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Presse Contacts Ordre National des Vétérinaires, Spécial Salon International de l'Agriculture 2009

La profession vétérinaire sous les feux de la rampe… de la plus grande ferme de France ! Biosécurité dans les fermes et aux frontières ! Radioscopie d’une profession… Au service de la santé animale et humaine ! >> Sommaire

La profession vétérinaire sous les feux de la rampe…
de la plus grande ferme de France !

Biosécurité dans les fermes et aux frontières !

Radioscopie d’une profession…
Au service de la santé animale et humaine !



>> Edito

Le vétérinaire : une sentinelle essentielle au carrefour de la santé animale et humaine…

C’est une vraie synergie entre les professionnels de la santé humaine ou animale, et même avec les propriétaires d’animaux, qui est mise en avant par la campagne « One health » de la Commission européenne.

La Commission européenne a choisi pour thème de campagne la biosécurité dans les élevages et aux frontières. Elle souhaite mettre en avant le rôle joué par les vétérinaires au niveau de la santé animale et de la santé publique. La Commission réalise enfin l’impérieuse nécessité d’agir en amont afin d’éviter toute épizootie qui pourrait être désastreuse, que ce soit sur un plan sanitaire, économique ou sociétal.

Même si personne ne peut nier le lien entre santé animale et santé publique, il s’agit encore parfois de deux mondes séparés et il devient urgent de créer un réseau solide de toutes les parties prenantes, du propriétaire d’animaux aux vétérinaires, en passant par les médecins et les laboratoires. Le succès d’un tel projet repose principalement sur un haut niveau de formation vétérinaire, formation qui doit être officiellement évaluée et accréditée, sur un maillage serré du terrain par les vétérinaires praticiens.

Ceux-ci, chaque jour, diffusent des messages de biosécurité, que ce soit à propos de l’importation frauduleuse de chiots ou de nouveaux animaux de compagnie, de l’introduction de personnes ou d’aliments dans les élevages, du respect de la quarantaine lors d’achat de nouveaux animaux, ou des recommandations lors de voyages à l’étranger…

Christophe BUHOT
Président de l’Union Européenne des Vétérinaires Praticiens



>> La profession vétérinaire sous les feux de la rampe… de la plus grande ferme de France !

Salon International de l’Agriculture
Du samedi 21 février au dimanche 1er mars 2009
Porte de Versailles - Hall 1 – allée L - stand 48


> Missions d’experts passionnés !

Les vacations de 48 heures des 13 vétérinaires en relais du centre de soins sont loin d’être des sinécures. Et, pourtant, chaque année, ils sont nombreux à traverser la France pour ne manquer sous aucun prétexte cette rencontre mythique entre 4 000 animaux, 1000 exposants, 1000 éleveurs et près de 600 000 visiteurs !


Situé dans le hall 1, sur le stand de la profession vétérinaire, le centre de soins, où s’affiche la fameuse croix bleue, fait preuve d’une organisation parfaitement rodée. Trois vétérinaires sont de garde 24 heures sur 24 pour veiller au bien-être des stars de la plus grande ferme de France :

• En binôme pour le hall 1 où sont rassemblés les animaux de rente,

• En solo pour le hall des équidés.

Tout se passe comme à la ferme : en cas de problème, l’éleveur doit s’adresser à l’un des vétérinaires du centre de soins, qui auscultera l’animal souffrant, délivrera une ordonnance, administrera les médicaments et les soins adéquats. Pour une parfaite traçabilité, chaque traitement est inscrit sur le cahier sanitaire du centre de soins. Et tout cela, gratuitement pour l’éleveur !

Bélier boitant en raison d’un piétin, veau affaibli par une diarrhée néonatale, vache laitière souffrant d’une mammite, agneau au ventre ballonné, jument victime de spasmes intestinaux… Chaque année, le scénario des pathologies est plus ou moins le même, sachant que les éleveurs n’amènent que des bêtes de concours vaillantes, donc a priori peu susceptibles de développer des maladies graves durant le salon :

• Dans les 2 ou 3 premiers jours, surtout des petits traumatismes liés au transport, des troubles d’adaptation au nouveau milieu, à la
promiscuité : petites blessures, boiterie, coliques…

• En milieu de semaine, plutôt des affections digestives et respiratoires…

• En fin de salon, surtout des symptômes de fatigue liés au piétinement des bêtes dans les enclos…

Assistés par les étudiants de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, les vétérinaires réalisent environ vingt à trente interventions par jour. Si les pathologies revêtent un caractère souvent bénin, il faut toutefois intervenir vite car, entre les 25°C en journée, les courants d’air créés par l’ouverture des portes la nuit pour le nettoyage ou la rotation des animaux à mi-salon, la situation peut rapidement s’envenimer.

