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PRESSE CONTACTS NEWS N°25 spécial Salon International de l'Agriculture 2010- Ordre National des Vétérinaires

PRESSE CONTACTS NEWS N°25 - Spécial Salon International de l'Agriculture • Février 2010
Ordre National des Vétérinaires


➜➜ Sommaire

• Edito
• La profession vétérinaire mobilisée à 100% pour veiller au bien-être des animaux
et communiquer avec le grand public… Au Salon International de l'Agriculture 2010
• Vétérinaires : de précieuses sentinelles pour préserver la santé animale et humaine !
• Chiffres clés de la profession vétérinaire


➜➜ Edito

LE VETERINAIRE, PREMIER GARANT DE LA SANTE DE L'HOMME !
PROFESSION VETERINAIRE : PROFESSION DE SANTE.

Le Salon International de l'Agriculture constitue un lieu et un moment privilégiés de rencontres et d'échanges. Vitrine de l'agriculture française et mondiale, il rappelle l'importance des échanges commerciaux d'animaux, de leurs mouvements, presque aussi nombreux que ceux des hommes.

Ces mouvements ont considérablement accru d'autres échanges, entre l'Homme et l'animal : ceux des microbes et des parasites. Ce phénomène doit être rapproché du fait qu'aujourd'hui les trois quarts des maladies infectieuses émergentes de l'Homme sont des zoonoses, c'est-à-dire des maladies communes à l'animal et à l'Homme.

Prévenir ou maîtriser la maladie chez l'Homme, c'est d'abord et avant tout le plus souvent la dépister précocement chez l'animal pour l'éradiquer. C'est dire le rôle primordial des services vétérinaires à l'échelle du monde, autrement dit d'abord des vétérinaires. Les vétérinaires, sentinelles épidémiologiques de premier plan dans la surveillance de l'émergence de maladies nouvelles, sont en effet des professionnels experts de la santé animale et de la santé publique. A cet égard, il n'est pas outrecuidant d'affirmer que parmi toutes les professions dites de services, au sein desquelles il faut situer les professions de santé, la profession vétérinaire apparaît comme celle qui est manifestement en première ligne pour préserver la santé des hommes.

C'est bien la raison pour laquelle la France, qui a depuis longtemps privilégié un haut niveau de formation de ses vétérinaires, doit maintenir le cap de l'excellence et ne pas céder au chant des sirènes de la médiocrité, européennes ou mondiales, qui tendraient au nivellement du recrutement et de la formation par le bas. L'opinion publique, de plus en plus soucieuse de sa santé, doit relayer cette exigence auprès des gouvernements.

Christian RONDEAU, Docteur-vétérinaire,
Président du Conseil Supérieur de l'Ordre des Vétérinaires

Michel BAUSSIER, Docteur-vétérinaire,
Vice-président du Conseil Supérieur de l'Ordre des Vétérinaires


➜➜ La profession vétérinaire mobilisée à 100% pour veiller au bien-être des animaux et communiquer avec le grand public

Au Salon International de l'Agriculture 2010
Samedi 27 février • Dimanche 7 mars 2010
Pavillon 1 • Allée M • Stand N°113

➜ Des animaux sous haute surveillance…
Par une équipe de vétérinaires ultra rodée 24h/24 !

Leurs blouses vertes ne passent pas inaperçues dans les allées du salon ! Chaque année, treize vétérinaires se relaient 24h/24 en trinôme pour veiller au bien-être et à la santé des animaux de rente et des chevaux de la plus grande ferme de France.

Des étudiants de l'une des quatre Ecoles Nationales Vétérinaires viennent prêter main forte et assister les vétérinaires lors des soins, le plus souvent des petits « bobos ». Cette année, ce sera le tour des Ecoles Nationales Vétérinaires de Nantes et de Lyon, avec le traditionnel concours de quelques étudiants d'Alfort.

