, directement, à ce que nous cherchons à y voir ou y projeter.
En utilisant l'alibi et les stratagèmes pour travailler sur l'un des genres les plus ancien de l'art, il suscita le scandale dans les médias mais atteignit sa plus haute cote sur le marché de l'Art.

Thomas Ruff : photos
http://www.parisud.net/lol/Ruff14.jpg.
Ez 14,1999 150 x 110 cm ( h.def )


Richard Kern est photographe et réalisateur. Il est issu de la scène underground du New York des années 80. Il porte à l'extrême l'anti-esthétisme cinématographique d'Andy Warhol et de Jack Smith. Kern chercha à combiner l'expérimental et le trash. Au travers d'un style fortement incisif, Il questionne les notions d'amour, de désir et de sexe dans les sous société où survivre dans la dignité est déjà difficile. Ses irremplaçables personnages intermittents vivent dans un monde irréel, structuré par l'enchaînement de performances perverties par une violence soudaine, grotesque et saturée.
En rendant compte de cette violence Richard Kern découvre sa passion pour la photographie. « New York Girls » montre des filles de New York. A un certain point, toutes ont vécu à Manhattan. Même si elles venaient d'ailleurs elles se sont senties attirées par ce puissant désir d'excitation et cette envie de vivre intensément dans le décor du centre-ville, en quête de divertissement.
«...Le consentement d'une femme à être traitée en objet est une manifestation de son désir et de son besoin de transgresser un mode de vie intellectuel. La transgression n'est pas forcément un geste négatif. Dans la conception et la réalisation artistique, il est clair qu'explorer la sphère intime (parfois terriblement embarrassante), peut être un élément fondamental. »
« ...Le travail de Richard témoigne d'une compréhension aiguë des rapports de force. Son thème principal est si centré et obsessionnel que c'est ce qui en ressort toujours. Durant les séances photos, il était clairement et tacitement entendu que ni le photographe ni le modèle n'étaient dupes de cette structure de pouvoir prédéterminée que l'on retrouve dans ce genre de face à face entre l'homme et la femme, entre l'artiste et son modèle». Lucy McKenzie, Préface de Model Release, 2000.

Richard Kern : photos et vidéos
http://www.parisud.net/lol/Kern3.jpg Jasfuks, 2005 62 x 42 / 102 x 68 cm (h.def)

Natacha Merritt simule la journée d'une jeune femme en multipliant les vues érotiques et les tentatives de séduction si bien que vous oubliez que vous avez, de bout en bout, affaire à une mise en scène. La limite entre l'art et la vie est franchie par l'artiste qui contrefait une production amateur devenue si abondante qu'elle finit par constituer un genre. Comme nombre de jeunes artistes d'aujourd'hui, l'artiste se plaît à brouiller les pistes, à effacer les repères. Un dispositif se met en place qui doit beaucoup à l'art et à ses jeux....


Natacha Merritt : photos et vidéos
http://www.parisud.net/lol/Merritt2.jpg From the dark, 1998 30 x 23 cm (h.def)

Pour Frédéric Lecomte, la vidéo a pris le pas sur les arts plastiques et c'est là que, toujours avec le même humour, il jette un œil sur nos vies. Tel un voyeur, il s'immisce dans nos appartements pour piéger nos comportements de vie, sexuels et autre.
Après « Les turbulences du vide », c'est « Appart » qui maintenant, nous emporte dans les turbulences de la vie.
« ...Des mains présentes et toujours conservées dans la masse de l'image. Des mains qui déshabillent le blanc des images, qui la défroquent, et ce sont ces mêmes mains qui tuent. Et si le cinéma était resté au stade du muet cela aurait contribué à créer une sorte de thesaurus d'anthropologie visuelle où la main seule actrice, serait devenue maîtresse du jeu en touchant juste du doigt le blanc des surfaces. Voilà ce qui nous manquait, ce lien entre vidéo et cinéma réconciliés, entre l'arrêt et la promesse de départ. Frédéric Lecomte élabore donc des carnets vidéo exécutés à la vitesse d'un croquis, le croquis d'une image qui bouge, et son dernier opus pose bien toujours la même chose à ceci près que son trait capture des images cinéma, des images télé, une somme d'images qu'il réactive par la suite quand il les découpe et les vide, et c'est ça le « décorps » de cette exposition où la vidéo se joue comme le théâtre de l'équivoque, comme l'équivoque même du théâtre, ce qui, de donner à voir, expose le vrai et l'illusion dans un même mouvement de don et de retrait. Mais ces images détourées, squelettes de l'image devenue sans ressemblance posent le problème, non de savoir ce qu'elles veulent montrer, mais ce qu'elles ne montrent plus. Squelette d'une image cinéma, pour ce dernier il s'agit là de son certificat de présence. En a-t-il besoin ? Sans doute, car négocier avec les images c'est aussi négocier avec le réel et Lecomte s'y emploie en ne conservant ainsi que le bref effet de choc, coups de feu et étreintes inlassablement répétés comme les 2 seules figures de style d'une imagerie qui ne connaît que 2 arguments pour se vendre, le sexe et la mort. »
Extrait : Philippe Dagen, Le Monde 17 juin 2005 .

Frédéric Lecomte : vidéos
http://www.parisud.net/lol/Lecomte.jpg « appart » 2005-7'37 (h.def)



Pour Pascal Bernier, « Safe sex » est une vidéo pornographique paradoxale et humoristique dans laquelle l'obscénité inhérente au genre émerge et ce malgré le fait que tout y est factice de manière évidente.
Si la pornographie se définit comme une obscénité en matière littéraire ou artistique peut-être « Safe sex » est-elle une apornographie dans laquelle l'artistique et l'obscène ont fusionné.


Pascal Bernier : vidéos
http://www.parisud.net/lol/Bernier.jpg « Safe sex » 2001. 3' 32 (h.def)

Chez Ovidie, le désire de manifester pour une nouvelle image des rapports sexuels dans la pornographie l'a poussé à militer en s'investissant totalement dans ce genre. Dans certains court métrages de son film 1ère expérience, I'actrice prend réellement du plaisir dans un respect mutuel et une tendresse visible à l'écran. Les images sans gros plans vulgaires véhiculent une nouvelle dimension esthétique des rapports sexuels.

Ovidie : films
http://www.parisud.net/lol/Ovidie.jpg

Valérie Pavia : vidéos
http://www.parisud.net/lol/Pavia.jpg "C'est bien la société » 2000.9'00 (h.def)

Torsten Lauschmann : vidéos
http://www.parisud.net/lol/Lauschmann.jpg Passion Prefix,2002. 5' (h.def)