Soigner les animaux au salon constitue parfois un véritable parcours de santé ! En cas d’alerte, le vétérinaire doit se frayer un chemin à travers une foule souvent compacte et parfois franchir un certain nombres d’obstacles pour accéder à l’animal défaillant.

La parfaite connaissance des spécificités du salon et la solide expérience terrain qu’ont les vétérinaires du centre de soins concourent à la parfaite maîtrise et l’efficacité des interventions.


> Des vétérinaires, des départements, des régions à l’honneur !

Chaque année, les vétérinaires du centre de soins viennent avec une joie non dissimulée assurer les 48 heures de permanence, en provenance des 4 coins de la France, afin de participer au bon déroulement de ce salon spectaculaire :

Alain : Loire (42)
Arnaud : Saône-et-Loire (71)
Bertrand : Saône-et-Loire (71)
Claude : Orne (61)
Denis : Calvados (14)
Grégory : Seine-Maritime (76)
Hervé : Sarthe (72)
Irmine : Gers (32)
Jacques : Manche (50)
Jacques : Cantal (15)
Jean : Bas-Rhin (67)
Olivier : Haute-Vienne (87)
Véronique : Ain (01)


> 24 heures de la vie d’un vétérinaire… Au Salon International de l’Agriculture !

Alors que les 4 000 animaux de la plus grande ferme de France jouent les vedettes dans leur enclos, trois vétérinaires interviennent en coulisse, en toute discrétion, pour soigner les traditionnels petits « bobos ». Des permanences de 48 heures qui peuvent parfois s’apparenter à de véritables marathons en raison de l’enchaînement des interventions.

• 13h00 : arrivée du praticien sur le stand des vétérinaires où se trouve le centre de soins du Salon International de l’Agriculture. Remise de la célèbre blouse verte, coordination avec les collègues présents, échanges d’informations sur les cas traités afin d’optimiser la relève.

• Après-midi : interventions au fil des demandes des éleveurs qui viennent sur le stand expliquer leurs inquiétudes à propos de leur animal. Les étudiants recueillent dans un premier temps les commémoratifs et font appel aux vétérinaires de garde si une intervention s’avère nécessaire. Les éleveurs ne manquent pas également d’interpeler directement dans les allées les vétérinaires reconnaissables entre tous avec leurs blouse verte et stéthoscope autour du cou.
Entre deux interventions, l’attente est loin d’être passive sur le stand des vétérinaires. C’est l’occasion de rencontrer le grand public, de répondre à ses questions et de dialoguer avec les autres confrères présents sur leurs expériences professionnelles.

• 18h30/19h00 : alors que le salon se vide, la tournée du soir peut commencer. Visite des animaux soignés dans la journée, nouvelles consultations…

• 20h00/23h00 : en fonction des circonstances et des cas rencontrés, les vétérinaires quittent le stand plus ou moins tôt. Certains en profitent pour rencontrer leurs partenaires éleveurs, dans un cadre autre que celui de la relation habituelle vétérinaire-client.
Après leur départ, le relais est véritablement donné aux étudiants, mais la responsabilité des soins reste acquise aux vétérinaires. En cas de soins urgents, les étudiants feront appel à leurs aînés, les praticiens de garde, hébergés au plus près de la Porte de Versailles.