Pas un instant de répit ! A peine la voiture garée à proximité du stand pour avoir un accès aux instruments et aux médicaments, la blouse verte enfilée et le stéthoscope passé autour du cou, les 3 vétérinaires du centre de soins ont moult missions dans le cadre de leur garde de 48h00. Deux sont affectés au pavillon des animaux de rente et un à celui des chevaux.

Les journées défilent mais ne se ressemblent pas au salon même si, d'une année à l'autre, l'organisation bien rodée est identique :

Journée type des vétérinaires du centre de soins

13h00 : arrivée d'un nouveau vétérinaire pour 48h de garde et consignes des confrères pour le suivi des soins.

Après-midi : interventions au fil des demandes et échanges avec les éleveurs.

18h30/19h00 : visite des animaux soignés dans la journée.


20h00/23h00 : départ des vétérinaires en fonction des consultations. Les étudiants prennent le relais et n'hésitent pas à appeler l'un d'entre eux en cas d'interventions nécessaires.

6h30/7h30 : arrivée sur le stand des vétérinaires et point sur la nuit avec les étudiants.

13h00 : fin de la garde du vétérinaire présent depuis 48h. Accueil du nouveau confrère. Nouvelle journée pour le praticien arrivé la veille.

Répartition des pathologies au fil des jours

• Début de salon : surtout des petits traumatismes liés au transport, des troubles d'adaptation au nouveau milieu, à la promiscuité : petites blessures, boiteries, coliques…

• Milieu de semaine : surtout des affections digestives et respiratoires…

• Fin de salon : surtout des symptômes de fatigue liés au piétinement des bêtes dans les enclos…


Après le départ des visiteurs, la journée est loin d'être finie. Les vétérinaires profitent du calme retrouvé pour accéder plus facilement aux enclos, revoir des bêtes qu'ils ont soignées dans la journée et discuter avec des éleveurs pour les rassurer, car au salon, le moindre petit bobo est problématique.

Le soir, la relève est assurée par les étudiants qui pourront joindre à tout moment les vétérinaires hébergés à proximité.

Bien que leur mission ne soit pas de tout repos, les vétérinaires, tous des habitués du salon, n'hésitent pas à traverser la France pour vivre 48h00 chrono au rythme effréné de la plus grande ferme de France, guidés par la passion du métier, le plaisir de soigner et d'admirer à cette occasion des animaux exceptionnels et de retrouver l'ambiance conviviale du stand de leur profession…

Tour de France des vétérinaires du centre de soins :
• Alain ➝ Loire (42)
• Arnaud ➝ Saône-et-Loire (71)
• Bertrand ➝ Saône-et-Loire (71)
• Claude ➝ Orne (61)
• Denis ➝ Calvados (14)
• Grégory ➝ Seine-Maritime (76)
• Hervé ➝ Sarthe (72)
• Irmine ➝ Gers (32)
• Jacques ➝ Cantal (15)
• Jacques ➝ Manche (50)
• Jean ➝ Bas-Rhin (67)
• Olivier ➝ Haute-Vienne (87)
• Véronique ➝ Loire (42)

Une autre mission d'importance : le contrôle sanitaire des chiens
• Une équipe de cinq vétérinaires œuvre dans un autre secteur du salon dès le début de la journée; il s'agit de vétérinaires canins, détenteurs du mandat sanitaire, et donc habilités à contrôler l'identification et l'état sanitaire des chiens devant participer au salon.
• Là encore, les vétérinaires jouent leur rôle de sentinelles en essayant de dépister d'éventuelles maladies contagieuses à l'entrée du salon.


➜ Une expérience unique pour les étudiants des Ecoles Vétérinaires Nationales de Nantes et Lyon

Ils en ont rêvé dès le plus jeune âge ! Ils ont suivi avec passion le cursus des 7 années d'études indispensables pour décrocher le titre de Docteur Vétérinaire et au cours de leur formation ont multiplié les expériences « terrain ». Venir tester leurs connaissances grandeur nature au Salon International de l'Agriculture est une vraie chance.

Ainsi, une trentaine d'étudiants des Ecoles Nationales Vétérinaires de Nantes et de Lyon, vêtus d'une combinaison bleue viendront prêter main forte aux vétérinaires du centre de soins, par équipe de trois ou quatre.

Leurs missions :

➝ Recueillir les commémoratifs des éleveurs sur le stand…

➝ Assister les vétérinaires lors de l'auscultation des bêtes et les soins…

➝ Réaliser les tests de la traite…

➝ Echanger avec le grand public : formation, futurs métiers…


La nuit, la mission des étudiants prend une tout autre dimension. La responsabilité d'alerter les vétérinaires et de demander leur intervention leur incombe entièrement. Une belle opportunité de tester leur capacité d'écoute, d'analyse et de réactivité.

➜ Des échanges passionnés avec le grand public !
`
Les différentes facettes du métier de vétérinaire fascinent petits et grands. Nombreux sont les visiteurs qui viennent sur le stand afin de s'informer sur la profession, la santé animale, la formation…

> Des animations ludiques et pédagogiques pour les juniors !
• Jeu informatique pour sensibiliser les enfants aux bons comportements à adopter avec les chiens…
• Quizz sur les maladies émergentes et réémergentes…
• Accueil des « fermes ouvertes » pour présenter les fabuleux champs d'action du métier de vétérinaire aux enfants…
• Distributions de leaflets, de ballons, de crayons, de cartes postales…

> Une plate-forme de rencontre unique !
Sur le stand, des vétérinaires de toutes les branches sont présents pour expliquer la diversité de la profession. Fédérées par l'Ordre National, les principales organisations professionnelles se sont mobilisées pour être sur le stand de la profession, et représenter toutes les facettes du métier : Vétérinaires ruraux - Vétérinaires citadins - Vétérinaires de l'armée - Vétérinaires sapeurs pompiers - Vétérinaires enseignants chercheurs des écoles nationales - Vétérinaires inspecteurs de la santé publique - Association Vétérinaire Equine Française - Association Nationale des Sociétés Vétérinaires d'Achat et de Distribution de médicaments - Vétérinaires passionnés d'environnement, de faune sauvage et de biodiversité, etc.

> Animaux de compagnie : bien s'informer pour les protéger et se protéger !
Identification, vaccination antirabique, passeport européen, règles d'or pour bien choisir son compagnon, nouvelles réglementations des chiens de 1ère et 2e catégories… Tous les indispensables conseils des praticiens canins sur le stand de la Société Centrale Canine, situé dans le pavillon des animaux de compagnie !


➜ Zoom sur les chiens dans l'Hexagone :

7,8 millions de chiens en France avec en tête les Caniches, Yorkshire Terriers, Bergers Allemands, Epagneuls Bretons ! 24,1% des foyers français possèdent au moins un chien :

Profil des possesseurs de chiens :
• Maison particulière = 81,2% dont avec jardin 78,6%
• Localisation rurale (moins de 2.000 habitants) = 37,8%
• Présence d'un adulte au foyer = oui pour 61%
• Taille du foyer (avec 3 personnes et +) = 48,6%
• Nombre d'enfants (1 et +) = 35,4%

Catégories d'agglomération :
• Ruraux = 38%
• 2 000 à 20 000 hab. = 19%
• 20 000 à 100 000 hab. = 12%
• Supérieure à 100 000 hab. = 23%
• Agglomération parisienne = 8,6%

Répartition de la population canine par région (en % des possesseurs de chiens) :
• Paris : 11,5%
• Agglomération parisienne Est = 8%
• Agglomération parisienne Ouest = 11%
• Nord = 8%
• Est = 7,3%
• Ouest : 16,5%
• Sud-Ouest = 13,4%
• Sud-Est = 12,3%
• Méditerranée = 12%

Source : Enquête de la Facco et TNS Sofres sur l'année 2008


➜➜ Vétérinaires : de précieuses sentinelles pour préserver la santé animale et humaine !