• 7h00/7h30 : retour du vétérinaire sur le stand, bien avant l’arrivée du public, afin de faire le point avec les étudiants sur les problèmes de la nuit. Cela leur permet d’assurer au mieux le suivi des animaux qui ont fait l’objet de soins et de traitement. C’est la règle de la continuité de soins, sacrée pour les vétérinaires : obligation, qui leur est faite par le Code de déontologie, d’assurer aux éleveurs une qualité de service sans reproche…

• 9h00 : avec l’arrivée du grand public, le salon s’anime de toute part. Une nouvelle journée commence sous un flot sonore continu avec son lot de petites pathologies à soigner…

• 13h00 : buffet convivial avec les confrères entre deux visites : même pendant cette pause, ils sont susceptibles de repartir au chevet de leurs malades ! Accueil d’un nouveau confrère qui commence sa vacation de 48 heures. Et, pour cette nouvelle vacation, bien de nouveaux défis à relever en perspective : pour la santé des animaux présents, pour la satisfaction des éleveurs et du public et pour la bonne conscience du professionnel : celle du devoir accompli !


> Les étudiants de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort… En renfort !

Chaque année, les étudiants de l’une des 4 Ecoles Nationales Vétérinaires viennent seconder les praticiens. Pour l’édition 2009 du Salon International de l’Agriculture, l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort est mobilisée à la grande satisfaction des étudiants, ravis de multiplier les expériences professionnelles aux côtés de leurs confrères et d’apprendre à communiquer avec le public sur une profession dont ils sont fiers.

Deux équipes différentes prêteront main-forte aux vétérinaires :

• Une équipe pour renseigner le grand public, transmettre les messages importants de la profession, faire participer les visiteurs à un quiz
éducatif, distribuer différents supports de communication (ballons, crayons, leaflets, calendriers-conseils…).

• Une équipe en soutien des vétérinaires du centre de soins : environ 3 à 4 étudiants présents sur 2 jours tout au long du salon.

En journée, ces étudiants ont ainsi l’occasion de se trouver en situation, comme tout vétérinaire en exercice : ils devront savoir parler avec leurs clients de façon claire ; ils devront aussi mettre en pratique la démarche clinique : recueillir les commémoratifs des éleveurs, les transmettre aux vétérinaires de garde, les assister dans les interventions et les soins, apprendre ainsi des gestes essentiels. Ils seront également chargés de réaliser les prélèvements en salle de traite dédiés aux contrôles.

Le soir, pas question de quitter leur poste ! Les étudiants passeront la nuit sur le salon, non loin des animaux. Leur présence est essentielle afin de répondre aux éventuelles inquiétudes des éleveurs. Si l’alerte est sérieuse, ils feront appel à l’un des vétérinaires de garde. Cette expérience, grandeur nature, est idéale pour booster le sens des responsabilités de ces futurs praticiens, déjà fortement passionnés par leur métier !


>> A la rencontre du grand public !

> Thématiques de communication à l’affiche
Le cursus pour devenir vétérinaire, les débouchés professionnels, les multiples facettes de la profession… Le grand public, de 3 à 97 ans, profite de la présence de praticiens de multiples filières pour dialoguer et s’informer. Nul doute que les questions seront nombreuses à propos de l’actualité animale, que ce soit à propos des animaux de la ferme ou à propos des animaux de compagnie. L’occasion pour la profession de mettre en exergue les thématiques qui lui tiennent à cœur :

• La campagne itinérante européenne « One health » - Animaux + humains = une seule santé » : la biosécurité dans les fermes et aux frontières…

• Le vétérinaire sanitaire, protecteur de la santé humaine, grâce à son formidable maillage en région pour la surveillance d’éventuelles apparitions de maladies chez les animaux…

• La place du chien dans la société : application de la réglementation pour les « chiens dangereux », identification obligatoire, vaccination contre la rage, certificat vétérinaire pour la cession (vente ou don)… Un relais d’information sur ces thématiques est organisé, dans le hall des animaux de compagnie, grâce à la présence de la Société Centrale Canine.

> Animations dédiées aux petits
• Accueil des « fermes ouvertes » pour présenter les différentes facettes du métier aux enfants…
• Jeu Internet « Farmland » pour sensibiliser les enfants au bien-être animal….
• Distributions de leaflets, de ballons, de crayons, de cartes postales…



>> Biosécurité dans les fermes et aux frontières !

Thématique phare de la campagne itinérante de la Commission européenne

La campagne de communication mise en place dans les 27 pays membres de l’Union européenne, visant à expliquer la nouvelle réglementation communautaire autour de la stratégie de santé animale 2007/2013, fera escale au Salon International de l’Agriculture 2009, sur le stand de la profession vétérinaire.