Le point de vue de Jeanne BRUGERE-PICOUX, professeur en pathologie médicale du bétail et des animaux de basse-cour à l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort, membre de l'Académie nationale de Médecine et de l'Académie Vétérinaire de France, sur le rôle majeur des vétérinaires dans les crises sanitaires : du diagnostic précoce à la gestion de l'angoisse collective… + photo

Pourquoi l'émergence et la résurgence de maladies
La majorité des maladies émergentes et résurgentes survenues en France ces dernières décennies sont des zoonoses, des maladies communes à l'Homme et l'animal, à l'origine de crises sanitaires pour certaines très graves.

L'essor du commerce international des animaux domestiques et sauvages, l'introduction accidentelle ou volontaire d'espèces animales dans de nouvelles zones géographiques ainsi que l'engouement récent pour de nombreuses espèces exotiques favorisent l'émergence ou la résurgence de ces zoonoses.


En France, de nouvelles maladies sont apparues par l'intermédiaire :
• de vecteurs (Fièvre Catarrhale Ovine ou FCO…),
• de produits alimentaires destinés à l'Homme ou aux animaux (Encéphalopathie Spongiforme Bovine ou ESB…),
• d'animaux porteurs asymptomatiques ou infectés (virus H5N1 de la peste aviaire…).

De nouvelles maladies exotiques pourraient apparaître sur le continent européen épargné jusque-là en raison de l'accélération de la globalisation du commerce et du réchauffement climatique.


Les vétérinaires toujours au premier rang de la gestion des crises sanitaires

H5N1, H1N1, FCO, ESB, fièvre aphteuse… A chaque crise sanitaire, les vétérinaires, à la fois spécialistes en santé animale et polytechniciens dans le domaine de l'élevage, ont prouvé qu'ils étaient les meilleurs experts pour analyser avec discernement la situation, établir un diagnostic juste, gérer l'urgence et mettre en place des actions de prévention.

De la fourche à la fourchette, les vétérinaires interviennent à tous les stades de la sécurité sanitaire et alimentaire : du contact de l'Homme avec l'animal jusqu'à son assiette où il garantit la qualité sanitaire des produits d'origine animale !

Voici quelques exemples notoires de leurs expertises et interventions lors d'importantes crises sanitaires :

Que ce soit dans le cas du virus influenza A aviaire hautement pathogène de sous-type H5N1 (VIAHPH5N1), du virus influenza à H1N1 ou de l'ESB ( maladie de la vache folle), les vétérinaires, par leur expertise, ont toujours su alerter rapidement les pouvoirs publics, resituer à son juste niveau le risque pour l'homme en dépit des annonces alarmistes et évaluer à sa juste mesure l'implication de l'animal dans ces zoonoses, tout en s'appliquant à sauvegarder l'économie de l'élevage en France, intimement dépendante de ces crises à la fois sanitaires et médiatiques.

Ils sont intervenus efficacement ces dernières années dans deux crises sanitaires majeures qu'ont été celles de la Fièvre aphteuse en 2001 et de la FCO en 2008 .Ces deux maladies non transmissibles à l'Homme mais économiquement désastreuses pour les élevages ont été enrayées grâce à leur implication sur le terrain et leur réactivité exemplaire.

L'épisode de la Fièvre Aphteuse en 2001 a révélé toute l'importance de maintenir et d'aider le fin maillage du réseau sanitaire en France.

Sous le couvert d'un mandat sanitaire, les vétérinaires peuvent intervenir en urgence pour "étouffer dans l'œuf" toute maladie diagnostiquée chez un animal ou dans un troupeau et ainsi éviter sa propagation à d'autres cheptels mais aussi dans certains cas à l'Homme.

C'est pour cette raison impérieuse de santé publique qu'il importe de favoriser la présence vétérinaire sur tout le territoire français et de maintenir le réseau sanitaire vétérinaire qui a su faire ses preuves à plusieurs reprises mais qui menace de s'effilocher, voire de disparaître, par manque de vétérinaires dans certaines zones rurales.