Le coup d’envoi de cette opération de sensibilisation unique a été donné lors de la 1ère Semaine Vétérinaire Européenne, qui s’est déroulée du 10 au 16 novembre 2008 à Bruxelles.

Une initiative de la Direction générale santé et consommateurs de la Commission européenne et de la Fédération vétérinaire européenne, avec pour devise : mieux vaut prévenir que guérir !


> Campagne itinérante « One health » : Animaux + humains = une seule santé !

Aujourd’hui, difficile de parler de santé animale sans évoquer celle des hommes et vice versa. Les interactions sont de plus en plus fortes comme l’a montré récemment l’apparition de nouvelles maladies. Citons par exemple la grippe aviaire, la fièvre aphteuse, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la rage… qui ont démontré toute la nécessité d’une approche corrélant la médecine vétérinaire et humaine.

Quels enjeux ?
La biosécurité revêt une importance vitale à tous les niveaux de la vie sociétale :

• Questions de santé publique
Les maladies animales peuvent être extrêmement dangereuses pour la santé de l’Homme que ce soit par contact avec les animaux affectés ou par ingestion de produits d’origine animale contaminés, comme l’ont montré la maladie de Creutzfeld Jacob (variante humaine de l’ESB) et la grippe aviaire.

• Conséquences gravissimes sur l’activité économique
L’ESB, due à l’incorporation involontaire de farine de viande et d’os provenant de carcasses d’animaux infectés dans le fourrage, a provoqué d’énormes pertes pour les agriculteurs. 4,4 millions d’animaux abattus à titre de précaution au Royaume-Uni ! Sans parler de la baisse de consommation de viande rouge en raison des inquiétudes des consommateurs liées à leur sécurité alimentaire. La grippe aviaire a donné lieu à une crise similaire en paralysant cette fois-ci l’élevage avicole. La fièvre catarrhale ovine, qui émeut beaucoup moins le grand public car il n’est pas question là de risque pour la santé humaine, entraîne elle aussi, actuellement, une véritable crise économique pour les éleveurs.

Quels moyens mis en place ?
L’Union européenne a instauré une stratégie de santé animale pour la période 2007/2013, s’appuyant sur le principe mieux vaut prévenir que guérir.
Dans le but d’améliorer la biosécurité, l’accent est mis « sur la sensibilisation et le partage de bonnes pratiques visant à détecter les problèmes avant leur apparition grâce à des mesures de précaution, à la surveillance des maladies, à des contrôles et à des travaux de recherche. »

Elle a notamment introduit « un train complet de mesures communautaires draconiennes qui ciblent tous les risques suscités par ces types de maladies pour la santé animale et humaine et qui régissent la chaîne de production et de commercialisation intégrale d’animaux vivants et de produits d’origine animale. »

Pour la grippe aviaire par exemple, la Commission européenne a mis en place des mesures communautaires pour éradiquer cette maladie. Grâce à ces dernières, les pertes en Europe ont été inférieures à celles subies par les secteurs avicoles d’Asie.
De la même façon, les mesures communautaires ont permis bien des progrès dans la lutte contre l’ESB avec un recul constant du nombre de cas.

Plan d’action de santé animale 2007/2013 :

• Définition des priorités d’intervention de l’Union européenne
• Modernisation du cadre régissant la santé animale
• Prévention des menaces liées aux animaux, surveillance et état de préparation face aux crises
• Science, innovation et recherche

Farmland : un jeu en ligne ludique et interactif pour les enfants !
Pour sensibiliser les enfants européens dès leur plus jeune âge, la Commission a mis en ligne un jeu sur le bien-être animal : animaux de la ferme, cycles de vie, denrées alimentaires qu’ils produisent…
http://www.farmland-thegame.eu/


> Biosécurité dans les fermes : une nécessité pour assurer la prévention des crises sanitaires !

Grippe aviaire, fièvre aphteuse, ESB… Les crises sanitaires de la dernière décennie ont rappelé à tous le rôle crucial que jouent les vétérinaires, avec les éleveurs, dans la lutte contre l’apparition et la propagation de maladies.

Enjeux ?
Une interaction vétérinaire / agriculteur est primordiale pour renforcer la biosécurité dans les exploitations. Véritables « ingénieurs du vivant », les vétérinaires accomplissent des missions de soutien et de conseil auprès des agriculteurs, qui sont les premiers responsables de la prévention de l’introduction et de la propagation des maladies animales dans leur exploitation.

Objectifs ?
Pour optimiser la biosécurité à l’échelle nationale et européenne, il est essentiel que les agriculteurs mènent des actions de prévention dans leur exploitation :

• Limiter les contacts des animaux avec les visiteurs extérieurs

• Isoler les nouveaux animaux introduits à la ferme et les sujets malades

• Procéder à une utilisation correcte des aliments

• Respecter les procédures de nettoyage et de désinfection

• Instaurer un programme efficace de lutte contre les insectes et les rongeurs

• Alerter les vétérinaires en cas de comportement animal anormal…

Moyens mis en place ?
La Commission européenne a conçu un calendrier pour l’année 2009, traduit dans toutes les langues officielles de l’Union, destiné aux vétérinaires et aux éleveurs. 12 conseils essentiels, déclinés tout au long de l’année, au rythme d’un message par mois, afin d’optimiser la biosécurité dans les exploitations !


> Les vétérinaires au cœur du dispositif de surveillance et d’éradication des maladies

Grâce à leur formation scientifique de haut niveau, les vétérinaires sont capables de protéger à la fois la santé des animaux et des humains.

Sous l’autorité des Directions Départementales des Services Vétérinaires, 12 747 vétérinaires libéraux interviennent pour le compte de l’Etat dans le cadre du mandat sanitaire, une spécificité bien française qui a démontré toute son efficacité lors des dernières crises sanitaires.

Aux côtés des 1 500 vétérinaires du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, les vétérinaires libéraux constituent un formidable réseau d’épidémiosurveillance afin de prévenir, gérer et maîtriser les éventuels risques d’épizootie pouvant affecter les animaux mais aussi les humains.

Leurs missions sont guidées par 2 grands axes de travail :

• Police sanitaire : surveillance des élevages infectés et à risques, examens et prélèvements sur des animaux suspects de maladie
contagieuse…

• Prophylaxie : dépistages de maladies et vaccinations dans le cadre de programmes de lutte collectifs…

Sur le terrain, les actions se révèlent essentielles :

• Les vétérinaires contribuent à la prévention et à la maîtrise des maladies réglementées pouvant représenter des dangers pour la santé
humaine (brucellose, tuberculose…) et la santé animale.

• Ils participent au dépistage des maladies émergentes : influenza aviaire, fièvre catarrhale ovine…

• Ils mènent de plus en plus d’actions avec les filières de production et les organisations professionnelles agricoles afin de déployer des plans collectifs de lutte vis-à-vis des grandes pathologies.

• En multipliant les actions de prévention des pathologies, en promouvant de bonnes pratiques d’hygiène et l’utilisation raisonnée de
médicaments, ils participent à l’élaboration d’aliments de qualité.

• Tout au long de la chaîne alimentaire, de la fourche à la fourchette, ils veillent à la qualité et la sécurité des aliments d’origine animale.

Alors que les risques sanitaires augmentent avec l’intensification des échanges et le réchauffement climatique, les instances professionnelles vétérinaires ne cessent de souligner l’importance de maintenir en France un maillage dense et efficace de vétérinaires sanitaires, sentinelles irremplaçables au carrefour de la santé animale et humaine. Aujourd’hui reconnu comme l’ingénieur du vivant, le vétérinaire est en effet plus que jamais l’expert capable de protéger ce vivant et de préserver « une seule santé »…


> Biosécurité aux frontières : des vétérinaires-relais d’information pour des voyageurs plus vigilants et respectueux des lois !

Les questions de biosécurité ne sont pas seulement l’affaire des professionnels, vétérinaires ou agriculteurs. C’est aussi l’affaire du grand public !