Consciente de l'insuffisance des moyens de lutte mis en place pour faire face aux risques d'importation et d'implantation en Europe de maladies infectieuses exotiques, l'Académie nationale de Médecine a recommandé le 24 novembre 2009 le renforcement de la collaboration entre les médecines humaine et vétérinaire.

La France n'est pas à l'abri de nouvelles crises sanitaires, comme le montre actuellement le problème de la Fièvre Q aux Pays-Bas, entraînant l'abattage des petits ruminants, brebis et chèvres gestantes afin de limiter les risques de contamination de la population humaine hollandaise.

L'émergence et la réémergence des maladies à l'interface des écosystèmes entre l'Homme et l'animal justifient la proclamation, par des organisations internationales de santé, de l'unicité des maladies animales et humaines synthétisée par le concept « Un Monde - Une Seule Santé ».


➜ Le point de vue du Dr Bernard VALLAT, Directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)

> Questions de barrière d'espèces

La notion de barrière d'espèces est primordiale pour bien comprendre le phénomène des maladies émergentes et réemergentes.

Hôtes d'une espèce animale ou de l'Homme sous forme de virus, bactéries ou de parasites, les pathogènes sont à l'origine des maladies. La barrière d'espèces représente la capacité d'une espèce donnée ou de l'Homme à développer des défenses empêchant les pathogènes issus d'une autre espèce de s'installer et ainsi à les rejeter.

Aujourd'hui, on dénombre chez l'Homme environ 400 maladies dans le monde.

• 60% d'entre elles sont d'origine animale.
C'est dire si la notion de barrière d'espèces peut être floue.

• Côté maladies émergentes, elles apparaissent au rythme d'environ une par an, 75% des nouvelles maladies humaines sont d'origine animale.

• 80% des pathogènes susceptibles d'usage bioterroriste sont également d'origine animale.


Dans certains cas, la notion de barrière d'espèce est efficace. Cela a été notamment le cas lors de la grippe aviaire. En 2003, on a vu apparaître une nouvelle souche virale H5N1 qui a contaminé et tué des millions de volailles via un contact initial avec des oiseaux sauvages, qui, pour leur part, hébergent le virus sans trop en souffrir. Vis-à-vis des humains, la barrière d'espèce a été très efficace. Seules 282 personnes en sont mortes dans le monde, ce qui est peu par rapport aux millions de contacts infectants qui ont lieu entre l'Homme ou des oiseaux infectés.

En revanche, les pathogènes prennent parfois le dessus, comme pour le charbon bactérien qui affecte les mammifères. Lorsque cette bactérie entre en contact avec l'Homme, il est difficile de lutter, la barrière d'espèce ne fonctionnant pas.

> L'importance de préserver un fin maillage territorial sanitaire

Les maladies émergentes sont par définition des nouvelles pathologies dont on ne connaît pas bien le comportement.

L'alerte est donc une étape clé afin de ne pas laisser la maladie se disséminer et de réussir à bloquer le pathogène, là où il est apparu. On parle de détection précoce et de réaction rapide.

La première sentinelle est l'éleveur, d'où la nécessité qu'il ait une bonne formation par les Groupements de Défense Sanitaire (GDS) par exemple...

Dans la logique des événements, l'éleveur fait appel aux services de son vétérinaire le plus proche ou d'un vétérinaire de garde, qui doit avoir les moyens humains et techniques d'intervenir au plus vite. Cela suppose qu'il y ait un fin maillage sanitaire dans tout le territoire afin de mener des actions essentielles pour détecter et combattre les maladies émergentes et réémergentes.

Par sa formation unique, le vétérinaire dispose de toutes les compétences nécessaires pour faire l'analyse de la situation et alerter les puissances publiques si le cas est préoccupant. Il doit avoir bien sûr à sa disposition un réseau de laboratoires capables de répondre vite aux demandes d'analyse et d'expertise. La coopération avec les services de santé publique est indispensable à tous les niveaux pour les zoonoses.