Outre les victimes potentielles de toute grave crise sanitaire, les citoyens représentent aussi des facteurs de risques non négligeables en termes de biosécurité, sans en avoir même conscience. Avec la banalisation des voyages et l’intensification des échanges, ils sont davantage confrontés à l’envie de rapporter toutes sortes de souvenirs : ils sont ainsi souvent tentés d’introduire dans l’Union européenne des produits d’origine animale ou des animaux domestiques, ce qui est pourtant formellement interdit par la loi.
A leur insu, des maladies animales peuvent ainsi passer les frontières et se propager. Il est alors trop tard… C’est pourquoi la biosécurité aux frontières est également l’un des thèmes forts de cette campagne de sensibilisation.
Souvenez-vous : au Salon International de l’Agriculture 2008, la rage faisait l’actualité et les vétérinaires soulignaient les risques liés à l’introduction de carnivores domestiques en provenance de pays étrangers…

Objectif ?
Réduire la quantité d’aliments ou d’animaux introduits illégalement au sein de l’Union européenne par des voyageurs en provenance de pays extérieurs à l’UE ou envoyés par colis postal.

Moyens mis en place ?
Toute une série d’actions pour communiquer auprès du grand public et le sensibiliser sur la réglementation régissant l’introduction par des particuliers de produits d’origine animale et d’animaux domestiques, dans les aéroports, les ports et points d’accès routiers. Cette campagne de communication est une collaboration avec la Direction générale Fiscalité et l’Union douanière de la Commission européenne ainsi que les autorités vétérinaires et douanières des Etats membres.

Réglementation ?
Une nouvelle réglementation européenne entrera en vigueur le 1er mars 2009 afin de mieux contrôler l’introduction de viande et de produits laitiers par les voyageurs. Elle autorisera toutefois ces derniers à rapporter certaines quantités d’autres produits animaux, tels que les produits à base de poisson ou le miel.

Des sentinelles vétérinaires… aux frontières
Les vétérinaires des services de l’Etat mènent de nombreuses actions en coulisse afin de prévenir l’introduction de maladies dans l’Union européenne par l’importation d’animaux vivants ou de denrées d’origine animale : surveillance des mouvements d’animaux, vérification de l’état de santé des animaux en transit, contrôle des certificats des animaux ou des produits d’origine animale importés…


Voyager avec son compagnon : mode d’emploi chez son vétérinaire !

Les vétérinaires libéraux remplissent un important rôle de relais d’information auprès du grand public : bien des conseils sur la façon de prévenir les maladies et de voyager avec les animaux de compagnie.

• Identification
L’identification (tatouage ou transpondeur), est obligatoire pour tous les chiens de plus de 4 mois, nés après le 6 janvier 1999.
Les chiens nés avant cette date, ainsi que tous les chats, doivent être identifiés en cas de cession (gratuite ou onéreuse) ou pour obtenir un passeport, seul support de certification pour la vaccination contre la rage.

• Vaccination antirabique et passeport
La vaccination antirabique et le passeport sont obligatoires, pour tout déplacement hors du territoire national, ainsi que pour se rendre en Guyane et dans les TOM. Ils sont aussi obligatoires pour tous les chiens de 1ère et 2e catégorie…)



>> Radioscopie d’une profession… Au service de la santé animale et humaine !


> Une profession en perpétuel développement

En 1974, 4 323 vétérinaires exerçaient en France. Fin 2008, 15 319 vétérinaires étaient inscrits* à l’Ordre des Vétérinaires. C’est dire l’évolution qu’a connue cette profession en 34 ans !

Elle s’est déclinée sous de multiples métiers afin de répondre aux nouvelles spécificités et attentes de la société. Vétérinaire praticien canin… Vétérinaire praticien rural ou mixte… Vétérinaire praticien équin… Vétérinaire conseil en productions animales… Vétérinaire de l’industrie pharmaceutique… Vétérinaire de l’industrie agro-alimentaire… Sans oublier les carrières dans l’administration : inspecteur de la santé publique vétérinaire, vétérinaire directeur d’un laboratoire, enseignant…

Répartition des effectifs vétérinaires par activité

Activités Effectifs Femmes Hommes
Administration 9 3 6
Agro-Alimentaire Amont (Aliments du bétail) 47 13 34
Agro-Alimentaire Aval (Hygiène alimentaire) 50 19 31
Animaux de compagnie (Traditionnel) 8812 4192 4620
Aquaculture 10 2 8
Association Protection Animale 25 17 8
Autre 437 190 247
Bovins Allaitants 332 42 290
Bovins Engraissement 23 8 15
Bovins Laitiers 621 73 548
Caprins 8 5 3
Enseignant Chercheur 76 31 45
Equine 578 253 325
Expertise 51 7 44
Faune Sauvage 16 8 8
Gpts Producteurs, Professionnels agricoles, GDS 148 58 90
Industrie Pharmaceutique 193 72 121
Laboratoire d'Analyses 104 53 51
Lapins 5 5
Mixte 3046 749 2297
Nouveaux Animaux de Compagnie 16 2 14
Oiseaux (Cages & sauvages) 6 1 5
Ovins 23 3 20
Porcs 95 30 65
Recherche 20 8 12
Rurale (Traditionnelle) 322 52 270
Veaux de Boucherie 26 6 20
Vétérinaire lié par Convention (Aliments médicamenteux) 64 6 58
Vétérinaire Responsable Etabt Pharmaceutique vétérinaire 22 7 15
Volailles 90 18 72
Zoo 14 5 9
Non déclarée 30 4 26
TOTAL 15319 5937 9382


* Ce chiffre ne prend donc pas en compte les quelque 2 200 salariés du secteur public : inspecteurs, enseignants, militaires…


> Une profession essentiellement libérale

65% des vétérinaires exercent en libéral.
44% des femmes pratiquent en libéral alors que ce pourcentage grimpe à 78% chez les hommes.
26% des vétérinaires sont des adjoints ou remplaçants. Parmi eux, 68% sont des femmes.


> La rurale en perte de vitesse au profit de la canine !

Attirance pour la vie citadine, succès des animaux de compagnie (plus de 10 millions de chats et plus 8 millions de chiens en France), féminisation de la profession… L’activité canine continue de croître à grande vitesse. En 16 ans, ses effectifs ont plus que doublé : ils ont été multipliés par 2,75.

Cet essor s’est réalisé au détriment des campagnes qui ont vu leur nombre de vétérinaires fortement baisser. L'activité mixte/rurale a ainsi perdu 20% de ses effectifs. Certes, le travail en rurale peut s’avérer contraignant car très prenant et physique mais il offre un panel unique d’animaux traités ! La grande majorité des vétérinaires installés à la campagne ont une activité mixte. Ils complètent leur activité initiale, dédiée aux animaux de rente, par des soins aux animaux de compagnie.

Les vétérinaires équins ont vu leur activité croître du fait de l’attrait du public pour les chevaux de compagnie. Certains en ont fait leur activité principale. D’autres, comme les vétérinaires mixtes, à la campagne, ont pu élargir leur domaine d’activité.


> Une féminisation de la profession qui s’accentue

A l’instar des autres professions libérales, de plus en plus de femmes embrassent la carrière de vétérinaire. 38% des professionnels inscrits à l’Ordre sont des femmes.
L’âge moyen est très jeune, 33 ans, sachant que celui des hommes est environ de 42 ans.
Plus attirées que les hommes par l’activité canine, elles sont proportionnellement plus nombreuses que leurs homologues à exercer en ville.
Ce phénomène n’a pas fini de s’accentuer avec 70% à 80% d’étudiantes au sein des 4 Ecoles Nationales Vétérinaires !

Effectifs vétérinaires hommes/femmes par région

Régions Effectifs Femmes Hommes
Alsace 283 117 166
Aquitaine - TOM 965 357 608
Auvergne 496 170 326
Bourgogne 548 169 379
Bretagne 1056 360 696
Centre 581 226 355
Champagne - Ardenne 326 121 205
CSO 4 1 3
Franche-Comté 292 113 179
Ile-de-France - DOM 2148 1014 1134
Languedoc - Roussillon 609 247 362
Limousin 293 100 193
Lorraine 446 167 279
Midi-Pyrénées 944 360 584
Nord - Pas-de-Calais 675 237 438
Normandie 968 338 630
PACA-Corse 1239 523 716
Pays-de-Loire 1061 359 702
Picardie 416 168 248
Poitou-Charentes 453 163 290
Rhône-Alpes 1516 627 889
TOTAL 15319 5937 9382

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