Avec la globalisation du commerce et des mouvements de personnes, le réchauffement climatique, etc, il est plus que jamais primordial de se préparer à affronter de nouvelles maladies en formant les éleveurs et en mobilisant les vétérinaires. En outre, il appartient au gouvernement de donner aux vétérinaires des incitations afin de préserver le maillage sanitaire. Certaines zones françaises sont déjà confrontées au manque de vétérinaires à la campagne.


> Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)

L'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) est une organisation intergouvernementale regroupant 175 Pays et Territoires Membres qui lui ont donné pour mandat d'améliorer la santé animale dans le monde. A ce titre, l'OIE est chargée de garantir la transparence de la situation des maladies animales dans le monde, y compris celles transmissibles à l'Homme ainsi que la sécurité sanitaire du commerce mondial des animaux et de leurs produits. L'OIE est également chargée de promouvoir le bien-être animal et de protéger les consommateurs en publiant les normes internationales qui relèvent de son mandat.
Ces missions s'appuient principalement sur les Services Vétérinaires de chaque Membre. L'OIE promeut en permanence la qualité de leur gouvernance et appelle à la solidarité internationale pour aider ceux d'entre eux qui en expriment le besoin.

➜➜ Chiffres clés de la profession vétérinaire

Quel chemin parcouru par la profession vétérinaire qui fêtera en 2011 les 250 ans de la création en 1761 de la 1ère école vétérinaire à Lyon !

La profession vétérinaire a beaucoup évolué afin de s'adapter aux mutations économiques et sociétales de la France. Elle a notamment connu un formidable essor ces 4 dernières décennies.

De 4 323 vétérinaires en 1974, on est passé à 15729 vétérinaires inscrits à l'Ordre des Vétérinaires (hors les quelques 2200 salariés du secteur public : enseignants, inspecteurs, militaires, etc) au 1er décembre 2009.

> Une profession à multiples facettes pour répondre aux nouvelles attentes sociétales

Protéger et soigner les animaux… Sécuriser les prescriptions de médicaments… Garantir la santé publique et la sécurité sanitaire des aliments… Préserver la faune et l'environnement… Développer la recherche et la formation… représentent aujourd'hui les grands domaines d'intervention de la profession.


> La canine toujours en plein essor à la différence de l'activité mixte/rurale !

En 16 ans, l'activité canine a plus que doublé. Ses effectifs ont été multipliés par plus de 2,85. L'attirance pour la vie citadine, le succès des animaux de compagnie, la féminisation de la profession expliquent en partie cette forte évolution.

Cet essor s'est réalisé alors que l'activité mixte/rurale a perdu ¼ de ses effectifs. Aujourd'hui, la rurale « pure » a quasiment disparu. Les vétérinaires qui s'occupent des animaux de rente ont également une activité destinée aux animaux de compagnie. Ils s'associent de plus en plus afin de mieux organiser le travail sur le terrain et les gardes. Il est primordial d'encourager l'activité mixte dans les campagnes afin de préserver l'indispensable maillage territorial sanitaire.

Cette L'équine représente une autre façon de diversifier ses activités à la campagne. activité a connu une belle croissance en raison de l'attrait du grand public pour les chevaux de loisir. Leurs effectifs ont été multipliés par 4 entre 1992 et 2008.


> De plus en plus de femmes vétérinaires !

La profession vétérinaire continue de se féminiser en raison de l'attrait des femmes pour les métiers de soins. 38% des vétérinaires inscrits à l'Ordre des Vétérinaires sont des femmes. Ce phénomène va encore s'accentuer en raison de la forte proportion d'étudiantes dans les 4 Ecoles Nationales Vétérinaires : 70% à 80% !

Service de Presse : Agence Cathy BURG • Tél : 01 46 03 55 01 • E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Communiqué envoyé le 11.02.2010 10:33:39 via le site Categorynet.com dans la rubrique Agriculture

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Posted: 2010-02-11 10:33:45

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